05282017Headline:

Brexit: Quels impacts sur la Côte d’Ivoire ? -Explication!

cacao prix

Interrogée par The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique), l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered Razia Khan a estimé, jeudi, que les conditions de financement sur les marchés internationaux « déjà difficiles, le deviendraient encore davantage ».

De nombreux accords commerciaux entre le Royaume-Uni et des pays africains devront probablement être renégociés puisqu’ils ont été conclus via l’UE. Même si les principaux pays qui seront affectés sont l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, l’Angola, le Kenya, le Ghana et le Sénégal, qui selon Barclays, concentrent 80% des exportations britanniques en Afrique subsaharienne, les répercussions pourraient se ressentir sur l’économie ivoirienne.

En effet, selon le site zonebourse.com, le cacao dont la Côte d’Ivoire est première productrice “reste sur une tendance haussière au lendemain du vote sur le Brexit en Grande-Bretagne”.

Le cacao est sur une tendance haussière depuis le début de l’année, reflétant les inquiétudes sur l’approvisionnement créées par la sécheresse qui touche les producteurs clés en Afrique de l’Ouest.

En Côte d’Ivoire, “l’été chaud et sec a stressé les arbres plus qu’à la normale et pourrait même avoir affecté le potentiel de production”, selon les experts de Commerzbank.

Mais, “les mouvements récents des prix du cacao ont surtout reflété les changements d’opinions et les mouvements des taux en amont du vote” du Brexit, a expliqué à l’AFP Sébastien Marlier, analyste matières premières chez The Economist Intelligence Unit, ajoutant que “le cacao est l’une des matières premières les plus exposées au Brexit”, car les échanges sont cotés en Grande-Bretagne (en livre sterling) et aux Etats-Unis (en dollars américains).

Pour lui, la volatilité liée au Brexit est susceptible de fortement toucher les prix du cacao à court terme avec un marché londonien impacté par la dépréciation de la livre sterling.

Le cours du cacao est ainsi monté vendredi à Londres jusqu’à 2.325 livres, un maximum depuis le 8 mars 2011, tandis qu’il avait atteint jeudi à New York jusqu’à 3.190 dollars, un maximum en sept semaines, avant de fortement décrocher vendredi.

Didier McDonald/

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