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Habillement : Pourquoi les abidjanais se ruent vers la friperie? lisez le conténu

La friperie est un marché en pleine expansion dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Initialement réduit aux vêtements, ce commerce s’est étendu aux sacs-à-main, aux chaussures, voire même aux jouets. Ces articles sont généralement vendus à moindre coût. Les clients, à savoir : les enfants, les jeunes et les vieux viennent de partout pour s’approvisionner en ces articles.

Adjamé, Yopougon, Abobo, Treichville…Dans toutes ces communes d’Abidjan, se trouve un marché de friperie. Bon nombres de commerçants y installent leurs marchandises, soit dans des magasins, sous des hangars, souvent à même le sol. Cela n’empêche guère les clients de s’y bousculer pour prendre un article. Le mardi 17 avril 2018, au marché d’Adjamé, non loin de la pharmacie Saint Michel, il était difficile de se frayer un chemin parmi les vendeurs de vêtements de friperie dans ladite zone. Les articles sont versés sur des tables. Il faut fouiller pendant longtemps avec le secret espoir de tomber sur des articles de qualité.

Prix accessible à tous. Si la friperie a conquis le cœur des Ivoiriens, c’est bien à cause du prix des articles accessibles à toutes les classes sociales. Pas besoin d’avoir un salaire élevé pour se rendre sur ce marché de la sape. Tout le monde y trouve pour son goût et son prix. «Il ne faut pas grand chose pour s’habiller ici à Adjamé, car les prix sont abordables. Même avec 5 000 Fcfa, tu as tout ce qu’il faut pour t’habiller durant toute une semaine », a déclaré Fatim Niang, cliente abonnée au marché de la friperie dans la commune d’Adjamé.

De plus, sur les marchés de la ”brode”, autre appellation des friperies, acheteurs et vendeurs ont la possibilité de marchander. C’est ce que fait quotidiennement Fatim Niang, devenue aujourd’hui, une abonnée de ce marché. Elle confie qu’elle détient les contacts de certains vendeurs qu’elle appelle chaque fois pour s’informer sur les nouveaux arrivages de marchandises. « Je ne vois plus l’utilité d’acheter un tissu pour le faire coudre, par la suite, en vue d’obtenir une tenue. Il suffit de me rendre à Yopougon Koué et le tout est joué. Lorsque je fouille bien, je m’en sors toujours avec des articles de bonne qualité », souligne joviale, cette dernière.

Yves Koné est du même avis que Fatim Niang. Il explique que depuis quelques années, lorsqu’il a découvert le marché de friperie de chaussures à Adjamé Bracodi, c’est désormais le seul endroit où il s’y rend régulièrement pour ses achats. Au quartier Bracodi, cité de la vente de chaussures, il existe une vraie ambiance les jours où l’on casse les balles d’articles. Ce mardi 17 avril 2018, c’est à croire que tous les Abidjanais s’étaient donnés rendez-vous à cet endroit.

Selon Krumah Kouassi, vendeurs de chaussures, les prix dépendent de la paire choisie par le client. Il affirme que les prix vont de 1 000 à 5 000 Fcfa.

Ce mardi 17 avril 2018, c’est la même ambiance au niveau du marché de friperie de Kouté, quartier situé dans la commune de Yopougon. La cause, nous sommes le jour de marché, avec l’ouverture de balles de vêtements communément appelés ”yougou yougou”. «Depuis le levé du soleil, je suis ici, parce que c’est un jour à ne rater sous aucun prétexte, car c’est le jour des bonnes affaires », nous confie une cliente de ce marché.

En gros et détail. Le marché de la friperie n’est pas seulement un moyen pour se ravitailler en articles. C’est aussi un lieu de business entre des marchands et de potentiels revendeurs. Les revendeurs qui n’ont pas de fournisseurs, faute de moyens et à cause du coût élevé des balles,viennent se servir chez les commerçants. La transaction est très simple, le revendeur vient acheter les marchandises chez le commerçants qui, en retour, lui fait un rabais sur le prix en fonction de la quantité de l’article. «Il faut avoir plus de 300 000 Fcfa pour pouvoir s’acheter un balle de sac et comme je n’ai pas les moyens, je prends avec les commerçants et je m’en sors », déclare Dame Marianne, vendeuse de sac de friperie dans la commune d’Abobo.

Sources d’emplois. Véritable source de revenus et génératrice d’emplois, le monde de la friperie offre à la jeunesse ivoirienne du travail, de l’occupation et de l’argent. Le marché de la friperie fait partie des commerces que l’on peut exercer sans avoir de diplôme, sans même avoir mis les pieds à l’école. «Je n’ai pas fait d’étude. Je ne sais ni lire, ni écrire, cependant, je m’en sors très bien dans la vie avec ce commerce. Et j’emploie des jeunes qui n’ont pas fait l’école ou qui ont quitté très vite les bancs, faute de moyens. Ils sont payés à 5 000 Fcfa par jour », informe Touré Mamadou, vendeur de chaussures à Adjamé. Il a aussi ajouté que sa recette mensuelle s’élève souvent à 2 millions de Fcfa.

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