04132024Headline:

COTE D’IVOIRE:Affaire “Orange a volé le projet « E-trafic »”: Barthélemy KOUAME s’explique et accuse

Koffi N’Goran Kouassi, jeune ivoirien, accuse la compagnie de téléphonie mobile, Orange Côte d’Ivoire, de lui avoir subtilisé son projet dénommé « E-trafic » qui est un système de transport intelligent à Abidjan. Si disant cité dans cette affaire qui pend devant le tribunal du Commerce d’Abidjan, Barthélemy KOUAME, Directeur Général de ACTUROUTES, s’est fendu d’une mise au point « face aux accusations sans fondement de M. KOFFI N’Goran Kouassi; accusations portées contre Orange Côte d’Ivoire et dans laquelle nous sommes cités ». Ci-dessous l’intégralité de sa mise au point.

Barthélemy KOUAME, Directeur Général de ACTUROUTES: « En accusant Orange de «plagiat», de «vol», c’est nous, REELCOM et ACTUROUTES, qu’on accuse »
J’aurais voulu ne pas intervenir dans cette affaire, estimant au départ que mon entreprise et moi-même ne sommes pas visés. Malheureusement, nous sommes bien concernés, bien que pas visés. Et vu les enjeux de ce dossier, nous sommes bien obligés de réagir très vite pour rétablir la vérité que tout le monde sait y compris les plaignants. La vérité, c’est que REELCOM qui est citée dans l’affaire et présentée par Orange comme l’entreprise qui fournit le service Info trafic Orange depuis 2011, REELCOM, dis-je, c’est ACTUROUTES.

Qui ne connaît pas ACTUROUTES? M. KOFFI N’Goran Kouassi et sa start-up, «experts en informatique» auraient pu tout simplement chercher à connaître les activités de REELCOM et ils auraient su immédiatement que REELCOM, c’est en réalité ACTUROUTES, le spécialiste de l’information routière en Côte d’Ivoire et en Afrique depuis 2008. Notre histoire avec Orange commence dès 2008, à la création de ACTUROUTES. Mais c’est en 2010 que nous allons décrocher notre premier contrat avec Orange.

En fait, nous avons décroché deux contrats, coup sur coup, après plusieurs tentatives qui ont échouées entre 2008 et 2010. Ce jour de 2010, nous avons fait une présentation de deux de nos projets devant la Direction Marketing d’Orange. Le premier portait sur ACTUROUTES Écran. Vous vous souvenez de ces écrans télé qui donnaient l’info trafic en temps réel en continu? Ils étaient disposés dans les supermarchés et hôtels. Il y en avait notamment à SOCOCE Deux – Plateaux, à Cap Sud, à Cap Nord, à l’Hôtel Pullman, dans les hôtels Ibis (Marcory et Plateaux), à l’Hôtel Onomo à l’aéroport… Le déploiement de ces écrans a commencé en 2010 avant d’être interrompu par la crise post-électorale de 2010 – 2011, mais nous avons continué jusqu’aux restrictions liées au Coronavirus en 2020.

“Comment peut-on voler un projet qui n’existait pas?”
Nous sommes en train de réorganiser la reprise de ce projet, puisque le COVID-19 semble désormais derrière nous. Le second projet, ce jour là, portait justement sur Info Trafic Orange. Comme avec ACTUROUTES Écran, nous avons commencé l’exploitation en 2010, avant la crise-post-électorale. Un article que nous avons publié à cet effet sur Abidjan.net le 31 janvier 2011 est toujours disponible et même ceux qui ne sont pas experts en informatique peuvent encore le consulter. Une capture d’écran de cet article est à retrouver en annexe du présent document. Le contrat sur Info Trafic Orange a été formalisé le 07 février 2011. C’est le jour de la signature. Nous joignons à la présente quelques pages, notamment, la page de signature et la date à laquelle les signatures ont été émises.

Bien entendu, nous tenons l’intégralité du contrat (16 pages) à la disposition de qui veut le voir. Ce contrat détaille tout ce que nous devons faire. Le code court était en fait plus long (#124*8*1#). Plus tard, nous avons ramené ce code à #152#. Je suis très choqué de lire que les jeunes propriétaires de start-up qualifient de «mensongère» l’existence du service Info Trafic Orange avant leur «trouvaille». Non, Messieurs, ce n’est ni élégant ni honnête de votre part! Ce service a bel et bien été créé avant votre rencontre avec Orange, puisque votre rencontre ne date que de 2018 alors que le service existe depuis 2010 et il a fait l’objet d’un contrat formel en 2011, comme je l’ai déjà dit.

