11202018Headline:

Côte d’Ivoire: Circulation routière, des révélations sur les nouveaux péages qui serons bientôt ouvert.

A l’occasion d ‘une visite effectuée avec des experts marocain de la Société nationale des autoroutes du Maroc pour examiner l’autoroute du nord et répondre à son amélioration en terme d’entretien, d’automatisation de péage, de sécurité et d’ouvrages annexes pour le confort des usagers.

Sur l’objet de la visite du jour, le chef de la délégation marocaine, Sikal Omar, directeur général délégué de la Société Adm, filiale de la Société nationale des autoroutes, a expliqué qu’il s’est agi d’examiner les routes et plus spécifiquement les chaussées afin de proposer des solutions efficaces pour remédier aux problèmes qu’elles rencontrent. Il a en effet insisté sur la nécessité de répondre au plus vite aux différents problèmes qui y sont constatés pour éviter qu’ils s’aggravent et que les coûts de réhabilitation en soient multipliés. S’agissant du cas particulier des chaussées visitées, il a fait savoir qu’elles présentaient des fissurations dus au temps. Lesquels seront surement pris en charge dans le cadre de ce vaste programme de réhabilitation engagé par le gouvernement à travers le Fer. Le péage lui aussi, fera l’objet d’améliorations. « C’est le système qu’il faut avoir maintenant il y a des axes d’amélioration. », a confié l’expert dont le choix a été justifié par la grande expérience en matière de gestion des routes avec quelques 1800 km d’autoroutes contre trois milles pour la Côte d’Ivoire. Cette expertise ajoutée à l’étude effectuée par le Laboratoire du bâtiment et des Travaux Publics (LBTP) devrait permettre d’améliorer la stratégie de gestion des routes pour offrir aux populations un plus grand confort sur les axes.

Equation. Bien que le budget mis à la disposition de son institution soit conséquent et en constante hausse, le Dg du Fer a fait remarquer qu’il reste en deçà des besoins enregistrés dans le domaine. Notamment au regard du retard enregistré dans le secteur au cours de la décennie de crise. Bien que les postes de péage rapportent annuellement quelques 10 milliards de F Cfa, ces ressources, à en croire Lanciné Diaby ne permettent pas de compenser véritablement le gap. Cela, d’autant plus que ces ressources sont principalement utilisées pour le remboursement des prêts contactés pour la réhabilitation d’autres axes en l’occurrence le tronçon Abidjan-Singrobo réalisé en 2014 et d’autres points relatifs à la gestion des routes. Autant de défis qui, à en croire le responsable du Fer devraient progressivement trouver des réponses avec l’accroissement des ressources à travers les postes de péage comme celui de Grand-Bassam. « Avec l’autorisation d’ouvrir le péage de Grand-Bassam que nous avons maintenant et aussi toutes les routes qui vont être réhabilitées, ces dernières années, nous allons installer des postes de péage. Ceci permettra d’augmenter ces ressources pour que le rattrapage à faire dans le domaine de l’entretien routier soit fait et que cela puisse nous permettre d’être à un bon niveau d’infrastructure dans la sous-région », a-t-il rassuré.

Pour l’ouverture tardive des postes de péage de Thomasset et Moapé, le directeur du Fonds l’a justifié par la désuétude des équipements acquis pour les péages mis en service en 2014 à Attingué et à Singrobo ainsi que d’autres difficultés de gestion qui ont dû être résolus et les équipements remplacés de même que ceux de Thomasset et Moapé. Toutefois, a-t-il appris, ces péages seront ouverts dès le début de l’année 2019. « Vous avez remarqué la réhabilitation physique des équipements à Thomasset et à Moapé. Dès le mois prochain, les équipements seront installés et il nous reste des efforts à faire dans le domaine des routes pour que l’ouverture soit effective. Dès le début de l’année 2019, Thomasset et Moapé seront ouverts au péage après que nous ayons commencé la route Thomasset Agbioville », a signifié le patron du Fer. Sur le coût des équipements il a fait cas d’un investissement supplémentaire de 3 milliards de F Cfa qui, ajoutés aux matériels acquis pour le poste de péage de Grand-Bassam (pas encore ouvert alors) ont permis la réhabilitation des 4 postes de péage d’Attingué, de Singrobo, de Thomasset et de Moapé.

Occupation anarchique. Concernant l’occupation du domaine public, le Directeur général du Fonds d’entretien routier a tenu à apporter des précisions. En effet, a-t-il souligné, l’emprise d’autoroute part de 100 m de l’axe de l’autoroute de part et d’autre quand nous sommes en ville mais également 500m dans les périurbains et de 1 km dans les zones rurales et en rase campagne. Aussi, a-t-il indiqué, les entreprises ou particuliers qui ne respecteraient pas cette limite, sans aucune autorisation particulière, s’y verraient contraints. « Je voudrais annoncer, après l’accord du ministre de l’Equipment et de l’entretien routier, qu’un cabinet est commis pour répertorier toutes les entreprises installées dans ces domaines et celles-ci vont devoir être aux normes. Parce qu’il y a malheureusement des entrées et des sorties sauvages qui peuvent provoquer des accidents mais il y a également des droits d’occupation des domaines publics qui vont être prélevés à compter du 1er janvier 2019. Donc nous allons également prendre des dispositions avec nos amis marocains pour qu’effectivement, le Fonds d’entretien routier puisse s’équiper conséquemment pour pouvoir faire le suivi du domaine public », a expliqué M. Diaby. Qui a annoncé la mise en place prochaine d’une brigade autoroutière qui sera en charge de la gestion de tels cas en procédant entre autres à l’arrestation des contrevenants. « Maintenant, nous allons sévir et tous ceux qui sont dans l’emprise de l’autoroute bientôt vont devoir s’acquitter des commodités de gestion puisque ce sont des occupations temporaires. (…) Ce que nous observons, c’est qu’il y a une période de sensibilisation qui commence à partir de maintenant mais nous enverrons des équipes pour les sensibiliser et dès janvier 2019 nous allons commencer à sévir. S’il faut empêcher l’accès à l’autoroute à certaines personnes qui sont dans le domaine, on le fera. S’il faut les déguerpir faute des documents, nous le ferons. », a-t-il averti.

Se satisfaisant de ce qui a étén jusque-là réalisé par le Fonds, M. Diaby n’a tout de même pas manqué d’assurer de la poursuite des chantiers. D’ailleurs, a-t-il confié, la réhabilitation des routes au-delà d’Abidjan et d’autres localités va s’étendre à l’ensemble du pays. Les équipements de péage seront tous mis à jour tout comme ceux des postes de pesage de l’axe San Pedro qui seront eux aussi ouverts.

Alassane SANOU

 

linfodrome.com

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