07152018Headline:

Dégradation prématurée des infrastructures: Un débat de haut niveau se tient à Grand-Bassam

Plusieurs invités de la Banque mondiale et de la Bad réfléchissent sur les infrastructures chèrement financées qui s’abîment prématurément
Il se tient à Grand-Bassam, depuis ce jeudi 21 juin 2018, et ce jusqu’à demain vendredi 22 juin 2018, un débat de haut niveau sur la gouvernance des infrastructures en Afrique. Ce débat de haut niveau réunit à une table ronde, différents participants venus de divers pays représentant des banques multilatérales de développement, du secteur privé, de la société civile, mais aussi du gouvernement ivoirien. Il s’agit, à cette tribune, de réfléchir sur la dégratation prématurée des infrastrutures chèrement financées et les défis de l’amélioration des services en matière de réalisations de ces ouvrages.
La table-ronde régionale de Grand-Bassam, la deuxième après une première, au Cap en novembre 2017, ambitionne de stimuler les investissements dans les infrastructures en comblant les lacunes en matière de gouvernance et en présentant des outils pour une meilleure évaluation des projets, la transparence, l’analyse fiscale et le renforcement des capacités. Elle est organisée conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), et comprend une session politique de haut niveau diffusée sur le Web, des sessions plénières sur des sujets d’actualité, des sessions en petits groupes présentant des études de cas de projets réussis et reproductibles, à l’image du pont Henri Konan Bédié, à Abidjan.

Principale oratrice de la rencontre, Pascale Dubois, Vice-présidente de l’Intégrité au sein du Groupe de la Banque mondiale, en a situé les enjeux. Elle fait noter que jusqu’à présent, c’est le secteur public qui a fourni la majeure partie des investissements dans les infrastructures, compte tenu de leur nature de bien public. Pourtant, les ressources sont mises à rude épreuve dans le monde entier, à mesure que les budgets s’amenuisent. Alors que, dans le même temps, les gouvernements se sont engagés à atteindre les Objectifs de développement durable, qui sont liés de manière très importante aux infrastructures. « Nous devons voir la réalité en face : il est peu probable que le financement provenant des institutions de développement et des bailleurs de fonds suffise à combler le manque d’infrastructures. Nous voulons nous assurer que les projets sont commercialement viables et attrayants pour le secteur privé, qu’ils sont viables sur le plan financier, qu’ils représentent un bon rapport qualité-prix, qu’ils peuvent être mis en œuvre et qu’ils sont achetés et entretenus avec intégrité. », a clairement situé Mme Dubois.

Faut-il le noter, les discussions de groupe, qui vont s’étendre jusqu’à ce vendredi 22 juin 2018, aborderont plusieurs questions pressantes, dont notamment les principaux problèmes de gouvernance et les obstacles qui entravent la réussite des investissements dans les infrastructures, les capacités clés sur lesquelles les gouvernements doivent se concentrer, ce qu’il faudrait inclure dans un plan stratégique pour une vision à long terme des infrastructures, etc.

Outre madame Dubois de la Banque mondiale et M. Guislain de la BAD, qui participe à la rencontre, plusieurs personnalités ont répondu à l’appel de Grand-Bassam. On note, entre autre, des ministres venus du Niger, du Congo, de la Centrafrique, et des membres du gouvernement ivoirien, ainsi que des organisations, telle la Fondation Konrad Adenauer.

 

 

imatin.net

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