Si vous voulez une «expertise» des serveurs informatiques de Orange sur ce service, commencez d’abord par interroger Internet. C’est gratuit et libre pour tous. En accusant Orange de «plagiat», de «vol», c’est nous, REELCOM et ACTUROUTES, qu’on accuse puisque c’est nous les fournisseurs d’Info trafic Orange. Cette accusation aurait eu un fondement si la présentation du projet de M. KOFFI N’Goran Kouassi et de ses collaborateurs avait été faite dans la même période que notre rencontre avec Orange. Mais comme vous le voyez, plus de huit (08) ans séparent les deux dates. Comment peut-on voler un projet qui n’existait pas? Et puis, il faut que l’opinion se demande le contenu réel de ce projet qu’Orange aurait volé. Est-ce une programmation informatique?

“Je me demande où vivaient et où vivent ces jeunes gens pour n’avoir jamais entendu parler d’ACTUROUTES avant 2018”
Ils affirment que leur projet ressemble à Info Trafic Orange. On peut donc se demander quel est ce travail qu’ils font depuis 2018, parce qu’en réalité, Orange n’est qu’un support. L’info trafic routier, ce n’est pas du virtuel ni un logiciel informatique, c’est un contenu que nous, à ACTUROUTES (REELCOM), nous créons depuis 2008. Avant Orange, on existait. Et même sur téléphone mobile. Quand on a signé avec Orange, on a continué à exister ailleurs sur d’autres réseaux, en tenant compte d’une clause d’exclusivité de deux ans.

On a par exemple existé sur KoZ avec le service KoZ Trafic, longtemps avant 2018. D’ailleurs, KoZ a fermé des années avant 2018. On continue d’exister sur un autre grand réseau de téléphonie mobile. Et cela est su de tous. Sur Internet, on peut savoir de quand date le premier enregistrement d’un nom de domaine. Que nos «experts» en informatique fasse l’exercice sur Acturoutes.info. Plus largement, qu’ils interrogent Internet en tapant «ACTUROUTES». Ils peuvent aussi visiter la page facebook du service Info Trafic Orange. Cette page facebook date de 2014, donc bien avant 2018.

Mais notre projet est beaucoup plus vaste qu’ils peuvent s’imaginer. Ceux qui nous suivent depuis longtemps le savent. Nous avons été les premiers à lancer à Abidjan le projet de panneaux à messages variables. C’était en 2014. En 2015, nous avons créé le Club Mobilité qui se réunit en public. Nous fournissons du contenu aux radios, notamment à la Radio des Nations Unies, depuis avant 2010. Notre journal en continu, Acturoutes.info existe depuis mars 2008. Je me demande où vivaient et où vivent ces jeunes gens pour n’avoir jamais entendu parler d’ACTUROUTES avant 2018. Aujourd’hui, nous organisons chaque année des événements en Côte d’Ivoire à l’étranger…

“Nous nous resservons donc le droit de porter plainte …”
Si je veux égrainer tout ce que nous faisons, parfois sans grands moyens, avec volonté et détermination, on ne finira jamais de me lire. Il faut que les jeunes gens soient modestes et qu’ils évitent de porter des accusations n’importe comment. Il faut qu’ils apprennent à faire un peu de recherche. Un entrepreneur, non seulement, il doit connaître le marché sur lequel il veut venir mais il doit faire une veille constante pour savoir ce qui se fait autour de lui. Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas ou que personne ne nous l’a dit que ça n’existe pas. J’ai lu qu’ils demandent 150 millions de Francs CFA à Orange, dans un premier temps, et ils lui demandent 29 milliards dans un second temps pour «bénéfices sur exploitation».

C’est leur droit de demander ce qu’ils veulent, mais de grâce, qu’ils arrêtent de nous mêler à ce qui ressemble à un braquage pur et simple. S’ils ne s’en rendent pas compte, leur campagne médiatique nous porte un préjudice parce que nous citons Orange comme une référence. Accuser notre référent de vol, sur le projet pour lequel nous le citons, c’est nous accuser de vol. Puisque c’est nous les fournisseurs de ce service. Or, aucun de ces jeunes gens ne nous connaît ou même n’a cherché à nous connaître. Nous nous resservons donc le droit de porter plainte contre eux pour atteinte à notre honorabilité et à notre crédibilité. Parce qu’une partie de l’opinion peut penser naïvement que c’est nous qui attaquons Orange, puisque, toute modestie gardée, c’est nous que nous que le public connaît.

What Next?

Recent Articles