05242017Headline:

Cote d’Ivoire: dettes lourdes et impayées, les fournisseurs portent plaintes contre le gouvernement

Kablan Duncan

Les fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire sont mécontents. Agacés face au retard accusé par le Trésor public dans le paiement de leurs dettes, ils ont décidé lors d’une réunion tenue le lundi 4 avril 2016 à Abidjan, de porter plainte contre le gouvernement Duncan si rien n’est fait d’ici à fin avril 2016.
Les opérateurs économiques regroupés au sein du Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (Synafeci), veulent prendre leur destin en main. Ils ont, lors d’une rencontre initiée à la Chambre de commerce et d’industrie du Plateau, échangé sur l’avenir de l’entreprenariat en Côte d’Ivoire. Face au non-paiement de leurs différentes factures. Le Synafeci dit ne pas comprendre l’attitude des autorités. « C’est plus de 600 milliards de FCFA que l’Etat nous doit aujourd’hui.

Les factures de 1997 à 2010 et celles de 2011 à 2015 auditées par l’Inspection Générale des Finances (IGF) non encore budgétisées et non payées à ce jour, le non-paiement des factures en alimentation, les impayés des maisons baillées et le non-respect du délai de paiement des factures en instance de règlement au Trésor Public. Voici là, ce qui motive la plainte que nous pourrons porter contre le gouvernement dirigé par Daniel Kablan Duncan, si évidement rien n’est fait pour régler notre problème », a indiqué Gré Faustin, président du Synafeci. Selon les organisateurs, cette rencontre visait également à faire des propositions d’une nouvelle collaboration entre les organisations professionnelles du secteur privé ivoirien et le gouvernement. Dans ce sens, le syndicat a exprimé son opposition de maintenir Jean Kacou Diagou comme représentant de la Confédération générale des grandes entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci) auprès du gouvernement. A en croire ces syndicalistes, la Cgeci n’est pas une organisation du secteur privé donc elle n’est pas habilité à représenter et parler au nom de tous les opérateurs économiques parce qu’elle ne défend pas selon lui, les intérêts des entreprises privées ivoiriennes.

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