11192018Headline:

Abidjan: Les sociétés publiques sous le poids de la dette, selon le FMI.

L’endettement est visiblement le jeu favori des sociétés publiques. Tel est l’amer constat réalisé par Céline Allard, chef de mission du FMI lors de son séjour à Abidjan.

A quoi sert donc l’Inspection générale d’Etat (IGE) si la gestion des sociétés publiques ivoiriennes échappe à son contrôle ? Cette préoccupation est d’autant plus intrigante que les sociétés d’Etat croulent sous le poids d’une dette qui risquent d’entrainer leur faillite si l’on n’y prend garde.

Cette révélation a été faite par la mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné en Côte d’Ivoire fin septembre à début octobre. Après deux semaines de mission à Abidjan, la cheffe de cette mission, Céline Allard, avait indiqué que la Côte d’Ivoire était sous de « bonnes perspectives économiques ».

Cependant, l’émissaire de Christine Lagarde, directrice du FMI, avait pris soin de signer avec la partie ivoirienne une convention en vue de préserver la « viabilité de la dette ». En effet, au cours de cette mission, les comptes de plus de 80 entreprises publiques ivoiriennes ont été épluchés par les envoyés de l’institution de Bretton woods. Le constat est on ne peut plus effarant.

Les vingt premières d’entre elles, dont la Société ivoirienne de raffinage (SIR), la compagnie aérienne Air Côte d’Ivoire et Côte d’Ivoire Energies, toutes dirigées par barons du régime d’Alassane Ouattara, cumulent une dette d’environ 422 milliards de FCFA.

Les directeurs généraux de ces structures étatiques semblent pourtant bénéficier d’une protection au sommet de l’Etat qui leur fait échapper à tout contrôle de l’IGE.

Notons qu’en août 2017, Mme Massandjé Touré-Litsé, la directrice générale du Conseil du Café Cacao (CCC) d’alors avait été limogée de ce poste pour mauvaise gestion. Mais en dépit de la nomination d’Yves Brahima Koné à la tête de l’organe de gestion de la filière cacaoyère, rien ne s’est encore arrangé.

Le Président Alassane Ouattara va-t-il mettre de l’ordre, les jours à venir, dans ces sociétés d’Etat qui courent tout droit vers la banqueroute ?

jeune afrique

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