10302020Headline:

Magnific parle de Son histoire avec la fille du Ministre

 

Le Magnifique-commandant Moriba

Après près de quatre mois passés hors de la Côte d’Ivoire pour des raisons professionnelles, Le Magnific est de retour. Très sollicité par les médias, nous avons pu nous entretenir avec lui entre deux émissions.

Cela fait près de quatre mois que tu étais absent du pays. Peut-on savoir où tu étais et ce que tu faisais hors du pays?

Mon absence du pays se justifie par des raisons professionnelles. Mes activités m’ont donc conduit en Allemagne où j’ai fait un spectacle à Hambourg, en France, dans plusieurs villes où j’ai également fait des spectacles, en Angleterre notamment à Manchester, à Bermigham et à Londres.

Généralement on dit que quand les artistes vont en Europe, c’est pour jouer dans de petites salles. Ça a été ton cas?

Non, je pourrai dire que j’ai eu la chance puisque la plus petite salle dans laquelle j’ai joué comptait près de 600 places, c’était lors de la nuit du Zouglou. Sinon dans les autres villes, je jouais dans de grandes salles. J’ai même joué dans deux salles de théâtre à Paris et vous savez que les théâtres, ce ne sont pas de petites salles.

As-tu fait la rencontre de comédiens en Europe ?

Oui, j’ai rencontré certains et il y a des choses qui sont en train de se ficeler sur lesquelles je ne veux pas me prononcer maintenant. J’ai eu la chance de rencontrer Patson, Claudia Tagbo, Dieudonné, et plusieurs autres comédiens qui ne sont pas encore connus du public ivoirien.

Et ces grands noms de la comédie te connaissaient déjà?

J’étais connu de certains et méconnu des autres qui me connaissent désormais. C’est ce qui fait le charme des rencontres. J’ai même acheté des tickets pour aller voir certains comédiens en spectacle qui ne me connaissent pas car je voulais entrer en contact avec eux et intégrer ce qu’ils font.

Tu as commencé dans le zouglou, aujourd’hui tu es dans le coupé-décalé et l’humour. Qui es-tu réellement?

Je suis un grand artiste, un artiste avec ”A”, un artiste complet c’est-à-dire que je peux être humoriste, chanteur et en même temps être un maître de cérémonie et faire tous les genres musicaux. Ne soyez donc pas étonné de me voir faire un jour du Reggae ou du Zouk. Car un artiste ne doit pas être limité, il doit être pluridimensionnel. J’apprends à jouer aussi de la guitare.

Tu es aussi dans la production ?

Oui, tout à fait. Je veux essayer même si je sais que ce n’est pas facile. Dans le passé, je donnais des coups de main à des amis mais ce n’était pas de la production en tant que telle. Donc désormais, j’ai décidé de me lancer à fond dans la production.

En Europe, tu as rencontré des footballeurs qui t’aiment bien et qui t’ont bien reçu…

Oui, effectivement, j’ai eu le plaisir de rencontrer des footballeurs africains. Certains à mes spectacles et d’autres sur leur terrain d’entraînement. Cela m’a beaucoup encouragé et m’a donné le moral. Ça fait toujours plaisir de les avoir et de les voir.

Généralement, quand vous rencontrez les footballeurs, tout de suite les gens pensent aux billets de banque qu’ils ont dû vous donner…

Par exemple, Arouna Koné qui est un ami, la dernière fois, lors de mon spectacle à Londres qui est à 10 km de sa ville Everton, tenait à assister à mon spectacle mais il n’a pu être là à la dernière minute. C’est ainsi qu’il m’a demandé de passer le voir à son entraînement. À mon arrivée, il m’a fait la surprise de m’attendre avec Samuel Eto’o qui, je ne le savais pas, est aussi un de mes fans. Donc tous deux m’attendaient ce jour-là après l’entraînement. Eto’o m’a confié qu’il me suit depuis longtemps. On a beaucoup échangé et discuté. Il m’a même déposé à la maison et depuis beaucoup pensent qu’il m’a donné des millions. Moi, ce n’est pas dans mes habitudes de demander l’argent aux gens. Je ne lui ai rien demandé. Aujourd’hui, nous sommes régulièrement en communication. C’est ce genre de relations que je veux garder avec lui. Mais qui sait peut-être qu’un jour je pourrai le solliciter pour le parrainage d’un de mes spectacles.

