09202018Headline:

NUITS D’ABIDJAN LES GO “V I”(entendez : vendeuses d’illusions) ONT FINIT AVEC ça

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Parmi les stars de la nuit abidjanaise, il y a celles qu’on appelle les Go “V.I’’ Ce sont de belles et craquantes starlettes qui ne laissent personne indifférent. Mais attention !

A Abidjan, on les appelle les Go “V.I’’ (entendez : vendeuses d’illusions). Dans la nuit abidjanaise, on les surnomme également «les Go habillage», «les Côcôtis», «les kpôklê» ou encore «A nou Alé». Elles sont «versées» dans la cité, la nuit. Le soir, quand le soleil se couche, leur journée commence.Leur truc, c’est de se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas. La vie, chez elles, est toujours un joli montage de petits et gros mensonges. Tout en elles et sur elles n’est que maquillage et artifices.

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Et pourtant, quand elles apparaissent, elles sont impressionnantes de beauté. En apparence. Le sourire éclatant, elles dégagent toujours une bonne impression. Belles toilettes. Et donc un joli parfum qui les environne. Toujours bien mises, chics, glamour avec sacs et bijoux de valeur assortis. Ce sont des filles canons, des petites beautés à faire rêver. Aux hommes, elles donnent envie, tandis qu’aux autres filles, elles font envie. Et comme dit leur devise,«Mieux vaut faire envie que pitié». Les Go «V.I» n’ont pas froid aux yeux. Elles arborent parfois des coiffures extravagantes pour se faire remarquer. Evidemment, elles ne passent généralement pas inaperçues. Et elles ont le chic d’allumer les hommes dont les regards s’attardent sur elles. Ces mecs-là deviennent alors leur «proie» potentielle. Et pour ça, elles commencent leur repérage dès qu’elles entrent dans une boîte. Ensuite, elles balisent le terrain. Après, la manœuvre de séduction peut commencer. Elles se lancent dans d’incessants va-et-vient entre leur salon et les toilettes, toujours munies de leur sac à main contenant essentiellement des accessoires de beauté (fond de teint, gloss et autres fards à lèvres). Chaque demi-heure, elles se glissent dans les toilettes pour se faire un maquillage rapide. Parfois, elles en profitent pour changer de chaussures ou, carrément, leurs vêtements.

Quand elles reviennent, elles brillent de mille feux. Dans les salons où elles sont installées, il y a toujours de l’alcool qui coule à flot. Et pas n’importe quoi (S’il vous plaît) ! Elles boivent du Jack Daniel, du Chivas, du Baileys et tout ce qu’il y a de liqueur raffinée, des boissons de luxe. Mais ne vous y trompez pas, elles ne sortent pas un seul sou pour toutes les boissons luxueuses qu’on trouve sur leur table. La consommation, en réalité, leur est souvent offerte par le staff de la boîte. Ou bien par un «pigeon» (un dragueur). L’homme qui ose draguer une de ces starlettes doit faire grimper les enchères. Evidemment, si la fille ne boit que du champagne, il va falloir faire tomber quelques bouteilles de cette boisson raffinée. Prestige oblige. La fille n’est pas n’importe qui !

Et sa compagnie est à la fois agréable et gratifiante pour le pigeon. Dès lors, ce dernier (le pauvre !) est mis en confiance par les filles. Avec pour objectif de le faire dépenser un max au cours de la soirée. Et parfois, à un moment donné de la nuit, la fille dit qu’elle a faim. Et là, révèle un manager de night-club, «les filles vont exiger ce qu’elles n’ont pas l’habitude de manger. D’abord, elles demandent à aller manger dans un endroit comme le 331, Rifat, Talat, Petit Café ou encore Pako, le Nandjelet et autres» Pour ces filles, il s’agit de montrer qu’elles sont des gens de valeur.«Quand je suis avec un homme, je dois me donner de l’importance et lui montrer que je ne suis pas une fille «banan-banan», il faut que je me donne de la valeur», se justifient-elles.

Et elles essaient toujours d’aller jusqu’au bout de leur jeu. Une fois la soirée terminée, elles font croire qu’elles habitent les quartiers huppés, mais refusent de se faire raccompagner par le mec. Et quand l’homme insiste, elles acceptent, mais elles donnent une adresse qui n’a rien à voir avec leur domicile véritable. «Une nuit, une fille m’a fait tourner en rond. Elle m’a fait croire qu’elle résidait aux Vallons, alors qu’elle habitait un bidonville du côté d’Anoumambo», confie un homme.

