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Côte d’Ivoire: La lutte contre la déforestation, un des projets phares du programme

La lutte contre la déforestation, un des projets phares du programme
Le Comité national et le Comité technique interministériel de la Réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) ont validé le jeudi 19 Juillet 2018 à Abidjan le R-Package, Rapport d’évaluation de la phase de préparation au mécanisme.

Le Secrétariat exécutif permanent de la l’organe de la lutte contre la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts a conduit des séances d’évaluation de la mise en œuvre du plan de préparation de ce programme en Côte d’Ivoire du 12 au 17 juillet 2018 avec la participation du Corps préfectoral, des directions et représentations régionales, des élus locaux, des autorités traditionnelles et guides religieux, de la Société civile, du secteur privé, des médias, des centres de recherche et universités et des communautés locales. Le Programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la Côte d’Ivoire sera soumis, en effet, aux partenaires techniques et financiers, avant d’être finalisé en septembre 2018, révèle le Secrétaire exécutif permanent. D’ores et déjà, quatre régions ont été identifiées pour la phase de démarrage du processus selon Colonel Kouamé Ahoulou Ernest. Il s’agit des régions du Guemon, du Cavally, de San-Pedro et de la Nawa. Ainsi, le pays devrait pourvoir mobiliser plus de 200 millions de dollars, soit près de de 112 milliards de F CFA pour la mise en œuvre de ce programme.

La Côte d’Ivoire, faut-il le noter, a été acceptée en octobre 2015 dans le pipeline du Fonds Carbone du Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) et prépare actuellement un Programme de Réduction des Emissions du secteur agricole au Sud-Ouest du pays autour du Parc national de Taï pour le paiement des futures réductions d’émissions par ce Fonds Carbone.

Les conclusions de l’évaluation de la phase préparatoire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts fourniront au Fonds carbone les renseignements supplémentaires dont il a besoin pour vérifier que le programme de réduction des émissions est compatible avec les activités nationales de préparation à la REDD+, et que les activités de ce programme de réduction des émissions répondent aux exigences relatives aux mesures de sauvegardes. Ces politiques dites « de sauvegarde » ont pour but d’identifier, d’éviter et de minimiser les préjudices éventuels pour les populations et l’environnement, selon les données de la Banque Mondiale.

Le plan de préparation au mécanisme réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts de la Côte d’Ivoire, approuvé en 2014 par le Comité des participants du Fonds de carbone forestier (FCPF) et par le Conseil d’orientation de l’ONU-REDD a permis la mise à disposition des financements à hauteur de 5 millions de dollars américains, soit 3 milliards de F Cfa, pour mener la phase de préparation.

A la suite d’une première évaluation de ce processus de préparation en Mai 2016, la Côte d’Ivoire a mobilisé des financements additionnels du Fonds de Préparation du FCPF d’un montant de 5 millions de dollars américains soit au total 10 millions de dollars (6 milliards de f Cfa).

Ces financements permettent de finaliser la phase préparation et d’opérationnaliser les outils de mise en œuvre du programme en Côte d’Ivoire.

Les forêts ivoiriennes sont passées de 16 millions d’hectares en 1900 à 3,4 millions d’hectares en 2015, soit plus de 75% en moins d’un demi-siècle.

Les efforts en cours s’inscrivent dans l’optique de contribuer à la lutte mondiale contre le changement climatique et surtout pour la restauration de son couvert forestier de 20% d’ici 2030. Pour la mise en œuvre de son plan de préparation, le pays a bénéficié de l’appui de plusieurs parenaires financiers dont la Banque Mondiale, l’Union européenne (EFI), l’IRD et l’AFD.

Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable est en charge du pilotage du processus national au travers d’une Commission nationale, un comité technique interministériel et un Secrétariat Exécutif Permanent pour la REDD+.

 

linfodrome.com

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