10212018Headline:

Croissance inclusive, la proposition du Fmi! Tout sur l’institution du secteur bancaire.

Le dernier rapport du Fonds monétaire international (Fmi) sur l’économie ivoirienne marque un point sur le maintien de la croissance nationale. Ainsi, le rapport fait des propositions pour permettre l’atteinte de cet objectif.

A en croire les experts de l’institution qui ont procédé récemment à la révision de la revue annuelle de l’économie ivoirienne, le principal défi de la politique économique ivoirienne reste le maintien de la dynamique de croissance dans laquelle elle s’est inscrite ces dernières années tout en maitrisant la gestion des finances publiques. Laquelle a montré ses limites et tend à s’estomper si certaines réformes ne sont pas initiées « La mise en œuvre de réformes structurelles innovatrices sera nécessaire au maintien du développement au même rythme que dans le passé récent et au partage plus universel des bienfaits de la croissance. (…) Même si la croissance fut impressionnante, en moyenne annuelle de 9 %, la réduction du taux de pauvreté fut modeste et le sous-emploi demeure élevé. Le gouvernement voudrait s’attaquer à cette question en améliorant l’infrastructure publique, bonifier davantage le climat des affaires, affiner le ciblage pour les filets sociaux et étendre leur couverture. », recommandent-ils.

Le rapport souligne les progrès enregistrés par le pays en matière de l’amélioration du climat des affaires notamment dans le domaine agricole. Cependant la gestion de la dette se pose comme une problématique à laquelle le pays doit faire face. En effet, précise le rapport, le statut de pays pré-émergent de la Côte d’Ivoire et les conditions favorables des marchés de capitaux internationaux, ayant accru les options de financement, il importe que la Côte d’Ivoire améliore sa politique de gestion de la dette bien que la situation actuelle soit « considéré comme viable à moyen terme ».

Parallèlement, l’institution financière a averti quant à la nécessité de la maitrise des finances publiques pour lesquelles le gouvernement s’est engagé à s’inscrire dans le plafond (3%) établi par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) en 2019. Selon le rapport, la rationalisation des finances publiques de la Côte d’Ivoire, est d’une importance critique pour la stabilité macroéconomique et monétaire de la région même, au regard de sa place dans l’économie sous-régionale. A ce propos, le Fmi relève tout de même des efforts consentis par le gouvernement qui s’appuyant sur les acquis des reformes budgétaires structurelles améliore l’administration fiscale et la gestion des finances publiques notamment à travers un renforcement des protocoles d’échanges de renseignement entre les agences de perception de recettes.

« Les autorités ivoiriennes affinent les protocoles d’échanges de renseignements entre les agences de perception de recettes, instituent le paiement électronique des impôts, améliorent le suivi des importations, et progressent dans la gestion des ressources humaines et l’analyse du risque. Elles améliorent l’efficacité des dépenses publiques par le biais de la restructuration des entreprises publiques ; elles modernisent les procédures d’appels d’offre pour la passation des marchés publics ; elles améliorent la gestion du risque budgétaire ; et modernisent la gestion de la trésorerie et les opérations du Trésor. », révèlent les experts du Fmi qui n’ont pas manqué de porter un regard sur le secteur bancaire national.

Sur la question la position du Fonds monétaire se veut nuancée. Si la stabilité du secteur se trouve renforcée essentiellement du fait de l’application de nouvelles règles prudentielles, les poches de vulnérabilité demeurent. « Pour assainir davantage le système bancaire, il importe d’appliquer rigoureusement les normes prudentielles au petit nombre restant de banques qui ne les respectent pas », suggèrent le rapport.

 

Avec AIP

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