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Après sa condamnation à 03 ans de prison ferme, Nayanka Bell crache ces vérités

Dans un entretien téléphonique d’une dizaine de minutes avec Nayanka Bell, le jeudi 17 mai 2018, la chanteuse ivoirienne qui a été condamnée 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 160 millions F Cfa dans une affaire de litige foncier se dit « déçue du verdict ». Elle compte faire appel de cette décision.

La justice ivoirienne vous a condamnée, le mercredi 16 mai 2018, à 3 ans de prison ferme dans l’affaire du litige foncier vous opposant depuis plusieurs années à des villageois d’Ano à Agboville, pouvons-nous avoir beaucoup plus de détails sur ce verdict ?

Je crois bien que c’est le verdict. Je ne peux malheureusement pas vous donner davantage de détails sur le verdict parce que je ne fais pas attention à tout ça. Pour moi, il était impossible qu’on puisse me condamner sur mes propres terres.

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Quels sont donc vos premiers mots au sortir d’un tel jugement ?

Depuis le début de cette affaire, les avocats généraux ont dit qu’ils n’avaient aucun élément de preuve dans leur dossier et qu’il était vide. Ils m’ont donc dit qu’au constat des faits, je n’ai pas commis de délit. Et du fait que l’affaire soit envoyée au pénal et qu’il n’y avait pas de preuves de leur dire, les terres m’appartenaient. Et comme la loi dans ce cas me permet de jouir de mes terres dont je suis propriétaire depuis 1997 sur lesquelles j’ai planté, il faut bien qu’on me dise où sont mes plantations. Avec le verdict rendu me condamnant, il revient à dire que mes terres étaient à eux.

Etes-vous déçue de la justice ivoirienne ?

Je suis déçue, non pas de la justice ivoirienne mais déçue du verdict et de la décision du juge.

Comptez-vous faire appel de la décision ?

Bien sûr, c’est obligatoire. Je vais faire appel parce qu’il s’agit de mes terres, de mes plantations qui ont été dévastées. J’ai des justificatifs pourtant que ces terres m’appartiennent. Quand j’ai eu mon accident, des personnes m’ont contrainte à leur payer des millions en 2007 pour des actes qu’ils avaient eux-mêmes commis. Aujourd’hui, ce sont les mêmes personnes qui reviennent pour me condamner.

Vous avez été condamnée à 03 ans de prison ferme et vous vous retrouvez en ce moment chez vous à la maison, comment ça se fait ?

Je ne sais pas pourquoi. Ce sont des questions qui relèvent de la compétence de mon avocat, je ne maîtrise vraiment pas trop ces détails.

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Si après votre appel, vous n’êtes pas acquittée, seriez-vous prête à vous rendre à la justice ivoirienne pour purger votre peine ?

Pourquoi vous voulez que je vous réponde à cette question ? Je vous ai dit que ces questions ne relèvent pas de ma compétence. Je suis chanteuse et propriétaire terrienne point. J’ai des droits dans ce pays, je paie mes impôts, les gens qui m’ont accusé de destruction, j’ai des procès verbaux qui montrent que ce sont eux qui ont dévasté mes terres. Pour moi, ça s’arrête là. Que la loi soit lue. Maintenant, qui est compétent pour m’arrêter, je pense qu’il appartient à l’État seul de pouvoir le faire. Je ne voudrais pas qu’on interprète mes propos pour donner l’impression que je suis une hautaine qui agressent les gens. La justice doit faire son travail et dire le droit. C’est tout ce que je demande aux juges de Côte d’Ivoire. Que le droit soit dit. C’est moi qui paie les impôts de ces terres, j’y ai un droit de jouissance. Alors, comment peut-on me condamner sur ce qui m’appartient ?

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Jusqu’où êtes-vous prête à aller avec ce litige foncier ?

Je suis déçue du verdict du juge parce que je ne m’y attendais pas. Je ne savais pas qu’on pouvait condamner quelqu’un qui paie ses impôts au détriment de quidams et de gens qui ont fait du vandalisme sur mes terres. On a réclamé des preuves aux plaignants, on n’a jamais rien vu depuis. Je n’abandonnerai pas mes terres. Mon père fût le propriétaire de ces terres jusqu’à ce qu’il mette tout à mon nom et au nom de ma famille. Si aujourd’hui, ces gens pensent pouvoir m’arracher mes terres en utilisant la justice dans du faux, alors ils se trompent parce qu’il va falloir me passer sur mon corps avant d’y arriver. En tout cas, avant de m’arracher mes terres, qu’ils me tuent d’abord. Ce qui me déçoit, c’est que la justice ne fait pas loi.

Philip KLA

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