10172017Headline:

Les bars climatisés d’Abidjan et la face cachée de ces lieux de plaisir…

amour prof-eleves

Bars climatisés par-ci, bars climatisés par -là. Ils ont pignon sur rue à Abidjan. Dans notre présentation de ce phénomène qui se développe à grande échelle, nous parlerons de généralités qui dévoilent cependant la face cachée de ces lieux de plaisir.

naguère simples lieux de détente où amis, camarades et connaissances se retrouvaient autour d’un pot pour deviser gaiement, pour passer le temps, les bars climatisés ont été progressivement détournés de leur objectif initial par les «entrepreneurs de la nuit» avides de gains substantiels. aujourd’hui, ils sont devenus des espaces où l’alcool et le sexe – les deux principaux produits de consommation – sont célébrés. propriétaires, travailleuses faisant commerce de leur chair contre numéraires,clients, tout le monde y trouve son compte. Ces établissements qui foisonnent dans toutes les communes du district d’abidjan (cocody, marcory,adjamé, port bouët, Yopougon, treichville, etc.) et fonctionnent, de jour comme de nuit, selon un système de rotation bien huilé sont à classer en deux catégories : les bars à putes ou bap et les bars climatisés classiques ou bcc.

LES BARS A PUTES OU BAR

Ici, on trouve les pures et dures. ce sont les professionnelles du sexe qui «gèrent » à tout vent.officiellement connues comme des serveuses, ces filles servent au propre  comme au figuré contre de l’argent. elles disposent d’un arsenal de techniques pour attirer, traquer, faire craquer. La phase de séduction Le postérieur souvent proéminent, les travailleuses des bap déambulent en mini- jupes, strings, ras de fesses et décolletés à couper le souffle. Les plus audacieuses,c’est-à-dire celles qui ont fait le deuil du scrupule, servent de la boisson carrément en slip et soutien-gorge, laissant ainsi le soin aux clients de contempler de très près le corps, arme de séduction.

il y a aussi des filles qui dansent nues sur des poutres en s’écartant le plus largement possible pour donner la possibilité aux hommes qui raffolent de cette séquence de glisser quelques billets de banque dans leur partie intime. d’autres travailleuses,prises de folie passagère,s’asseyent, dans leur plus simple appareil, sur des bouteilles de coca cola.pour le bonheur de nombreux pervers dont les yeux brillent à la vue de la bouteille qui pénètre celle qui s’offre. tant pis pour ceux qui – ils ne sont pas légion malheureusement – ne peuvent supporter ce spectacle dégradant l’image de la femme offert par des femmes.

Le décor étant planté, il faut passer à autre chose, aux  choses sérieuses. parce que, disent-elles, «quand le sang boue, le bout doit sentir». maintenant que tout le monde est dans le «contexte», les filles fondent sur leur proie. Qu’importe si la victime est consentante ou pas. elles lancent l’assaut à peine installées près du client. et c’est une main baladeuse qui se pose sur la partie génitale de l’homme. si celui-ci ne réagit pas négativement parce qu’étourdi par le désir, sa braguette est descendue pour mieux «chauffer le moteur». il peut s’en suivre une fellation si la fille ne s’assoit pas de façon alternative sur le membre viril pour le frotter rageusement contre ses fesses. Dans des bars à putes où la consommation se fait en direct, c’est parti pour quelques minutes de plaisir. s’il existe un box – souvent exigu – le client est entraîné là-bas afin que soit satisfaite sa libido. pas question de trop durer car la fille doit chercher d’autres «proies». si le client veut plus de temps, il doit alors délier davantage la bourse.Les tarifs généralement communiqués par les «prestataires de service» peuvent être revus à la baisse.

LES BARS CLIMATISES CLASSIQUES OU BCC.

dans les bars climatisés classiques appelés bcc, la politique du camouflage est de rigueur car il ne faut éveiller aucun soupçon. tout pourtant se sait et se fait. agir avec élégance,telle est la règle non écrite.pas de musique assourdissante.La fille travaillant dans un bcc met un point d’honneur à soigner sa tenue vestimentaire et son langage.elle n’agresse pas,elle suggère. Les travailleuses sont à ranger dans les catégories suivantes : la silencieuse, la pigiste, la luxueuse.

