12102018Headline:

Dette intérieure : Des fournisseurs de l’Etat saisissent le président de la République

Dans une lettre ouverte qu’ils ont transmise au président de la République, Alassane Ouattara, les fournisseurs de l’Etat réunis au sein du Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (Synafeci) ont invité le numéro 1 ivoirien à se pencher sur le paiement des dettes contractées entre 1997 et 2017. Dans le document dont nous vous livrons la substance, ils se disent prêts à faire des propositions en vue de cette dette.

Lettre ouverte au Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA,

Son Excellence Monsieur le Président, le Syndicat National des Fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire ‘‘SYNAFECI’’, organisation syndicale des chefs d’entreprises, vient très respectueusement par cette lettre ouverte auprès de vous pour vous informer de la situation chaotique des fournisseurs de l’Etat dûe au non-paiement de leurs factures.

1-      De quoi s’agit-il ?

En effet, de 1997 à 2020 et de 2011 à 2017, la majorité des fournisseurs de l’état de Côte d’Ivoire ont fourni diverses prestations aux différentes structures étatiques nationales, c’est-à-dire, les institutions, les ministères y compris leurs démembrements.

Les fournisseurs de l’Etat soucieux de soutenir les services de l’administration ivoirienne pour qu’elle apporte un bien-être à la population, se sont engagés à satisfaire les besoins en fourniture, matériel, immobilier…etc. que leur ont commandé les ordonnateurs et administrateur de crédit au compte de l’Etat Ivoirien.

Et toutes ces différentes prestations fournies par les fournisseurs de l’Etat ont été utilisées ou sont en train d’être utilisées encore. Cela a permis à l’administration étatique de beaucoup tenir en cette période cruciale où l’argent se fait rare sur le marché.

Pour toutes ces prestations dont les fournisseurs de l’Etat ont eu recours à des prêts pour honorer leurs engagements vis-à-vis de l’Etat, sachez Excellence Monsieur le Président de la République que des preuves matérielles et physiques existent bel et bien. Et personne ne peut le nier ni du côté des ordonnateurs et administrateurs de crédit étatique et leurs collaborateurs en charge de la gestion quotidienne de structure ni du côté des fournisseurs de l’Etat et leurs employés.

La lourdeur administrative qui rythme avec la mauvaise foi et le règlement de compte de certains agents du public, ont poussé ceux-ci à ne pas engager les factures.

Le SYNAFECI a constaté que, pour des raisons qui leurs sont propres, certains agents trainent les pieds, alourdissent leurs bras, réfléchissent peu ou pas du tout

Ils refusent de travailler en ne traitant pas à temps les documents financiers, c’est-à-dire, les factures des prestations fournis par les fournisseurs de l’état.

D’autres agents des services publics dérogent la règle, outre passent leur compétence pour s’ériger en donneurs de fonction ou leçons. Ils se donnent le titre ou la fonction de contrôleur financier pour mener des actions très graves pour salir la réputation de l’administration ivoirienne afin de la retarder.

Alors que la Côte d’Ivoire, notre cher pays avait déjà pris son envol depuis l’ère des indépendances africaines, le 7 aout 1960 pour notre nation.

Ces agents du public font des comptes rendus imaginaires erronés extraordinaires à leurs patrons à propos des prestations fournis ou travaux exécutées en bon et due forme. Ensuite ils sont nommés à des hauts postes de responsabilités.

Et les fournisseurs de l’Etat qui ont investir toutes leurs économies ou se sont endettes pour honorer les commandes de l’Etat ivoirien, n’ont que leurs yeux pour pleurer.

La méchanceté l’inintelligence, le manque de conscience professionnelle, la haine de ces messieurs fonctionnaires de l’Etat, a eu raison des innocents fournisseurs de l’Etat. .

La fabrication accélérée des passifs dans l’administration publique ivoirienne, tue l’économie nationale.

L’attitude néfaste de certaines personnes qui censées travailler pour le public, crée d’énormes désagréments aux fournisseurs de l’Etat,  nuit fortement a l’environnement des affaires et détruit beaucoup trop à l’éclosion de l’économie ivoirienne, prospère jadis.