Mais il a dû te glisser quelques euros tout de même ?

Tout le monde sait qu’il est généreux et gentil mais ce jour-là il était à l’entraînement et en plus on venait de se connaître. Donc il n’y avait pas de problème d’argent entre nous. On a parlé seulement carrière et boulot. Sinon, pour dire vrai, il ne m’a pas donné d’argent. Il m’a par contre prodigué des conseils.

Quel est ton regard sur l’humour en Côte d’Ivoire?

Je pense très sincèrement que l’humour ivoirien avance parce que dans le passé, il était beaucoup local mais maintenant il s’exporte. Ramatoulaye était récemment aux Etats-Unis, moi en Angleterre et en Allemagne, Agalawal a bougé et Joël était en Italie. Il y a aussi les doyens comme Adama Dahico qui sont toujours au Gondwana, au Congo et dans la sous-région. Zongo aussi bouge beaucoup. En tout cas depuis quelques années, l’humour ivoirien bouge. Et chaque humoriste a son style, sa façon de faire rire le public. L’humour ivoirien se porte donc très bien et c’est pourquoi il s’exporte aussi facilement.

On remarque que cette nouvelle génération d’humoristes est venue détrôner les anciens comme Manan Kampess, Digbeu Cravate, Zoumana et autres…

Non, loin de là. On ne peut même pas détrôner ceux-là, on n’a pas ”cœur” de le faire. Nous essayons d’ailleurs d’emboîter leur pas, eux qui ont ouvert les portes de l’humour en Côte d’Ivoire. Tout en essayant de lui donner notre identité, notre touche particulière bien évidemment avec leurs bénédictions. Sinon, on ne peut pas les concurrencer encore moins les détrôner. Ils sont et restent des exemples et modèles pour nous. Un fait est qu’ils n’ont pas eu la chance qu’on a aujourd’hui.

Pourtant, ces doyens-là vous taxent souvent d’être partisans du moindre effort, d’utiliser les blagues des autres…

Ce sont leurs points de vue et je les respecte. Je pense que le disant, ils nous donnent des idées et des conseils pour nous améliorer. Donc je ne pense pas que ce soient des critiques méchantes et sévères. Et puis, s’ils le disent, c’est que sûrement ils ont dû faire cette remarque. Il nous revient de leur prouver le contraire.

Revenons sur ton one-man show qui est devenu pratiquement un rendez-vous annuel et institutionnalisé…

L’aventure a démarré en 2012 avec mon premier one-man show qui avait pour thème ”Affaire de femmes”. Le second en 2013 avait pour thème ”La Côte d’Ivoire est formidable” et le dernier en 2014 avec le thème ”Le maquis la Yôrô Gang”. Pour la 4ème édition qui aura lieu en 2015, mon équipe et moi sommes à pied d’oeuvre pour sortir un thème. Mais désormais, le one-man show devient un festival. Il sera baptisé donc Festival Magnifique du Rire et de la Chanson (Festimarc).

Parlant de vie privée, peut-on savoir qui partage la vie de Magnific?

Effectivement, j’ai une amie et j’ai trois enfants dont deux garçons et une fille. Généralement, je n’aime pas présenter publiquement ma compagne et mes enfants donc souffrez que je ne vous en dise pas plus. Soyez rassuré, j’ai une vie de foyer.

Quand tu parles de compagne, est-ce de la fille du ministre que tu parles ?

Honnêtement, je ne sais pas de quoi tu me parles, je ne sais vraiment pas de quoi tu parles (il montre une gêne).

Et Rita Cissé, ça ne te dit rien ?

Han! Rita Cissé ? D’accord. Rita Cissé, on travaille ensemble et on est tout le temps ensemble. Rien d’autre.

Il n’y a rien d’autre pourtant tu as un enfant avec elle?

Je ne cache personne. Ne vous inquiétez pas, le moment venu, je viendrai vous présenter celle avec qui je vis.

Quel est ton genre de femmes?

J’aime toutes les femmes.

Il se dit que tu adores beaucoup plus celles qui sont en chair?

J’aime toutes les femmes qu’elles soient minces ou grosses ou en forme. J’adore surtout les femmes qui ont le sens de l’humour quelles que soient leurs formes et leurs tailles.

Philip Kla

Coll Carine Berthé(Stg)

star magazine

Comments

comments

What Next?

Recent Articles