02032023Headline:

Au Sénégal, la polémique sur la gestion des fonds Covid continue

Le rapport définitif de la Cour des comptes sur la gestion des fonds de lutte contre le Covid-19 provoque la colère de l’opposition et de la société civile au Sénégal qui dénoncent des malversations. Le gouvernement sénégalais relative ces accusations et affirme que 99% des fonds ont été bien gérés. Mais ces explications n’ont pas convaincu une partie de l’opinion.

Avec notre correspondant à Dakar, Birahim Toure

« Le casse du siècle ! », « la République des voleurs ! », « restez chez vous, on se charge de vous voler ! » : voilà les quelques phrases assassines relayées par l’opposition, la société civile et même des journalistes au Sénégal ces derniers jours, après la publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds consacrés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Le gouvernement avait organisé vendredi 23 décembre une conférence de presse pour tenter de désamorcer la polémique. Finalement, l’opération de charme semble avoir produit l’effet contraire. Plusieurs hommes politiques, membres de l’opposition, se disent déçus de cette tentative de minimisation, selon eux.

7 milliards de francs CFA de préjudice
C’est le cas de la coalition Yewwi Askan Wi. Cette entité regroupant une partie de l’opposition appelle le peuple à manifester vendredi 30 décembre pour contraindre le gouvernement à ne pas laisser ce qu’elle appelle une forfaiture sans suite.

Le total du préjudice est d’un peu moins de 7 milliards de francs CFA, soit un peu plus de 10 millions d’euros selon le gouvernement. Le ministre sénégalais des Finances soutient que cela représente moins de 1% des 1000 milliards engagés pour la gestion du Covid-19.

Une somme non négligeable, estiment certains médias privés qui, depuis quelques jours proposent à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, des résumés du rapport de la Cour des comptes. Le texte, qui porte sur près de 180 pages, recommande pour certains responsables des ministères impliqués dans la gestion de ces fonds, l’ouverture d’informations judiciaires pour divers délits dont : la surfacturation, le détournement de deniers public, entre autres.

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