04202024Headline:

Université de Bouaké : 5 doctorants dirigés par Prof Prao déclarés docteurs en sciences économiques

Belle performance à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. Lors de la session 2024 des séries de soutenances organisées dans ladite université, du 11 au 13 mars 2024, cinq doctorants sont désormais docteurs en Sciences économiques, avec surtout la mention très honorable du jury. Une nouvelle qui n’est pas ordinaire dans les différentes universités ivoiriennes et qui a donc marqué les esprits.

Les nouveaux docteurs dont les travaux ont été dirigés par le Maître de conférences agrégé d’Economie, Prof séraphin Prao, ont salué la disponibilité et la perspicacité d’un Professeur d’université très engagé, qui depuis son agrégation en 2019, a, à son actif, six docteurs. Flash-back sur les études présentées lors de la session 2024.

Des nouveaux docteurs avec des travaux pertinents. Durant la session 2024, les cinq nouveaux docteurs ont présenté des sujets plus que d’actualité. C’est le cas de Bakayoko Mamadou qui a présenté une étude sur : « Efficacité des exigences minimales des fonds propres selon Bâle 2 et 3 dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ». Devant le président du jury, le Prof titulaire Aka Brou Emmanuel, de l’Université Félix Houphouët-Boigny, d’Abidjan-Cocody, l’impétrant a souligné que dans un contexte où les autorités de l’Uemoa ont entamé une refonte des règles prudentielles pour les faire converger vers les nouvelles normes de Bâle II et Bâle III, l’objectif principal de sa thèse est d’analyser l’efficacité des exigences minimales de fonds propres selon Bâle II et Bâle III dans l’Uemoa. Sa recherche couvre 72 banques observées sur la période 2013-2020. Les bilans des banques et établissements financiers de l’Uemoa publiés par la BCEAO constituent sa principale source de données. Les données macroéconomiques et institutionnelles proviennent respectivement de WDI et WGI.

Le deuxième docteur, Anzara Xavier Fabrice Mea, a présenté une recherche sur. « Essais sur le rôle des Fintech dans le développement du secteur bancaire dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ». Il a convaincu le jury présidé par Pam Zahonogo, professeur titulaire, de l’Université Thomas Sankara, de Ouagadougou au Burkina Faso. Anzara Xavier s’est engagé à examiner l’effet du développement des technologies financières (Fintech) sur la dynamique du secteur bancaire de l’Uemoa.

Le nouveau Dr Kongoza Koussi Cyrille, a quant à lui présenté une thèse portant sur le thème : « Cycles électoraux et flux de capitaux en Afrique subsaharienne ». Devant le jury présidé par le Prof titulaire Aké N’Gbo Gilbert Mariede l’Université Félix Houphouët-Boigny, il a dévoilé sa recherche composée de trois essais qui explore la relation entre les cycles électoraux et les flux de capitaux en Afrique subsaharienne sur la période 2003-2020.

Le quatrième docteur de la session 2024 est Ouattara Tanmanchin Brice-Wilfried dont les travaux portent sur : « Inclusion financière et condition de vie en zone Uemoa ». Le jury présidé par Akoeté Ega Agbodji, professeur titulaire de l’Université de Lomé, au Togo, a accepté cette thèse structurée en trois essais qui s’inscrit dans le cadre de l’économie monétaire et des travaux visant à promouvoir l’inclusion financière. Cette étude analyse principalement la relation entre l’inclusion financière et les conditions de vie dans l’espace UEMOA, sur la période de 2009 à 2021.

Enfin, Kouassi Yao Martial avec sa thèse : « Convergence nominale et croissance économique des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) » a convaincu le jury présidé par Abou Kane, professeur titulaire, de l’Université Cheikh Anta Diop, Dakar au Sénégal.

L’objectif général de sa recherche était d’analyser l’état de convergence nominale au sein de la CEDEAO, et de vérifier, si cette convergence, par l’entremise de la politique monétaire et de la politique budgétaire, conduit-elle à une croissance économique. Cette étude porte sur les pays de la Cedeao de 2010 à 2020. Une bonne moisson qui traduit le travail de qualité effectué par ces chercheurs et leurs encadreurs.

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