10052022Headline:

Afrique subsaharienne : « Une augmentation du coût de la vie et du taux de pauvreté sont à craindre »

Selon les récentes estimations du FMI, la crise ukrainienne a entraîné un « essoufflement » de la croissance au sud du Sahara. Un choc qui ne pouvait survenir à moment plus délicat pour les États et les populations de la région. Les explications de Papa N’Diaye, du département Afrique du Fonds.
Un commerçant se sert d’une calculatrice pour évaluer le montant d’un paiement sur un marché de Lagos, au Nigeria, le 22 avril 2022. L’étranglement des chaînes d’approvisionnement, dû en partie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et l’augmentation de près de 100 % des prix de l’essence cette année, exercent une pression à la hausse sur la plus grande économie d’Afrique.

Après un rebond de l’activité économique plus fort que prévu au cours des derniers mois de 2021, l’Afrique subsaharienne subit depuis la fin de février le contrechoc de la crise ukrainienne, dont les effets se font ressentir autant dans les comptes des Banques centrales que dans le « panier de la ménagère ». Pour ne rien arranger, cela se produit alors que les capacités d’intervention des pays de la région sont déjà exsangues, après deux ans de lutte contre la pandémie de Covid-19 – crise à la fois sanitaire et économique – qui ont pesé sur les finances publiques et aggravé l’endettement des États.

Quelles réponses peuvent apporter les gouvernements africains ? Sur quelle aide peuvent-ils compter ? Est-ce le retour de « l’austérité budgétaire » dans la région ? Pour réponse à ces questions, Jeune Afrique a interrogé Papa N’Diaye, chef de division au sein du département Afrique du FMI, qui a notamment supervisé la nouvelle édition du rapport « Perspectives économiques régionales » sur l’Afrique subsaharienne, sous-titré « Un nouveau choc et une faible marge de manœuvre », qui vient d’être rendu public.

La nouvelle édition de « Perspectives économiques régionales » consacrée à l’Afrique subsaharienne et publiée aujourd’hui, 28 avril 2022, présente des résultats paradoxaux. D’un côté, une réévaluation à la hausse des indicateurs économiques pour 2021 et, de l’autre, une estimation des perspectives qui semble plus pessimiste pour cette année. Comment l’expliquez-vous ?

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