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Yabongo Lova Le chanteur Zouglou se confie : Son histoire /Il dormait à la belle étoile sous les tables du marché de Siporex à Yop

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Yabongo Lova  : Il dormait à la belle étoile sous les tables du marché de Siporex à Yop

La vie de Yabongo Lova est loin d’avoir été un fleuve tranquille. Le chanteur Zouglou a dû à un moment de sa vie dormir à la belle étoile sous des tables au marché de Siporex.

Pour atteindre le niveau qu’il a aujourd’hui, Yabongo Lova a dû traverser plusieurs étapes. Notamment la galère. D’ailleurs, comme la plupart des chanteurs Zouglou, Yabongo Lova a aussi connu la galère, la misère et plusieurs autres frustrations.

Son histoire peut souvent donner froid dans le dos. Le chanteur venu de Daloa a connu plusieurs moments de disette. Mais déterminé à atteindre son but, il a fait de sa galère, un gage de réussite. Pour lui, il fallait coûte que coûte la réussite dans la musique pour éviter d’être la risée de tous.

Ainsi, arrivé fraichement de son Daloa, Yabongo Lova aura du mal à trouver cet eldorado dont il rêvait tant en venant à Abidjan. « Abidjan est dur », aiment à le dire certains artistes Zouglou. Eh bien, ces derniers n’ont pas tort et Yabongo Lova va le constater de lui-même. « Le marché de Siporex est un grand symbole de ma galère abidjanaise », dévoile Yabongo Lova dans une interview accordée au magazine Top Visages.

Ce tournant de sa vie l’a tellement marqué que Yabongo ne peut oublier ce lieu où après ses animations dans des maquis, se faufilait discrètement pour y passer ses nuits. « Il m’arrive parfois de garer quand je suis en voiture et entrer dans le marché pour causer avec les mamans qui sont dans le marché », traduit-il.

Pourtant, il était difficile à quiconque de croire que Yabongo serait confronté à cette vie de galère. Lui dont le père, Noël De Bially, ex-musicien des « Frères Sehia » vit à Paris. Comme quoi, Yabongo n’avait qu’un seul objectif, assumer dignement l’héritage de son père dans la musique. En clair, devenir une grande vedette de la musique ivoirienne.

 

Malgré ces coups de la vie, Yabongo croît en son art, en son talent. Et lorsque sa première perche lui est tendue, il la tient et le succès ne tarde pas à arriver. C’est justement pour ce coup de main, qu’il doit presqu’une reconnaissance éternelle à Mike Le Bosso, son premier producteur. Et même si des incompréhensions ont surgi entre les deux à un moment donné, il considère toujours Mike Le Bosso comme « un père ».

Marié (coutumièrement) et père de deux garçons, Yabongo Lova a reçu plusieurs distinctions dans la musique. En 2014, il a reçu le prix de meilleure révélation Zouglou puis en 2015 meilleur artiste Zouglou. Yabongo Lova a aussi réussi le pari de remplir la salle Anoumabo du Palais de la Culture de Treichville à l’occasion de son premier concert live grand public. La Loutche, ou lumière, un autre de ses sobriquets, prépare activement sa toute nouvelle œuvre discographique qui aura une autre coloration parce que voulant conquérir le marché européen.

Philip KLA

linfodrome.com

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