09252017Headline:

Agrobusiness/une épine dans le pied du Trésor Public ivoirien/ce qui se passe pour le remboursement

Le remboursement prévu par le Trésor public ivoirien aux souscripteurs des entreprises d’Agrobusiness ne semble pas convenir à ces derniers.
Après le mouvement de mécontentement du samedi dans les environs du centre commercial Sococé, aux Deux Plateaux qui a conduit à une intervention de la police, ce lundi matin, toute une rue de la commune du Plateau est restée occupée par environ 200 personnes. Devant le guichet unique de la cellule d’information des opérateurs Economiques du Ministère du Budget et des Finances, un dispositif de police est déjà en place.

Les contractuels des maisons de placement d’argent se sont mobilisés pour montrer leur désaccord au gel de leurs comptes et à la prise en mains financière de leur problème par le Trésor Public.
« D’un, nous sommes contre ce recensement du Trésor parce que l’Etat dit que tous les souscripteurs ne seront pas remboursés. De deux, nous réclamons nos RSI. Et, pour avoir nos retours sur investissement, il faudrait en trois,  que les responsables des maisons d’agrobusiness soient relaxés qu’ils remboursent tous ceux des souscripteurs qui ont les documents, soit 250 milliards FCFA », résume rapidement la situation Blédy Diane, souscripteur de monhévéa.comet membre du Siiabci, Syndicat des investisseurs indépendants d’Agrobusiness en Côte d’Ivoire.

Notre interlocutrice raconte que « Ce matin, dans Le journal  Allô Police, il est écrit que  tous les souscripteurs ne seront pas remboursés.  L’Etat, en voulant nous aider, nous enfonce dans les problèmes parce qu’il ne satisfait pas tout le monde » fait savoir Blédy Diane. Elle nous ramène par la suite vers le dernier communiqué de  la Direction de monhévéa.com sur Facebook.

« Monhevea.com réitère sa volonté de payer les retours sur investissements jusqu’au dernier client. (…) Nous venons vous informer que nous ne nous sentons pas concernés par l’appel du Trésor public. Restez à l’écoute pour plus d’informations ces jours-ci » lit-on dans ce communiqué qui ne donne aucune autre précision sur le signataire et le mode de remboursement.

Ce message de la direction est le même chez les autres maisons d’agrobusiness,soutient Jack, actionnaire à Agro Finances. Il amplifie le dilemme chez d’autres simples souscripteurs.

« Le produit des maisons d’Agrobusiness a été applaudi à l’hémicycle. Depuis longtemps tout se passe bien. Nous voulons une table ronde pour tous les gestionnaires, l’Etat, les banques et le Trésor pour qu’une solution soit adaptée. Sinon on est venu faire barrage à l’Etat qui ne dispose pas de nos contrats et qui veut nous rembourser seulement le tiers des investissements. Nous demandons à l’Etat de libérer et dégeler les comptes des patrons,mais aussi, de faire des réformes comme au Ghana et au Nigéria pour que tout le monde soit satisfait » recommande ce souscripteur.

Même son de cloche chez Philippe Kan, souscripteur d’Agronomix et de Jean, un acquéreur à Agrocash. Venu de Cocody, le gel des comptes à créer chez Philippe la fermeture de ses deux entreprises ainsi que le chômage de ses employés. « On nous parle de blanchiment et de détournement,de schéma Ponzi. Mais, si on stoppe les souscriptions on ne pourra plus payer. On veut que l’Etat se retire, s’il ne veut pas prendre en compte tous les souscripteurs. Il a été dit 36000 mais nous sommes 200 000 personnes ».

Pour Jean qui assure être entré dans les locaux du Trésor pour l’enregistrement, le document n’a aucun sticker et les questions ne répondent pas aux besoins. Pour lui, « l’Etat veut faire un braquage pour régler ses autres problèmes du budget et des finances ». Comme les autres, il voudrait que l’Etat collabore avec les responsables des maisons d’Agrobusiness en Côte d’Ivoire.

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

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