09232017Headline:

Le Magnific /Le chef de la Morigang:voici “Pourquoi je veux partir”

Le Magnifique-commandant Moriba

Le chef de la Morigang, Le Magnific a des envies d’ailleurs. L’humoriste qui connaît un succès dans sa carrière, veut poursuivre son aventure en Europe. Dans cette causerie, commandant Moriba évoque son prochain One-man-show en mars prochain au Palais de la culture. Ainsi que de son futur projet avec l’équipe de Gondwana.

  • Que devient la Morigang ?

– La Morigang se porte bien. On travaille, on était dans le bois sacré. Soyez à l’écoute, la Morigang arrive bientôt.

  • Qu’est-ce qui occupe en ce moment le chef de la Morigang ?

– Je viens juste de sortir un nouveau single, en featuring avec Tonton Zela. Cette œuvre s’intitule, “clash musical”. Au delà du rire, à travers ce single, nous lançons un message aux uns et aux autres à faire vacciner leurs enfants contre la Polio.

  • De simple virgile il y a quelques années, te voilà au rang des meilleurs humoristes de l’Afrique francophone. Comment perçois-tu cela ?

– C’est l’œuvre de Dieu. Quand tu veux et que tu aimes quelque chose, tu peux toujours l’obtenir par la volonté du Seigneur. Ça a été un parcours de combattant, une somme de sueurs et de frustrations.

  • Frustrations ?

– Oui, des frustrations, parce que j’ai vu et vécu beaucoup de choses. Il arrive parfois que tu arrives quelque part, on ne te calcule même pas, tu finis par te poser les questions du genre, «Moi je fais quoi ici même».

  • Quel était ton rêve de jeune garçon quand tu étais sur les bancs à l’école ?

– Mon rêve d’enfant, c’était devenir un jour diplomate. Je n’ai pas atteint cet objectif. J’ai failli être un footballeur, malheureusement je n’ai pas été soutenu, les blessures aussi ne m’ont pas lachées.

  • Tu nous confiais que tu as un pincement au cœur ?

– Oui, j’ai un pincement surtout au niveau du foot, dans lequel j’étais vraiment engagé. J’ai joué avec les jeunes du Stade d’Abidjan à l’époque. Même pour emprunter le bus, pour aller à l’entrainement,

c’était compliqué. J’étais livré à moi- même.

  • Tu as été footballeur, virgile, humoriste puis chanteur. Pourrait-on à l’avenir te retrouver dans d’autres domaines tels que le 7ème art ?

– Pourquoi pas ? D’humoriste,  je pense que je peux  jouer le rôle d’acteur dans un film. Je suis déjà dans la chose avec 3 films. “La part de l’homme”, “Un homme pour 2 sœurs”, et “Les sœurs ennemies”.

  • Tu es toujours resté scotché à ta famille, avec qui tu vis au quartier de Marcory-Champroux ?

– Il ne faut pas partir pour partir. Je ne suis pas en concurrence avec quelqu’un. Je suis bien là ou je suis jusque-là. Je suis toujours avec les mêmes amis du “Gbèlèdrome” (buvette où est vendue la boisson traditionnelle : ndrl), les potes du club de Maracana. Je ne me prends pas la tête.

  • Tu évoques beaucoup ta grand-mère quand tu parles de toi ?

– Oui, tout à fait. Je n’ai pas beaucoup vécu avec ma mère, c’est ma grande mère qui a assuré mon éducation au village, depuis l’âge de 3 ans. C’est quelqu’un qui a beaucoup influencé ma vie. Malheureusement, elle est décédée il y a 4 ans de cela. C’était une grande comédienne à l’époque au village.

  • Ok. On a entendu dire que tu as été attaqué après le spectacle Bonjour 2016 au Palais de la

culture ?

– Je ne sais pas d’où ça sort ces histoires. J’ai moi même découvert cela sur Facebook. Il n’en est rien. Ce sont des rumeurs.

  • Qu’en est il exactement ?