Au sein de l’administration publique ivoirienne, sont tapis de mauvais ordonnateurs, administrateurs de crédit et leurs collaborateurs.

Ils s’emploient à travailler contre la prospérité des entreprises de Cote d’Ivoire pour alourdir le chômage. Ils ne traitent pas et n’engagent pas les factures des fournisseurs de l’Etat à temps. Ils ne prennent pas en compte les factures des prestations fournies.

Ils n’ont aucune notion de la gestion des deniers publics car sachant très bien que le service étatique qui est sous leurs responsabilités, ne possède pas de budget pour couvrir une dépense d’une prestation commandée à un fournisseur de l’Etat mais ils le font quand même.

Pourquoi engagent-ils des dépenses hors budget parfois et souvent sans couverture budgétaire pour nuire et à l’Etat et aux fournisseurs de l’Etat ? Certains dans leur passation de service avec ceux qui les remplacent, ne mentionnent même pas les dépenses contractées au nom des structures étatiques auprès des fournisseurs de l’Etat.

Ces messieurs en n’obéissant pas aux règles élémentaires de gestion des deniers publics entrainent tout le monde à leur passage à vivre l’anarchie budgétaire.

Ce qui amène à un contrôle rigoureux pour payer la vraie et bonne dépense contractée par l’Etat des années précédentes.

C’est en cela que les audits de l’Inspection Générale des Finances ‘‘IGF’’ sont utiles et bien perçus par tous les fournisseurs de l’Etat.

Depuis la mise sur pied de cette structure qui joue le rôle de gendarme dans la gestion des affaires étatiques et plus particulièrement en ce qui concerne le contrôle, la vérification des prestations fournies par les fournisseurs de l’Etat, le SYNAFECI se réjouit de son travail accompli. L’IGF a toujours fait un très bon travail remarquable pour satisfaire les partenaires naturels et essentiels que sont les fournisseurs de l’Etat.

C’est en cela, sachez Son Excellence Monsieur le Président de la République que le SYNAFECI a encouragé la décision lorsqu’en 2011, vous avez diligenté l’audit des factures impayées de 1997 à 2010 par l’IGF. Et par la suite, également celles de 2011 à 2016.

Le SYNAFECI a beaucoup apprécié votre décision courageuse de faire auditer les factures de dépenses publiques précédentes et actuelles (PPU,…ect).

Pour nous les fournisseurs de l’Etat, la souffrance et le calvaire allaient incessamment prendre fin. Et nous allions faire-face à toutes nos charges fixes, dettes qui donnent l’insomnie et enfin reprendre nos activités.

Nous avons tous fondé notre propre espoir sur cet audit qui permettrait à chaque fournisseur de l’Etat de pouvoir rentrer en possession de son dû après des années d’attente.

Et comme nous l’avons pensé, qu’elle ne fut la grande joie de la grande majorité des fournisseurs de l’Etat, d’être appelés individuellement par l’Inspection Générale des Finances IGF en 2012 pour le dépôt de trois (3) pièces qui sont : photocopie, carte nationale d’identité (CNI), relevé d’identité bancaire (RIB) et photocopie du registre de commerce (RC).

Ces fournisseurs de l’Etat appelés et reçus qui ont tous déposés ces documents aux dirigeants de l’IGF, le paiement de leurs factures auditées et validées devrait se faire par virement bancaire avant deux (2) mois dans la même année 2012. Et ce, à compter de la date de réception des trois (3) pièces.

Cette assurance leur a été donnée par les dirigeants de l’IGF

Et depuis plus rien n’a été payé.

Les questions que nous nous nous posons, est de savoir: où est l’argent ? Qui a pris l’argent ? Pourquoi a-t-on empêché l’IGF de payer les factures auditées et validées ou quelle structure devrait faire le paiement ou à quel niveau se situe le blocage pour ne pas faire le paiement ?

Voilà la vraie réalité des cas des factures de 1997 à 2010 auditées et validées par l’IGF qui ne sont toujours pas payées jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Excellence Monsieur le Président e la République de Côte d’Ivoire, sachez que vos collaborateurs en charge de l’économie et des finances ne vous disent pas la vérité.

C’est la raison pour laquelle certains d’entre eux, calomnient, dénigrent le SYNAFECI à longueur de journée.

Ils reçoivent des personnes aux moralités douteuses pour faire croire à tous qu’ils communiquent avec les fournisseurs de l’Etat.

-Nous portons à votre connaissance qu’à chaque fois que le SYNAFECI pose les vraies problématiques de la dette des fournisseurs de l’Etat à vos collaborateurs, ils font la diversion en faisant des tapages médiatiques pour vous tromper et aussi la population.

Alors que notre objectif en leur disant, trouvons ensemble une solution durable à la dette intérieure, c’est éviter la faillite des entreprises afin de faire face à toutes nos charges fiscales, salariales,… ect.

Il y a beaucoup de problèmes que rencontrent les fournisseurs de l’Etat que nous vous citons :

Menaces physiques, morales, surveillance et suivi quotidiens des membres du SYNAFECI et leurs familles. Pour quelles raisons ?

Non-respect de la date (1 à 90) de paiement des factures dans les trésoreries, paieries, agences comptables, régies depuis plus de deux (2) ans. D’après eux, il y a manque de liquidité (pas d’argent).

Plusieurs factures des prestations fournies ne sont pas prise en compte ex-dorex (1,9milliard), OISSU (+320 millions),… etc.

Paiement fractionnée des factures et pratiques de corruption de 10 à 40% avant paiement de toutes factures.

Cas actuel de paiement par la titrisation des créances, n’est pas bon. Il entraine la faillite précipitée des entreprises (entreprise N’ZI qui a en toutes ses créances qui ont été titrisées à hauteur de 1.750.000.000 FCFA en 2008).

Factures auditées rejetées par l’IGF (que sort réservé)

Foyers disloqués et enfants non scolarisés ou scolarisés au rabais

Agonie de plusieurs entreprises

Économie (trésorerie) des entreprises qui tiennent encore qui va très mal.

Situation chaotique des fournisseurs de l’Etat

Cas des factures de 2011 à 2016 auditées par l’IGF.

Permettez-nous de comprendre leurs deux (2) communications des deux (2) conseils des ministres.

1-conseil des ministres du mercredi 16 Novembre 2016

Factures 1997 à 2010

Audité (montant total) : 448.000.000.000FCFA

Validé : 325.000.000.000FCFA

Rejeté : 123.000.000.000FCFA

2-conseil des ministres du mercredi 20 mars 2018

Factures 2011 à 2016

Audité (montant)                                  : 626 096 000 000 F Cfa

Validité                                               : 362 028 000 000 F Cfa

Rejeté                                                   : 264.068.000.000 F Cfa

Pris déjà en charge par l’Etat                : 71.016.000.000 F Cfa

Solde validé sans décote par titrisation : 291 012 000 000 F Cfa

3-Le SYNAFECI voudrais avoir des informations précises sur les deux (2) communications des conseils des ministres. Et surtout à quand le paiement de toutes les factures auditées et validées depuis 1997 à aujourd’hui hormis les factures du Programme Présidentiel d’Urgent (PPU).

Excellence Monsieur le Président de la République, les fournisseurs de l’Etat avec tout le respect qu’ils vous doivent, veulent vous aider en vous apportant leur expertise. De sorte que l’apurement définitif de la dette intérieure ivoirienne devienne une vraie réalité.

Le SYNAFECI avec son groupe d’experts beaucoup expérimentés a de solides propositions novatrices à vous soumettre pour le traitement et le paiement à délai assez raisonnable des factures.

Excellence Monsieur le Président de la République, le SYNAFECI profite de cette lettre ouverte pour solliciter de vous, une audience afin de vous remettre et discuter des propositions de solution de traitement et de paiement des factures des fournisseurs de l’Etat.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

 

linfodrome.com

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