12142018Headline:

Abidjan: Hassan Hayek, réputé pour sa charité sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux à Abidjan, “le vagabond de la charité”, Hassan Hayek est célèbre pour ses actions caritatives auprès des plus démunis et personnes en situation de détresse. Construire plusieurs infrastructures sociales pour “symboliser la vie et l’amour”, ce libanais d’origine vient en aide à des cas sociaux.
Les journées d’Hassan commencent très tôt le matin par des visites de cas sociaux dans les différents Centres hospitaliers universitaires (CHU) que compte la ville d’Abidjan.

“Tout commence par une éducation et se développe”, affirme le jeune homme surnommé le vagabond de la charité, pour qui “le bienfait est un devoir dans toutes les religions”.

Hayek a fait du bénévolat l’une des priorités de sa vie, qu’il pratique “depuis 10 ans” et ambitionne “de construire un orphelinat, une maternité, une mosquée et une église sur le même terrain pour symboliser la vie et l’amour”.

Après avoir été renvoyé d’une école de Treichville (Sud d’Abidjan), le jeune homme se tourne vers le sport.

De retour au Liban, son pays d’origine, il opte pour le football et devient un joueur professionnel. Durant sa carrière, un club allemand lui propose un contrat qu’il décline pour sa nostalgie d’Abidjan, “L’attieké (semoule de manioc) me manquait”, confesse-t- il, en riant.

En 2015, ce commerçant issu d’une fratrie de quatre enfants dont il est l’aîné, voit son magasin de textile situé à Adjamé (commune marchande) partir en fumée un soir. Il y perd tout. Sa reconversion se fait très vite dans la restauration à Abidjan Mall (centre commercial), dans la commune huppée de Cocody.

Au sein de son restaurant, quelques membres de son groupe de “bénévoles de premiers secours”, créé il y a une vingtaine de jours sont toujours disponibles pour apporter assistance aux cas sociaux.

“Nous avons créé ce groupe et en deux jours 17.000 personnes y ont adhéré car notre seule politique, c’est pouvoir soigner, surtout ceux qui vivent à l’intérieur du pays”, explique-t-il en buvant du café.

Dans des groupes de discussions ivoiriens en ligne dont Observatoire démocratique de Côte d’Ivoire (ODCI), (où il fait presque l’unanimité), Hassan est comparé pour ses actions à la “mère Theresa” des malades.

Disponible pour tous et à n’importe quelle heure, il n’hésite pas à aider le premier cas qui se présente à lui.

“Les cas que nous rencontrons sont d’une extrême violence. Dès que je lance un SOS, des gens m’appellent un peu de partout dans le monde pour me faire des transferts d’argents afin d’aider le nécessiteux”, affirme t-il, précisant que “70% des aides reçues vient des Ivoiriens”.

En soirée, Hassan Hayek fait le tour des réseaux sociaux pour voir s’il n’y a pas de cas de détresse dans les différents groupes de discussion, avant de faire le point de la journée.

Entre la vie de famille et le bénévolat ce n’est “pas du tout facile” pour ce trentenaire marié et père d’un enfant de quatre ans, “mais ma femme me comprend et me fait beaucoup de dons aussi.

 

afrique-sur7.fr

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