Attention aux «venimeuses» !

go_vi7Dans les nuits d’Abidjan, il y a des filles qu’on appelle aussi les «Venimeuses». Elles, ce sont des filles qui aiment la belle vie, mais n’ont pas les moyens pour. Et pourtant, elles vivent très au-dessus de leur petits moyens. Elles habitent souvent dans de magnifiques appartements luxueux alors qu’elles ne travaillent pas. Pour pouvoir payer leurs loyers très élevés en général, elles ne s’embarrassent pas de scrupule pour plumer les hommes. Et surtout, quand approche la fin du mois, elles deviennent féroces. Et là, quand elles attrapent un homme, elles le dépouillent. «Quand c’est le moment de régler le loyer, elles deviennent alors des serpents très venimeux. Ces go-là, sont sans sentiment pour les hommes», dit Jean Yves, un homme de la nuit.

Ces filles aiment bien sortir somptueusement habillées. Mais, comme elles n’ont pas toujours l’argent pour s’offrir des habits de marque, elles empruntent les vêtements de leurs copines. Rebecca est de celles-là. Complexées par le fait qu’elle n’a pas de travail, elle se fait passer pour une étudiante en fin de cycle. Pour s’habiller, elle est souvent présente les jours de marché des endroits comme marché Gouro, marché de Kouté ou encore Belleville. C’est là qu’elle va se ravitailler en vêtements (tout, jusqu’au string). Elle prend le temps de trier. Et puis, après, elle peut rentrer et se préparer à sortir le soir. «Elles portent une grande coiffure de star. Et elles vous disent qu’elles s’habillent dans des grandes boutiques aux 2 Plateaux ou qu’elles font des commandes qui leur sont livrées d’Europe ou de Dubaï», raconte KD, jeune noceur.

Quand Rebecca arrive en boîte de nuit, elle est belle et sexy. Sa seule préoccupation, c’est attraper une proie. Elle commence par tendre sa toile, lancer son hameçon pour faire mordre un gros poisson. Elle fait de la séduction à outrance. Et lorsqu’un homme se fait prendre à la ligne, alors elle peut lui en faire voir de toutes les couleurs.«Ces filles ont des techniques d’approche qui fonctionnent toujours. Et c’est le pointeur qui va finalement payer les factures », dit Jean Yves.Ce sont des filles peu visibles le jour. C’est généralement la nuit qu’on les voit. Et pour cause : «Elles se «tchatcho» (se dépigmentent la peau) pour la plupart», poursuit l’homme de la nuit qui ajoute : «En réalité, elles ont un faux teint qui ne passe pas bien le jour, sauf la nuit. Car la nuit, tous les chats sont gris».

Pour mieux vendre les illusions, elles commencent par enfumer leur entourage. Elles utilisent les réseaux sociaux dont Facebook. «Les photos de boîte avec les stars de la nuit, les artistes internationaux, elles les affichent sur leur page Facebook pour montrer aux uns et aux autres qu’elles sont des filles connues, très ’’classe’’ ou des filles branchées. Mais, lorsque vous les invitez pour un show, elles n’ont même pas le transport pour venir. Elles te disent : «pour le taxi, ce sera arrivée-Payé», dit un Dj. «Souvent, devant la boîte, des scènes finissent mal, surtout quand le mec n’a pas eu gain de cause, il ne veut pas payer le taxi de la fille. Elle fait alors un scandale. Le gars lui, s’éclipse. Et la fille traîne dans le coin jusqu’au petit matin».

Une nuit, à la Rue Princesse de Yop, une dispute violente a éclaté entre un groupe de filles dans un bar. Après avoir consommé une bouteille de champagne, elles n’ont pas pu réunir l’argent pour payer. Les choses ont dégénéré entre elles. Soudain, elles ont commencé à s’insulter copieusement. On pouvait entendre des propos comme : «A partir d’aujourd’hui, je ne t’héberge plus, espèce de menteuse, voleuse ! C’est crédit qui va te tuer à Abidjan ici !»

Et une autre de répliquer : «Quand je prends crédit-là, c’est pour t’acheter à manger; c’est ça que je prends pour m’acheter les robes que tu m’empruntes pour aller te produire dans les shows. Même les chaussures que tu as aux pieds m’appartiennent. Tu n’as même pas 500 frs dans ton porte monnaie et tu nous pompes l’air !»

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