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Un bâtiment en cadeau pour la friperie de Saint-Ambroise

C’est bien connu, l’esprit communautaire qui scintille au Saguenay-Lac-Saint-Jean peut mener à des projets magiques. À Saint-Ambroise, il y a une belle histoire qui mérite d’être écrite : la famille Girard vient d’acheter l’ancienne bâtisse du restaurant Chez Lina pour permettre à la friperie de s’y installer.
L’idée d’aider son prochain a toujours fait partie des valeurs de Robert Girard et de sa conjointe Candide Brisson. Les propriétaires des Bois du Fjord ont régulièrement fait des dons pour donner un coup de pouce à des organisations et événements locaux.

Et visiblement, leurs valeurs ont rejailli sur leur fille, Lisa-Ann, qui a commencé à donner de son temps l’année dernière à la friperie. « Il y a de la magie là-dedans ! J’aime tellement ça y aller », souligne celle qui a voulu offrir à la quinzaine de bénévoles un endroit à la hauteur de leur implication.

La friperie de Saint-Ambroise est située au sous-sol de l’église depuis les années 70. Le local est toutefois beaucoup trop petit pour la quantité de vêtements et d’articles reçus chaque semaine.
LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS
En mettant les pieds au sous-sol de l’église, ça saute aux yeux. Le local qui accueille l’organisme de la Société Saint-Vincent de Paul depuis les années 70 est minuscule et plus du tout adapté aux besoins actuels.

« On a un vieux droit acquis, ici, mais plus rien ne répond aux normes », explique la responsable, Maryse Dufour, en zigzaguant à travers les vêtements et autres articles. Les petites fenêtres sont embourbées et bien souvent les pôles accrochés au plafond tombent sous le poids des vêtements.

À cela s’ajoutent un chauffage capricieux et une clientèle de plus en plus nombreuse. Le comptoir ouvre ses portes une journée par semaine, le mercredi. Une centaine de personnes s’y présentent.

L’ancien restaurant Chez Lina a abrité pendant quelques mois le Baron BBQ. Ce dernier a fermé ses portes l’automne dernier. La bâtisse n’aura pas besoin de beaucoup de travaux, indique la nouvelle propriétaire, Lisa-Ann Girard.
L’ancien restaurant Chez Lina a abrité pendant quelques mois le Baron BBQ. Ce dernier a fermé ses portes l’automne dernier. La bâtisse n’aura pas besoin de beaucoup de travaux, indique la nouvelle propriétaire, Lisa-Ann Girard.
LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS
Le magasinage de seconde main à la cote depuis quelques années. D’abord pour son côté écologique, puis pour économiser. Les bénévoles voient de plus en plus de nouveaux visages.

« Il fallait se relocaliser. On en parlait depuis un moment, alors c’est un projet inespéré que nous a présenté Lisa-Ann », confie Mme Dufour avec joie.

LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS
Un projet communautaire
Lisa-Ann Girard en a discuté avec sa famille qui a tout de suite aimé son rêve. « Je suis née ici et j’y ai enseigné pendant 18 ans, mentionne Candide Brisson. Je connais les besoins de la communauté et l’importance du service de la Saint-Vincent de Paul. »

Les propriétaires du bâtiment, Pierre Harvey et Lina Duperré, ont également embarqué et la vente s’est conclue rapidement. Tout ce beau monde n’a maintenant qu’un objectif en tête : rafraîchir les lieux avec un coup de pinceau et débuter le déménagement dès janvier.

Des entreprises locales ont déjà annoncé qu’elles contribueraient à la réalisation. Le Centre de Rénovation Home Hardware de St-Ambroise fournira la peinture et le serrurier Y.C. Fillion s’est occupé des nouvelles serrures et des portes.

« Je pensais faire tout ça seule, mais les entrepreneurs embarquent, se réjouit Lisa-Ann. Un plombier, un électricien et un homme qui s’occupe du chauffage m’ont dit qu’ils voulaient apporter leur contribution. On va leur faire un beau mur des célébrités pour les remercier ! »

LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS
Elle-même propriétaire de Gestion Immobilière L.A.G., c’est son entreprise qui va défrayer les coûts pour s’assurer que l’isolation et le chauffage du bâtiment sont adéquats. Elle s’occupe de l’achat du bâtiment et l’organisme payera les frais fixes. « Éventuellement, j’aimerais laisser la friperie prendre les rênes. »

L’ancien restaurant a certes besoin d’amour, mais avec les rayons de soleil qui entrent par la fenêtre et ces femmes qui ont la tête pleine d’idées, on le sait qu’il deviendra un endroit chaleureux.

Se tenant plus à l’écart, Robert Girard finira par nous dire qu’il souhaiterait construire un bâtiment derrière celui qui existe pour y recevoir des meubles usagés qui pourront être revendus. Le 76 rue Simard deviendra assurément le centre d’attention du village.

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