            LA SILENCIEUSE

c’est la fille qui travaille à plein temps. après avoir servi un client, elle attend le plus souvent d’être invitée à tenir compagnie. si l’on veut «gérer» avec elle, le  marchandage se fait discrètement. L’affaire conclue,les «tourtereaux» quittent l’espace ouvert à tous pour un autre endroit appelé «privé», coin parfois aménagé avec soin (fauteuils confortables, poste téléviseur diffusant des films X).Là, loin des regards indiscrets,ils prennent leurs pieds au profit bien sûr de la péripatéticienne. Qui peut,dans certains cas, différer le plaisir en proposant au client de faire «ça» à l’hôtel de sa convenance ou chez l’homme. Le tarif de la passe est fixé à la tête du client.

            LA PIGISTE

La pigiste d’un bar climaltisé classique, c’est la collégienne, la lycéenne ou encore l’étudiante venue se débrouiller pour arrondir ses fins de mois, du fait de l’absence d’une assistance financière parentale conséquente. n’étant pas une carriériste, elle arrête tout une fois l’obstacle financier levé.c’est aussi, la fille qui vend son charme en vue de constituer un fonds pouvant lui permettre dans se lancer dans le petit commerce avec en ligne de mire l’indépendance financière ou encore celle qui ambitionne d’aller à bako, l’autre côté de l’atlantique, pour une vie meilleure, dit-elle. La liste des filles ou femmes officiant dans les bars climatisés classiques ne s’arrête pas là. Malheureusement.celle que nous convenons ici de désigner sous le vocable de «luxueuse» est la fille ou femme dont la mise vestimentaire est soignée. elle est parfois véhiculée.elle ne travaille pas dans le bar climatisé classique mais vient là pour rencontrer des clients.

La luxueuse réside dans des quartiers ou sousquartiers comme le plateau,la riviera, deux plateaux,angré, plateau dokoui,Zone 4, biétry.en règle générale, elle a de quoi s’offrir à boire. stratégiquement,elle consomme une boisson qui coûte cher : jack daniels, bailes, Gin Gordon par exemple. histoire de dire à celui qui serait tenté de la draguer qu’il va «saigner» (dépenser beaucoup d’argent) avant de parvenir à ses fins. celui qui s’intéresse donc à elle sait à l’avance à quoi s’en tenir s’il lui venait à l’idée d’avoir une aventure avec elle ce jour-là. si elle est effectivement approchée, ses conditions sont simples : tarif élevé (50 à 100.000fcfa la passe) et départ chez elle, généralement un studio haut standing,où elle prend toutes ses aises.

La «luxueuse», c’est également la cliente du bcc qui présente parfois les mêmes caractéristiques que celles décrites plus haut mais qui,à la différence de l’autre, a comme cible principale l’homme à la peau blanche ou celle s’apparentant à elle. vicieuse à souhait,elle use de toute son expérience, de tous les stratagèmes pour le séduire. certes, elle va gagner de l’argent avec lui en cas de besoin, mais son objectif majeur est surtout de faire de lui plus tard «son blanc». Qui, dans son entendement,est le conjoint idéal parce qu’il n’a ni petit frère, petite soeur, neveu ou cousin à la maison. avec lui,elle est presque totalement assurée de ne pas avoir à gérer des palabres avec une belle-mère acariâtre empêchant le couple de vivre sa vie.avec la «luxueuse» de ce type,c’est la famille nucléaire ou rien.

Il y a enfin une catégorie assez particulière et étonnante de cliente du bcc : la déçue du couple.manquant d’affection dans son foyer et ne pouvant plus avoir de relations sexuelles assidues avec son homme qui lui a tourné le dos, «la déçue du couple » trouve refuge dans le bar climatisé classique où elle n’est guère regardante sur la question du lucre. en quête incessante de sensations fortes pour satisfaire sa libido, elle devient une proie facile aux mains des hommes qui la manipulent à leur guise.La sensation de bonheur que la «déçue du couple»éprouve- qui n’est en réalité qu’un leurre- lui fait courir  un danger réel du fait de la multiplicité des partenaires occasionnels qui n’ont peu ou prou besoin de la chérir.Les bars climatisés, un mal nécessaire ? a chacun de se faire une opinion sur cette question cruciale de société.

225news

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