05282017Headline:

Université FHB: Après l’assassinat d’un étudiant en master/Les machettes de retour sur le campus

université de cocody grève

Le gouvernement doit mettre un terme aux violences sur le campus universitaire

Les démons de la violence se sont à nouveau signalés dans les universités ivoiriennes. Les affrontements à l’arme blanche survenus sur le campus de Cocody le jeudi 19 novembre , ayant causé l’assassinat de Konan Wilfred dit Doubye, étudiant en master 1 en Sciences économiques et gestion, signent le retour des machettes sur le campus.

Konan Wilfred a trouvé la mort au cours des affrontements entre des membres de deux syndicats estudiantins. Il s’agit de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) et l’Association générale des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ageeci). Une situation qui laisse croire au retour de la violence sur le campus. Pourtant, tout le monde avait cru que les étudiants avaient tourné le dos à la violence, au lendemain de la crise post-électorale, avec la volonté du premier gouvernement d’Alassane Ouattara, qui, dans vision du ” départ nouveau ”, avait pris la décision de mettre un terme à la violence sur le campus. L’engagement des étudiants d’accompagner le gouvernement à relever le défi a permis la signature d’une charte de non-violence par tous les mouvements estudiantins. Ces derniers avaient pris l’engagement d’être des chantres de la non-violence et de la promotion de la paix sur le campus. Cette charte avait pour objectifs de créer un cadre sécurisé et un climat pacifique dans les universités. La hache de guerre avait été enterrée, du moins momentanément, bien qu’on ait souvent assisté à des mouvements d’humeur relatifs à des revendications. L’on se souvient qu’en 2013, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Cissé Ibrahim Bacongo, avait été séquestré par des étudiants. La récurrence des mouvements d’humeur a favorisé le retour de la violence sur le campus. Du coup, tous les efforts et sacrifices que le gouvernement a fait pour redorer le blason de l’école ivoirienne fortement terni depuis plusieurs décennies, se sont ruinés avec ces derniers événements. « On va à l’école pour apprendre et réussir. On ne va pas à l’école pour faire des revendications et manipuler les armes blanches. C’est dommage que le temple du savoir soit transformé en un pugilat », a dénoncé un cadre de l’administration ivoirienne en colère qui nous a joint hier mardi. Le gouvernement, interpellé, doit prendre des mesures urgentes et énergiques afin de recréer un environnement et un cadre propices à la formation afin que l’administration dispose de cadres bien formés, capables d’assurer la relève.

 

Marcelle AKA

L’INTER

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