11182018Headline:

La Côte d’Ivoire a amélioré son rang dans le classement Doing Business 2019; A quoi le pays doit-il cette performance qui l’a faite passer de son rang ?

La Côte d’Ivoire a amélioré son rang dans le classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale publié le 31 octobre 2018. A quoi le pays doit-il cette performance qui l’a faite passer de son rang précédent de 139e à 122e sur les 190 économies concernées par le rapport du groupe de la Banque mondiale ?

A en croire les résultats du rapport, la Côte d’Ivoire figure parmi les 10 pays les plus réformateurs de ce classement avec l’Afghanistan, Djibouti, la Chine, l’Azerbaïdjan, l’Inde, le Togo, le Kenya, la Turquie et le Rwanda du fait des nombreuses réformes initiées à divers niveaux pour améliorer le climat des affaires. Ces décisions stratégiques touchent les domaines de la création d’entreprise même, l’obtention de crédit,… « Au niveau mondial, les 10 économies affichant les améliorations les plus notables en matière de performance des indicateurs Doing Business en 2017/18 sont l’Afghanistan, Djibouti, la Chine, l’Azerbaïdjan, l’Inde, le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire, la Turquie et le Rwanda. Ensemble, ces économies ont mis en œuvre un total de 62 réformes de la réglementation des entreprises dans tous les domaines évalués par Doing business. Globalement, les 10 principaux pays qui ont mis en œuvre l’amélioration ont mis en œuvre le plus grand nombre de réformes réglementaires dans les domaines de la création d’entreprise, de l’obtention de crédit et du paiement des impôts (avec huit réformes dans chaque domaine) », indiquent les experts de l’institution. Plus spécifiquement, le rapport souligne les efforts fournis par le pays en termes de facilitation pour entamer une affaire, l’obtention des permis de construction, l’obtention de crédit, le paiement de taxes et l’exécution des contrats (élargissement du cadre alternatif de résolution des conflits).

« La Côte d’Ivoire a facilité la création d’entreprise en supprimant la nécessité de légaliser les actes de la société, renforcé le contrôle de la qualité de la construction en nommant un architecte indépendant au sein de la commission chargée d’examiner les demandes de permis de construire, amélioré l’accès aux informations de crédit en élargissant la couverture des emprunteurs de son bureau de crédit et en commençant à distribuer les données des entreprises de services publics. La Côte d’Ivoire a facilité le paiement de ses impôts en mettant en place une plate-forme en ligne pour le dépôt des déclarations d’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée, facilité l’application des contrats en adoptant une loi réglementant tous les aspects de la médiation », y lit-on. L’Afrique subsaharienne en général se classe en tête des régions ayant enregistré le plus grand nombre de réformes chaque année depuis 2012. Pour la seule année 2018, ce sont ainsi 107 réformes dans 40 économies locales qui ont été initiées, au grand bénéfice du secteur privé.

Mais … Si tous ces aménagements ont valu à la Côte d’Ivoire de se distinguer dans ce classement, il n’en demeure pas moins que des reformes restent à mettre en œuvre dans d’autres secteurs notamment pour les facilités d’obtention de l’électricité, l’enregistrement de la propriété, la protection des investisseurs minoritaires, la résolution de l’insolvabilité et le commerce transfrontalier. Autant d’éléments sur lesquels le pays devra se pencher pour poursuivre sa dynamique croissante dans l’amélioration de l’environnement des affaires, comme l’a signifié le premier ministre Amadou Gon lors de la présentation du rapport, le 31 octobre dernier.

Alassane SANOU

lebabi.net

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