04212019Headline:

Côte d’Ivoire: Les dirigeants portent plainte contre les producteurs de café et cacao d’avoir extorquer 260 milliards de Fcfa .

Le Syndicat des sociétés coopératives et acheteurs du Grand-Ouest (Syscoop-Ago) a organisé une conférence de presse le samedi 5 janvier 2019. Dans la déclaration du président exécutif dudit syndicat, Tia Marcel, dont Linfodrome a reçu copie ce lundi 7 janvier 2019, les dirigeants dénoncent une extorsion de 260 milliards de Fcfa aux producteurs.

Les producteurs de café cacao membres du Syndicat des sociétés coopératives et acheteurs du Grand-Ouest (Syscoop-Ago), sont très remontés contre les dirigeants de la filière café cacao. Au cours de la conférence de presse organisée le samedi 5 janvier 2019, ils ont dénoncé des problèmes liés à la certification du café et du cacao, ainsi que la mévente de leurs produits agricoles.

Le président exécutif du Syscoop-Ago, Tia Marcel a souligné que les producteurs de café cacao de Côte d’Ivoire sont grugés chaque année à travers des « pseudos programmes de certification ». Il s’est interrogé sur la diminution de plus de la moitié, ces dernières années, des primes de certification qui, dira-t-il, dépassaient les 100 Fcfa/Kg, il y a un peu plus de cinq ans. « Nous avons des preuves avec des cabinets de certification que plus de 260 milliards de Fcfa ont été extorqués aux producteurs », a-t-il déploré.

La question de la mévente des produits agricoles a été au centre des préoccupations des producteurs. Ils ont dénoncé le fait que depuis la campagne agricole 2016-2017, les agriculteurs de Côte d’Ivoire dans leur ensemble traversent des moments très difficiles. « Ce qui entraîne la non scolarisation de nombreux enfants des agriculteurs. Une bonne partie de la récolte du café de la campagne dernière (2017-2018) est restée entre nos mains jusqu’à l’ouverture de la nouvelle campagne 2018-2019 depuis le 24 décembre dernier. Et personne ne s’en soucie et n’en parle », a déploré le président exécutif du Syscoop-Ago.

Il a souligné également que depuis bientôt deux ans, la noix de cajou connait les mêmes problèmes de commercialisation sans qu’une solution ne soit trouvée jusqu’à ce jour. « Nous ne pouvons pas oublier également les graves problèmes que connaît la filière hévéicole ainsi que les nombreuses difficultés liées à la commercialisation du vivrier en Côte d’Ivoire », a-t-il précisé.

Suite à une concertation avec le président du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synap-Ci), Tia Marcel a demandé aux agriculteurs d’être prêts les jours à venir, afin d’être situés sur la conduite à tenir face aux difficultés évoquées.

Linfodrome.com

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