03272017Headline:

Côte d’Ivoire –Scandale/Un Bilan financier catastrophique « La SIR au bord de la faillite »/Les raisons

M_Bendjo

Affirmer que le plus grand groupe industriel de Côte-d’Ivoire, La Société ivoirienne de raffinage [SIR] est dans de beaux draps, est un secret de polichinelle.

En effet, la compagnie jusqu’en 2011 «excédentaire», présidée aujourd’hui par le «sulfureux» maire de la commune du Plateau à Abidjan, Noël Akossi Bendjo [PCA] et dirigée par Thomas Camara [DG], a accusé des pertes sèches de 65 milliards de Fcfa au compte de l’exercice 2014, à en croie La lettre du continent dans sa dernière édition Nr. 718 du 25 novembre 2015. Le drame ne s’arrête pas là, car les dettes bancaires sont aujourd’hui évaluées à un montant de 117 milliards de Fcfa. La SIR a toujours selon la LC, introduit une demande de report à janvier du remboursement prévu en novembre d’un prêt de 35 milliards de Fcfa contracté auprès de Ecobank.

La SIR et le ministère du Pétrole et des Energies contactés par Connectionivoirienne.net le 26 novembre 2015 n’ont pas souhaité faire de commentaires.

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Les problèmes de la SIR ont commencé après la rupture des relations avec l’Angola, décidée pour des raisons politiques par le régime Ouattara après la chute du «camarade Gbagbo» de Eduardo Dos Santos. La Sonangol, société d’Etat angolaise qui détient encore «formellement» un peu plus de 20% des parts de la SIR, s’est vue contrainte par le ministre Adama Toungara de revoir ses ambitions à la baisse. La perte du marché angolais qui en résultera fut en effet un coup dur pour la SIR.

De nombreux observateurs soupçonnent le régime «néolibéral» d’Alassane Ouattara de vouloir pousser à la vente des 47% des parts de l’entreprise encore détenues par l’État de Côte-d’Ivoire, principalement à hauteur de 45,74% à travers laPetroci [en difficulté financière aussi]. Aujourd’hui la SIR achète essentiellement le brut nigérian qu’elle ajoute à la production nationale.

La Société ivoirienne de raffinage est équipée de deux unités de distillation atmosphérique de 75 000 barils par jour et d’un hydrocraqueur de 18 000 barils/ jour. Elle traite aujourd’hui 3,8 millions de tonnes par an, contre 700 000 tonnes en 1965. « Si son chiffre d’affaires est impressionnant à l’échelle du pays – 1 608,5 milliards de F CFA (2,4 milliards d’euros) en 2012 -, ses marges extrêmement réduites ne lui permettent pas de s’autofinancer. », écrivait Jeune-Afrique il y a un an de cela. L’Etat de Côte-d’Ivoire reste devoir plus de 50 milliards de Francs CFA à la compagnie.

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