– Ce sont des gens qui ont voulu interpréter autrement mon sketch à Bonjour 2016 et chercher à faire le buzz sur les réseaux sociaux et les médias. Il y a quelques années les mêmes colporteurs de rumeurs ont dit que j’ai été arrêté, bastonné par des FRCI. Voyez-vous je suis habitué.

  • Est-ce qu’il arrive que tes sketches t’apportent des ennuis ?

– Non, du moment où je parle des choses relatives à l’actualité pour déstresser, les gens ont toujours apprécié.

  • A force de faire rire les gens, est- ce qu’on te prend au sérieux quand tu te retrouves devant une situation serieuse ?

– (Il sourit) J’avoue que c’est difficile, par exemple tu es au volant de ta voiture et tu te perds quelque part. Une fois que tu demandes un renseignement à quelqu’un, il se met à rire. Même quand tu dragues une fille elle croit que tu es en train de plaisanter.

  • Qu’est-ce qui manque actuellement à ta carrière ?

– Ce qui manque, franchement, c’est l’international. C’est vrai que je fais pas mal de tournées du côté de l’Europe. Mais mon objectif actuellement, c’est de pouvoir m’installer en Europe. Je veux partir. Ecoutez, tu ne peux pas aller faire 2 semaines ou un mois en Europe et prétendre intégrer un comédie club, ce n’est pas possible. Il faut plutôt chercher à t’y installer.

  • Quand est-ce que tu comptes quitter la Côte d’Ivoire ?

– Ce n’est pas une blague,c’est une idée que je nourris depuis. Je tiens à devenir un humoriste de renommée internationale. Pour cela, il faut viser haut, aller s’installer chez les Blancs, c’est un choix. On ne part pas tout d’un coup,c’est vrai. Si Magic system a réussi cela, c’est parce qu’ils ont su partir.

  • Tu étais au tout début sur le projet Gondwana avec Mamane, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

– Au début j’avais été approché par Mamane, mais compte tenu de mon programme, mes tournées, je n’ai pas pu y aller. J’étais en activité, mais ce n’est pas quelque chose de clos.

  • Il y a entre autre “Le parlement du rire” ?

– Oui, justement, on en a parlé Mamane et moi. Les prochains enregistrements, je serai certainement sur le coup.

  • Tu avais annoncé la tenue de ton 1er festival, Le Festival Magnific du rire, on n’a rien vu.

– C’est vrai c’était un projet que j’avais voulu lancer en 2015.  L’année dernière, j’ai énormément tourné, j’étais plus à l’extérieur qu’ici. Ce qui fait que mon équipe et moi, on n’a pas vraiment eu le temps de bosser sur le projet.

  • En mars 2016, tu seras au Palais de la culture pour ton 3ème One- man-show ?

– Tout à fait nous sommes en train de nous préparer en ce moment pour réussir cet événement parce que le public, les fans en demandent.

  • Tu t’affiches beaucoup avec Max Gradel, qu’est-ce qui vous lie tant ?

– Gradel, c’est un ami. On a fait connaissance lors d’un de mes spectacles à Paris depuis 2011. Il m’a approché et m’a confié qu’il aimait beaucoup ce que je faisais. Il m’a invité chez lui. Lui également, quand il est à Abidjan, il passe me voir au quartier à Marcory. On a de très bons rapports aujourd’hui. C’est un garcon hyper sympa. C’est quelqu’un qui aime énormément la musique et l’humour.

  • En dehors de la scène, qu’est-ce qui occupe le plus ton temps ?

– C’est le sport, notamment le foot. Je ne rate pas les matchs de la champion’s league.

  • Le mariage, tu y penses ?

– Tout le monde y songe, c’est quelque chose de sacré, avoir des enfants et fonder une famille.

  • Déja engagé ?

– Un peu quand même, on est dessus. (Rire).

  • Ah bon, avec qui, la mère de ta fille Chelsea, la fille du ministre ?

– (Il sourit), Non je n’aime pas trop parler de questions d’intimité familiale quand je parle de moi, je me méfie. Il y a des gens, quand ils ne peuvent pas t’atteindre par le travail, ils vont t’avoir par la famille.

Par Inzah D.

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