07182018Headline:

Malgré leur vie de famille enviable: De grave secret sur les amours entre footballeurs et prostituées…

A en croire les spécialistes du milieu, le ballon rond et les fesses rebondies semblent faire bon ménage
Au-delà des faits divers qui font le chou gras des magazines, qu’est-ce qui pousse les têtes couronnées du ballon rond à toujours solliciter les services de prostituées ? Eléments de réponse à travers ‘’Sexus Footbalisticus’’, l’ouvrage signé du journaliste français Jérôme Jessel.

Le livre de Jérôme Jessel porte un éclairage inédit sur les love stories entre les professionnels du football et celles du sexe. Mais c’est Louis Saha, ancien attaquant des Bleus, qui l’explique le mieux dans une interview à ‘’Paris Match’’ : « Soyons honnêtes : les femmes représentent la plus grande tentation. C’est le talon d’Achille [des joueurs, Ndlr]. Ils peuvent être rapidement embarqués, séduits par une fille qui va ensuite monnayer l’histoire dans les journaux. C’est dur de savoir qui croire, et on devient vite parano en ce qui concerne les femmes. D’où le fait que beaucoup de joueurs préfèrent des professionnelles [du sexe, Ndlr] ». En effet, le phénomène de ces jeunes femmes qui cherchent à tomber enceinte d’une pointure du ballon rond pour avoir un moyen de pression (financière) est bien connu. Aussi bien en Afrique qu’en Europe, les joueurs qui ont fait les frais d’accusations très médiatisées de grossesse avérées ou non ne se comptent plus.

Discrétion garantie. Avec des prostituées, en revanche, c’est silence garanti. « En principe », souligne l’auteur de “Sexus footballisticus”, grand reporter à “VSD”. Qui s’explique : « En effet, la plupart des affaires qu’on connaît (…) sortent dans la presse parce qu’il y a une enquête judiciaire». Des enquêtes évoquées d’ailleurs seulement dans des cas où la prostituée se trouve être une mineure. Certes, des prostituées, après avoir eu des rapports sexuels dûment tarifés avec des joueurs, en ont profité pour se faire un nom en s’étalant dans des tabloïds. Mais dans la majorité des cas, le ‘’business’’ se gère en toute discrétion. C’est d’ailleurs pourquoi, bien souvent, les footballeurs payent plus que les autres clients. Le prix du silence.

Pour comprendre ce goût viscéral pour le sexe payé malgré une vie de famille enviable, il faut remonter à la vie même du footballeur. A quoi se résume-t-elle ? Deux heures d’entraînement le matin, les enfants à garder (pour ceux qui en ont), de longues parties de jeu vidéo, des sollicitations publicitaires et des interviews, et de plus en plus de poker et autres jeux d’argent en ligne…, liste le journaliste de VSD. Pas mal de temps libre donc, que chacun utilise à sa guise. « Aujourd’hui, les joueurs montent souvent à Paris pour écumer les boîtes de nuit du triangle d’or [le quartier des Champs-Elysées] et, arrivés dans les grands hôtels, ils demandent leur oreiller, le nom de code pour la prostituée qu’ils ont l’habitude de fréquenter», détaille Jérôme Jessel.

Libido développée. Selon le journaliste, «ça fait partie du décor footballistique, depuis Garrincha, le fameux ailier brésilien des années 1950-1960 qui se vantait d’avoir eu des centaines de femmes, ou George Best, le fantasque ailier de Manchester United ». Mais, « l’Omerta journalistique » qui entourait ce style de vie des footballeurs à l’époque a, depuis, volé en éclats. L’avènement des téléphones portables et des réseaux sociaux oblige. Du show des joueurs dans des boites de nuit aux virées nocturnes dans des hauts lieux de la prostitution, en passant par une partie de jambe en l’air tarifée, c’est à travers des images de téléphones portables que nombre de sandales ont éclaté dans des magazines.

Au constat, « cette consommation frénétique de jeunes femmes, prostituées ou non », est « une constante chez les footballeurs ». Ce sont des jeunes gens entre 20 et 30 ans. Des sportifs de haut niveau, en pleine possession de leur force physique, qui ont une libido plus développée que la moyenne. S’y ajoute – mais pas toujours, selon le grand reporter à VSD – le rôle que peut jouer le dopage. L’auteur révèle ainsi le cas d’un sportif de haut niveau qui avait besoin d’honorer sa femme neuf fois par jour : «Il avait développé une hypersexualité parce qu’il était dopé », note l’auteur.

Incontournables ‘’Ropéros’’. Autre sujet abordé, le rôle d’un intermédiaire – communément appelé ‘’ropéro’’ en Côte d’Ivoire –, entre les prostituées et les joueurs. Ces derniers ont beaucoup d’argent et sont des consommateurs effrénés avec de nombreux besoins : la montre, la voiture, l’appartement de luxe, etc. Et de la même manière, les filles. La demande créant l’offre, les entremetteurs leur proposent donc ces services. Dans le milieu, c’est un système quasi institutionnalisé. Les dirigeants savent que les footballeurs aiment bien aller ‘’voir’’ les filles et le leur permettent. Comme les joueurs, les dirigeants estiment que ces amours tarifées assurent une plus grande confidentialité : pas d’enfants dans le dos, pas de chantage. Mieux, pour certains dirigeants, le fait d’avoir affaire à des réseaux bien déterminés permet de savoir où sont leurs éléments et les contrôler.

Seul problème : ce style de vie mis au grand jour choque toujours le commun des mortels. Car, contrairement à une rock star, les footballeurs ne doivent pas consommer de drogue et sont tenus d’avoir une vie saine et exemplaire. En tout cas, ce sont les valeurs que veut véhiculer le sport. Sans oublier les médias qui les élèvent au rang de demi-dieux. Alors que ce ne sont que des hommes avec leur grandeur et leurs travers. « Chaque matin, on leur dit qu’ils sont les meilleurs, les plus beaux. Ils ont beaucoup d’argent, peu d’éducation, se sentent tout-puissants… C’est un cocktail explosif », selon Jérôme Jessel.

 

 

afrique-sur7.fr

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