12192018Headline:

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a présenté son rapport sur la politique monétaire dans l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a présenté son rapport de septembre 2018 sur la politique monétaire dans l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).

Le rapport relève des évolutions contrastées des cours des matières premières exportées dans les pays de l’Union bien que les tendances aient plus été à la hausse portés par la progression des prix des produits énergétiques. Les cours de la noix de cajou, de l’huile de palme, de l’or, du café et du caoutchouc ont enregistré des reculs quand ceux du coton et du cacao ont connu une embellie. « Au titre des principales cultures d’exportation, la production de l’ensemble des spéculations a augmenté, à l’exception du café dont une grande partie de la floraison a été détruite par les fortes pluies survenues en Côte d’Ivoire. Ces résultats confirment globalement les tendances indiquées dans le rapport du mois de juin 2018 », livre le document. Qui relève par ailleurs une maitrise de l’inflation dont le taux, en glissement annuel, s’est élevé à 0,7% contre 0,9 au premier trimestre 2018 du principalement. Cette du fait des performances de la composante ‘’Alimentation’’ en liaison avec un approvisionnement satisfaisant des marchés.

Croissance. La performance de l’activité économique dans l’Union au deuxième trimestre 2018 a également été appréciée par les experts de la Banque centrale qui ont relevé une progression du Produit intérieur brut (Pib). « La progression du produit intérieur brut (Pib) réel, soutenue principalement par la vigueur de la demande intérieure, est ressortie à 6,5%, en glissement annuel, au même niveau que le trimestre précédent. Pour l’année 2018, la croissance économique est attendue à 6,8% après 6,7% en 2017 », font-ils savoir.

Pour ce qui est de l’industrie locale, les résultats rapportés par l’institution sous-régionale sont relativement positifs. En effet c’est une hausse de 4,7% de l’indice de la production industrielle qui a été enregistrée à fin juin 2018 bien qu’une hausse de 5,1% ait été observée les trois mois précédents. Cette décélération, stipule notre source, est imputable principalement à la baisse de la production des industries extractives (de -0,8% à -4,5%) consécutive notamment à la production de pétrole brut et de gaz naturel en Côte d’Ivoire et au Niger, en raison de travaux de maintenance. La Côte d’Ivoire fait tout de même bonne figure avec des performances acceptables dans le secteur manufacturier, entre autres. « Il est cependant noté une progression de la production dans le secteur de l’énergie (+5,0% contre +2,0%), particulièrement au Bénin et au Mali, ainsi que dans le secteur manufacturier (+10,5% contre +7,6%), notamment en Côte d’Ivoire et au Mali », indique le rapport.

A un niveau plus bas, c’est-à-dire dans le commerce de détail, les indicateurs sont bons. L’indice du chiffre d’affaire dans le domaine s’est accru de 4,5% contre 7,2% le trimestre précédent. Une situation qui se justifie par la chute des ventes de produits alimentaires au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, en particulier. Le commerce de détail ivoirien réussit cependant aux produits pharmaceutiques où les ventes ont connu un pic, au regard des informations fournies par le rapport.

Dettes. La gestion de la dette dans l’espace Umoa a également été abordée dans ce rapport. A ce sujet, les experts de la Bceao font état de plus de 1 175 milliards de F Cfa mobilisés au titre des émissions brutes sur le marché régional de la dette publique à la fin du premier semestre de l’année en cours. Un montant en deçà des performances enregistrées l’an dernier à la même période de 555,2 milliards de F Cfa.

Une situation à laquelle l’intérêt de certains Etats de l’Union comme la Côte d’Ivoire et el Sénégal pour le marché financier international n’est pas étranger. « Le montant global des émissions brutes sur le marché régional de la dette publique est ressorti à 1.175,8 milliards au terme du premier semestre 2018, en recul de 555,2 milliards ou 32,7% par rapport au niveau enregistré sur les six premiers mois de l’année 2017 », explique notre source.

Echanges. L’un des bons points relevés par le rapport concerne l’accroissement des échanges intra-Uemoa. En effet, ceux-ci se sont accrus de 5,0% avoisinant les 655,5 milliards de F Cfa soit plus de 16% du total des échanges de l’Union économique. Là encore, la Côte d’Ivoire a beaucoup à voir avec cette performance puisque l’un des principaux fournisseurs avec le Sénégal avec 55,4% du total de l’offre intra-communautaire. Quant au Mali et au Burkina, ils constituent les principales destinations des flux échangés (51,6%).

 

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