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Reforme du Burida : voici la contribution d’A’salfo

En prévision des réformes imminentes du Bureau ivoirien des droits d’auteur (Burida), A’salfo a remis au ministre de la Culture et de la Francophonie, une réflexion des artistes. C’était le jeudi 6 juin au cabinet dudit ministre.

« Loin de tout conflit, nous venons dans un élan apporter des réflexions pour la bonne marche de notre maison. Nous sollicitons le ministre afin que les fruits de nos réflexions soient pris en compte dans les futures reformes des droits d’auteurs en Côte d’Ivoire », a expliqué Traoré Salif dit A’salfo.

Ces réflexions, selon le leader du groupe Magic System, vise à réadapter les textes qui régissent actuellement le fonctionnement du Burida aux réalités actuelles. Cinq chapitres sont notamment concernés. A savoir, l’encadrement des droits voisins et des droits d’auteurs, la gestion des droits d’exécution publique, les droits digitaux, la loi sur la copie privée et la réorganisation de la mutuelle santé des auteurs, compositeurs et interprètes.

Intervenant à son tour, Maurice Bandama a salué le travail effectué par les artistes qui, à l’en croire vaut son pesant d’or.

« La question des droits d’auteur est une question dynamique qui évolue très vite. C’est le décalage entre cette évolution rapide et la gestion des droits d’auteurs qui créent les problèmes. Dans le fond il n’y a pas de crise. S’il y a crise c’est que c’est une crise d’évolution. C’est pourquoi nous sommes heureux de votre initiative qui concourt à améliorer les choses », s’est réjoui le ministre de la Culture et de la Francophonie.

Puis d’avouer : « Il faut le reconnaître, le droit d’exécution publique est souvent source d’incompréhension et le digital produit des moyens importants qui échappent à la Collecte. Le gouvernement a demandé par ailleurs au Burida de mettre en œuvre la copie privée. Mais avec les turbulences au sein de la maison, la mise en œuvre traine. Voilà pourquoi je souhaite que la mobilisation soit encadrée et constructive comme vous le faites. Il ne faudrait pas que les remous au Burida soit l’arbre qui cache la forêt. »

Cible de critiques parfois acerbes, Maurice Bandaman a également saisi l’occasion pour vider son sac.

« Dire que le ministère de la culture appauvrit les artistes ce n’est pas juste. La preuve, on ne voit plus les photos d’artistes malades dans les médias qui demandent des SOS. Nous avons travaillé pour que tout artiste malade soit pris en charge par le gouvernement. Grâce à la mutuelle santé que nous avons mise en place, les artistes, leurs conjoints et leurs enfants peuvent se faire soigner dans les cliniques à moindre coût. Voilà des choses que nous faisons qui méritent d’être sues », a-t-il fait savoir.

Pour finir, le ministre de la Culture et de la Francophonie a attiré l’attention du Conseil d’administration sur la fin des mandats de ses membres et la nécessité d’organiser dans les délais requis l’Assemblée générale pour le renouvellement des instances dirigeantes.

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