11142018Headline:

A cinq jours de la fête de Tabaski, d’importantes mesures contre la hausse des prix arrêtée au marché de bétail de Port-Bouët.

Chaque année, ce sont 65 000 têtes de mouton qui sont importées en Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête de la Tabaski (Aïd El Kébir). Mais cette année particulièrement, il y a de fortes chances que ce nombre atteigne les 100 000.

C’est ce que pense Issiaka Sawadogo, président de la Confédération des fédérations nationales de la filière bétail viande de l’Afrique de l’Ouest (Cofenabvi-Ao), au regard de l’engouement qu’il a constaté de la part des importateurs ivoiriens et de leurs partenaires. Il était lui-même, mercredi 15 août 2018, sur le terrain, au marché à bétail de Port-Bouët, pour voir l’ambiance qui y règne. Cela en compagnie des présidents de la Fédération nationale des coopératives de la filière bétail-viande de Côte d’Ivoire (Fenacofbvi-Ci) et de la Fédération nationale des acteurs de commerce de Côte d’Ivoire (Fenacci).

« En Côte d’Ivoire, les gens achètent beaucoup les bêtes. Donc, chaque année, je suis là pour vendre bétail », a confié Abib Touré, un exportateur malien qui assistait au déchargement de ses bêtes sur le site du marché à bétail de Port-Bouët. Ce mercredi, en effet, les différents enclos semblaient déjà pleins alors que le marché continuait d’être ravitaillé. Pendant que des camions sortaient du site, d’autres faisaient leur entrée, déchargeant leur contenu.

« Les moutons sont là. D’autres continuent d’arriver. Nous avons déjà dépassé les 65 000 têtes que nous importions en Côte d’Ivoire chaque année. Jusqu’à ce qu’on arrive au jour de la fête, on atteindra les 100 000 têtes », a soutenu Issiaka Sawadogo, président de la Cofenabvi-Ao. Après avoir relevé le défi de la disponibilité du bétail, les acteurs de la filière, inscrits dans la vision de la lutte contre la vie chère promue par le gouvernement à travers le ministère en charge du Commerce, ont pris l’engagement d’adresser la question plus spécifique des prix. « Nous avons pris toutes les dispositions en amont comme en aval afin qu’à aucun moment, on ne parle de manque de bétail qui pourrait entraîner une hausse des prix. Nous rassurons les Ivoiriens pour dire que les prix sont abordables. Il y en a pour toutes les bourses. Il suffit qu’ils viennent au marché à bétail pour s’en rendre compte », a souligné M. Kouadio Konan, président de la Fenacofbvi-Ci. Il a fait savoir qu’une subvention de 50 millions de Fcfa a été débloquée au profit des chargeurs (de camions de transport du bétail). Ce qui va favoriser un approvisionnement plus fluide de la Côte d’Ivoire en bétail.

C’est dans le but de s’assurer justement de l’impact réel des dispositions arrêtées sur le prix des bêtes, à cinq jours de la fête, que le président Farikou Soumahoro, de la Fenacci, a effectué le déplacement du marché à bétail. Ses propos à l’endroit des consommateurs est que la Fenacci travaille désormais en étroite collaboration avec tous les acteurs de la filière. Le but étant d’assurer la veille des prix de sorte à garantir aux consommateurs qu’ils paient le juste prix.

Soulignons qu’une semaine auparavant, le ministère du Commerce, par le biais de la Direction générale du commerce intérieur, a échangé avec les acteurs de la filière bétail. Plusieurs décisions ont été arrêtées à l’issue de cette rencontre dont l’objectif est de mettre les acteurs d’accord sur la nécessité de ravitailler, sans difficulté, le marché durant la période de la Tabaski. Au nombre de celles-ci, la suspension des questions liées à l’assurance (au profit des bouviers) qui fait grand bruit présentement dans le milieu. Certains n’en voient pas le bien-fondé, d’où leur opposition.

Elysée LATH

imatin.net

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