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Les jours ne sont pas très roses pour le reggae man ivoirien/Les biens de Tiken Jah Fakoly menacés d’être saisis?

Les jours ne sont pas très roses pour le reggae man ivoirien, Tiken Jah Fakoly. L’artiste fait face à une demande de dédommagement de 10 millions de FCFA de la part des promoteurs du Festival international de musique de Bamako (Fimba). Faute de quoi, il fera l’objet de saisie de biens. Les organisateurs du festival accusent Tiken Jah Fakoly de non-respect de clauses d’un contrat de prestation. Ce que le rasta ivoirien conteste.

Pour semble-t-il un contrat non exécuté, des organisateurs de spectacle veulent ‘‘tomber sur Tiken Jah pour prendre son argent’’, selon l’artiste. L’histoire remonte à 2004, Tiken Jah avait été contacté par des promoteurs d’un festival. L’artiste donne son accord de participation, histoire d’apporter sa contribution à la réussite de ce festival dénommé FIMBA (Festival International de Musique de Bamako) qui était à sa première édition.

Toutefois, Tiken Jah a exprimé une exigence. Celle de mettre à sa disposition une sono de qualité. Selon l’artiste, les organisateurs lui avaient fait la promesse de se plier à cela. Malheureusement, cela n’a pas été fait et l’auteur de ‘‘Ouvrez les frontières’’, comme on pouvait s’y attendre, indique aux organisateurs qu’il ne se produirait pas sans cela. Mais plus tard, l’artiste fait volte-face et décide de jouer. Il le signifie aux organisateurs. Ceux-ci devaient donc à l’heure convenue venir chercher les musiciens de Tiken Jah Fakoly. Cela n’a pas été fait. La star du reggae se déplace à ses frais avec ses musiciens. A l’entrée du stade où a lieu le spectacle, Tiken Jah et ses musiciens sont interdits d’accès.

L’affaire fait grand bruit et arrive aux oreilles du Président de la République du Mali d’alors, Amadou Toumani Touré. Celui-ci a fait régler cette affaire à l’amiable. Mais cela n’a pas été du goût des plaignants qui ont politisé l’affaire, arguant qu’ATT a soutenu un étranger (sic) au détriment des Maliens.

Douze ans après, un nouveau gouvernement est en place, le nouveau ministre des transports, Baber Gano par devant, avocat des promoteurs du Festival International de Musique de Bamako, dans l’affaire qui les oppose à Moussa Doumbia, appelé Tiken Jah Fakoly, a rouvert le dossier. Il remet l’affaire sur la table.

En 2004, lors d’une conférence de presse, Me Baber Gano aurait signifié qu’il n’acceptait pas qu’ATT intervienne en faveur d’un étranger. Mieux, il relancera cette affaire lorsque le Président Amadou Toumani Touré ne sera plus au pouvoir au Mali. La menace vient d’être mise en exécution. Un service d’huissier est venu signifier à l’artiste ivoirien de payer l’équivalent de 10 millions FCFA, douze ans après. Cela avant ce lundi 18 Septembre 2017. Faute de quoi, il fera l’objet de saisie de bien.

Tiken Jah Fakoly qui nie avoir commis la faute dans cette affaire est ainsi menacé de se voir condamné à dédommager les promoteurs du FIMBA…

Aussi, à travers une vidéo, le chanteur ivoirien qui vit au Mali depuis quelques années, prend tout le peuple à témoin et déclare qu’il ne payera rien dans ce qu’il qualifie de vol, d’escroquerie et d’injustice.

Mémé Sanogo

Source: L’Aube (Mali)

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