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Cameroun: un autre journaliste, très proche de Martinez Zogo, froidement abattu

Le corps sans vie de l’animateur radio, Jean Jacques Ola, a été retrouvé jeudi nuit dans le quartier Emombo à Yaoundé. Selon LSI Africa, ce prêtre au sein de l’église orthodoxe du Cameroun avait été le premier à révéler sur sa page l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Jean Jacques Ola était connu pour ses dénonciations dans les médias. « Il y a quelques jours, le prêtre catholique de l’Eglise Orthodoxe avait affirmé mordicus que l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga n’était pas mêlé dans l’assassinat de Martinez » indique Actu Cameroun. Et de préciser « Jean jacques Ola Bébe indiquait d’ailleurs qu’il ne pouvait pas en dire plus parce qu’il avait peur pour sa vie. Ajoutant qu’on ne peut pas vouloir dénoncer une injustice en accusant injustement d’autres personnes. »

Le 22 janvier dernier, le corps mutilé du journaliste camerounais Martinez Zogo était retrouvé à Ebogo, petit village de la banlieue proche de la capitale Yaoundé. Le directeur général de la radio privée Amplitude FM avait été enlevé le 17 janvier devant un poste de gendarmerie. Il est le dernier nom d’une liste toujours plus importante de journalistes assassinés dans ce pays.

Mercredi 1er février, deux figures importantes de l’appareil d’État ont été entendues par le secrétariat d’État à la défense, chargé de la gendarmerie nationale. Justin Danwe, lieutenant-colonel et directeur des opérations de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), a d’abord été interrogé. Il aurait piloté, selon des informations de Jeune Afrique, « l’enlèvement, la séquestration, la torture et le meurtre du journaliste ».

Le même jour, le commissaire divisionnaire Léopold Maxime Eko Eko, qui dirige le contre-espionnage camerounais, a été entendu à son tour au secrétariat d’État à la défense. Nommé à ce poste en 2010, il dirigeait auparavant les renseignements généraux de la Délégation générale à la sûreté nationale. Il est connu sur place pour avoir organisé le rapatriement forcé d’un ancien putschiste de 1984, Guérandi Mbara, en 2013 et porté disparu depuis.

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