10232017Headline:

Can 2017/ Après la grosse désillusion, les éléphants rentrent avec la honte« Que reste-t-il des 4 milliards Frs Cfa de l’etat ? »

Après la grosse désillusion, il est légitime de s’interroger sur l’utilisation des 4 milliards Frs Cfa dégagés au profit des pachydermes ivoiriens avec pour objectif de conserver le titre de champion d’Afrique. D’autant que le contrat n’est pas rempli et que des bruits de bottes associés à une grève des fonctionnaires paralysent le pays depuis trois semaines.

Tandis que le montant qui revient au vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 s’élève à 2 milliards Frs Cfa, le gouvernement ivoirien, par pure prestige a octroyé la bagatelle de 4 milliards Frs Cfa aux Eléphants. « L’État respectera ses engagements vis-à-vis de la Fédération Ivoirienne de Football afin que l’équipe nationale se déplace pour défendre son titre », rassurait François Albert Amichia, le ministre ivoirien des Sports. Le nouveau budget de la sélection ivoirienne a connu une hausse d’environ 400 millions de F CFA par rapport à l’édition 2015.

Hélas, après une préparation à Abou Dhabi (capitale des Emirats Arabes Unis) pour une compétition qui se déroule en Afrique, au Gabon, les pachydermes ivoiriens n’ont pu respecter le tiers du contrat. Pis, ils ont commis le crime de lèse-majesté en tombant dans les phases de poules. Ce qui remonte en 2002.

« Renvoyez le reste de notre argent »

En lieu et place du camp militaire de Zambakro où le général Robert Guei avait envoyé la sélection ivoirienne en 2000 pour des cours accélérés de civisme, il est préférable que la FIF restitue les biens du contribuable ivoirien. D’autant que le gouvernement ivoirien qui d’ordinaire  ne lésinait point sur les moyens, est secoué par une vague de revendications salariales qui essaiment le pays. Entre le marteau et l’enclume, il doit trouver 270 milliards Frs Cfa pour les fonctionnaires. Si les 4 milliards Frs Cfa constituent une goutte d’eau dans cet océan, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent apaiser les gendarmes entrés en mutinerie depuis trois semaines. La Fédération, le ministère et même l’Etat ivoirien feraient ainsi preuve de bonne gouvernance plutôt que d’observer la loi de l’omerta et de voir cette manne financière se dissiper dans les brumes du pouvoir.

imatin

 

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