10192017Headline:

France :Chômage ; 2014 plus catastrophique ,Nouvelle aggravation en 2015

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Par MARC VIGNAUD

Chômage : 2014 encore plus catastrophique que 2013

L’année 2014 s’achève sur un bilan catastrophique sur le front du chômage. Fin décembre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, sans aucune activité, s’est élevé à 3 496 400 en Francemétropolitaine, en hausse de 189 100 ou 5,7 % sur l’année. En 2013, cette augmentation s’était limitée à quelque 175 000 demandeurs d’emploi de plus. 2014 s’avère tout de même un peu meilleure que 2012, année durant laquelle le chômage avait littéralement explosé avec 280 000 personnes de plus.

Si l’on tient compte des chômeurs exerçant une activité partielle (catégories B et C), le résultat de 2014 n’est pas plus reluisant. Leur nombre est passé à 5 218 200 en France métropolitaine fin décembre, une hausse de 6,4 % sur un an.

Il semble loin, le temps oùFrançois Hollande promettait l’inversion de la courbe du chômage. Le ministre du Travail, François Rebsamen, fait désormais profil bas. “Je m’attends à un mauvais bilan”, a-t-il prévenu le week-end dernier dans Le Journal du dimanche.

Nouvelle aggravation en 2015

Le chômage devrait continuer à s’aggraver cette année. L’Unedic, l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, s’attend à une nouvelle hausse de 104 000 inscrits en catégorie A. “La faible croissance limiterait la progression de l’emploi total, qui serait alors insuffisante pour compenser la hausse de la population active”, analyse l’organisme, qui prévoit quand même 23 000 créations nettes d’emplois en 2015. L’Unedic s’appuie sur une prévision de croissance de 0,8 %, alors que le gouvernement attend 1 %. Insuffisant pour faire baisser le chômage, selon les économistes, qui estiment à plus de 1,5 % le taux de croissance nécessaire pour créer suffisamment d’emplois afin d’absorber la hausse annuelle de la productivité et de la population active.

Le chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) devrait donc poursuivre “sa hausse jusqu’à la fin de l’année 2015”, pour “s’établir à 10,3 %”. Et les comptes de l’assurance chômage devraient continuer à se dégrader : le déficit serait de 4,4 milliards d’euros en 2015, après 3,9 milliards l’année dernière.

Seule lueur d’espoir, la croissance pourrait accélérer un peu plus que prévu grâce à l’effondrement des cours du pétrole, la baisse de l’euro et le programme exceptionnel de la Banque centrale européenne.

lepoint.fr

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