11242017Headline:

Les confidences de Bob Marley dans un enregistrement inédit-Regardez!

C’est un enregistrement inédit. Trente-trois ans après la mort de Bob Marley, Le Monde publie quelques extraits du premier entretien entre le journaliste américain Timothy White et le chanteur de reggae, réalisé en septembre 1975. C’est le premier d’une longue série. Le rédacteur en chef de Rolling Stone puis de Billboard a rencontré la star une vingtaine de fois entre 1975 et 1981. En 1983, il publie même une biographie intitulée Catch a Fire. En novembre et pour la première fois, le livre sort en français.

C’est à cette occasion que Le Monde dévoile les premières confidences du chanteur de reggae au journaliste américain. À cette époque, Bob Marley est alors âgé de 30 ans. Il a déjà sorti No Woman No Cry, Get Up Stand Up ou encore I Shot the Sheriff, repris par Eric Clapton. Au cours de l’entretien, le Jamaïcain se confie sur sa musique, du ska au reggae. “Très vite, une complicité s’installe entre les deux hommes et révèle un Marley drôle, enclin à énumérer ses références musicales”, raconte le quotidien français. Parmi les musiques qu’il écoute ? Fats dominos, Brook Benton, Frank Sinatra, Elvis Presley, puis du jazz… Le journaliste cherche également à savoir s’il a écouté Bob Dylan, à qui certains le comparent. “À la radio, chez des gens, répond-il. Quand on grandit dans le ghetto, on n’a pas vraiment d’argent pour acheter des disques. Aujourd’hui, je l’écoute plus sérieusement”, confie-t-il.

“Les musiciens jamaïcains ont été arnaqués”

Le chanteur revient aussi sur l’évolution de la musique. Il explique que le reggae a commencé avec le ska, puis qu’il s’est transformé en rock steady. Pour Bob Marley, les musiciens jamaïcains ont été arnaqués par des producteurs malhonnêtes. “Au début, quand je chantais, je ne jouais pas d’instruments. Mais les musiciens, qui étaient bien meilleurs que nous, se faisaient tellement arnaquer qu’ils ont arrêté d’aller en studio. On a dû apprendre à jouer.” À partir de là, le reggae est devenu “du bon gros rock steady”, confie l’artiste. “Nous aimions James Brown et ces trucs funky. Et nous creusions dans la musique américaine.”

Toutefois, l’icône du reggae reste sur la défensive quand le rédacteur évoque ses parents. Quand Timothy White lui lance qu’il a appris que son père avait été capitaine dans l’armée, le chanteur botte en touche : “C’est ce que j’ai entendu dire.” Concernant le lieu de résidence de sa mère, il répond juste qu'”elle vient d’Afrique”, révèle le quotidien du soir.

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment