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Filière bétail et viande : La Fédération nationale rassure la population sur l’augmentation du prix

« Le prix du kilogramme de viande ne va pas augmenter d’un centime », a rassuré, mardi 29 mai 2018, M. Kouadio Konan, président de la Fédération nationale de la filière bétail-viande de l’Afrique de l’Ouest (Fenabvi-Ao).

Il réagissait ainsi, par échange téléphonique, à des informations annonçant une augmentation imminente du kilo de viande en Côte d’Ivoire. Selon ses explications, il n’en est rien. Il s’agit plutôt d’une rumeur qui est entretenue par des individus qui, à la vérité, sont opposés aux réformes visant à assainir la filière bétail-viande. En effet, avec les accidents qui surviennent parfois dans le transport du bétail des pays du nord (Mali, Burkina Faso) vers la Côte d’Ivoire, les organisations du secteur sont parvenues à couvrir les bouviers avec une assurance. Du coup, certains frais qui étaient prélevés par des organisations ne leur parviennent plus puisque ces frais sont reversés désormais à la maison d’assurance.

A relire: Filière bétail : Les acteurs redoutent une augmentation du prix de la viande sur le marché

Il convient d’indiquer que pour l’entrée des véhicules de transport de bétail en Côte d’Ivoire, les bouviers s’acquittent de la somme de 55 000 Fcfa. C’est une partie (30 000 Fcfa) de cette somme d’argent qui est prélevée pour couvrir les frais d’assurance. « Rien n’a été ajouté à ce qu’ils ont l’habitude de payer. Par conséquent, ça n’a aucun impact sur le marché de la viande ou encore sur le prix du bétail. On n’augmentera donc pas le prix de la viande. Ce sont des histoires auxquelles il ne faut pas accorder d’importance », a insisté Kouadio Konan, président de la Fenabvi-Ao.

Cependant, il note que ce qui pourrait poser problème, si une solution durable n’est pas trouvée, c’est l’hostilité des populations de Niakara, Katiola et Tafira à la transhumance. « Chaque année, les gens viennent en transhumance en Côte d’Ivoire, ils engraissent les animaux et à partir du territoire ivoirien, ils chargent pour venir ravitailler le marché d’Abidjan. Cette année cela a été freiné parce que les populations ne voulaient pas voir d’animaux dans leur zone. Si on n’arrive pas à faire des chargements continus, cela pourrait créer un déficit dans le ravitaillement », explique-t-il. Mais jusqu’à preuve du contraire, dit-il, les animaux continuent d’arriver sur Abidjan. « Je ne vois pas la raison pour laquelle on dira que le prix va augmenter », a-t-il retenu.

 

imatin.net

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