10182018Headline:

Le dédommagement des personnes impactées par le projet de construction du 4e pont a débuté, le lundi 17 septembre 2018.

Le dédommagement des personnes impactées par le projet de construction du 4e pont a débuté, le lundi 17 septembre 2018, au foyer des jeunes d’Attécoubé. Les 100 premiers bénéficiaires sont passés à la caisse. « C’est le démarrage de la première phase des paiements qui concerne 1600 personnes.

A partir d’aujourd’hui (lundi, ndlr) elles reçoivent leur chèque. Juste après, nous allons démarrer le paiement des indemnités de 4000 autres personnes pour compléter à 6000 », a indiqué Issa Ouattara, coordonnateur du projet de transport urbain d’Abidjan (Ptua) qui inclut la construction du 4e pont d’Abidjan. Il a ajouté que les négociations continuent. « Au fur et à mesure qu’on aura arrêté les montants entre la cellule de coordination, représentant l’État de Côte d’Ivoire et les impactés, nous allons payer les indemnisations qui sont beaucoup attendues et qui permettront effectivement aux populations de se déplacer tranquillement, dans les meilleures conditions. On parle de négociation mais l’État dans sa prudence a prévu des imprévus. Quand vous faites un projet, il y a toujours des imprévus et ces imprévus sont inclus dans le montant (30 milliards de francs Cfa)», a-t-il fait remarquer.

Puis, M. Ouattara de faire ces précisions : « Comme c’est le démarrage, ce lundi, il est prévu de payer 100 personnes. Mardi, encore 100 personnes et à partir de mercredi, nous allons monter en puissance avec 150 personnes et puis 200 personnes jusqu’à ce que, dans deux semaines, on puisse boucler cette tranche. C’est le premier centre. Nous avons commencé notre opération par la zone de Borribana qui est la zone de construction de l’ouvrage. Dans un mois, nous allons servir tous les sites ».

Par ailleurs, le coordonnateur a noté que les montants sont variables, en fonction des activités. « L’État de Côte d’Ivoire a décidé de faire de ce projet, un projet de développement. Pour des personnes qui sont dans les zones précaires, le loyer généralement est de 5.000 ou 10.000 francs Cfa voire 20.000 francs maximum. Ce sont des personnes économiquement faibles. L’État a décidé de faire en sorte que ceux qui vont partir, partent avec un minimum de 180.000 francs Cfa, plus 50.000 francs pour le transport pour ceux qui sont dans les zones précaires. Pour ceux qui ont un pouvoir d’achat plus fort, le loyer est multiplié par 4, plus 50.000 francs pour le transport.

Il a distingué 2 types de propriétaires. Il y a les propriétaires résidents et des propriétaires non résidents, des personnes qui ont une industrie ou un commerce, des employés. De même, si vous avez un parent qui vit dans une maison. Il ne paie pas le loyer, il ne paie rien, mais il vit là. Il sera indemnisé parce qu’il est obligé de partir. On leur donne 110.000 francs. Pour les industries, on regarde le capital. Si vous êtes dans une zone industrielle mais le bâtiment vous appartient, on indemnise le terrain, le bâtiment et votre commerce.

Les bénéficiaires n’ont pas caché leur joie de recevoir cette indemnisation. « Je dis merci au président Ouattara pour ce geste. Ce projet va se réaliser. C’est sage de prendre ce qu’on nous donne. Un bras de fer ne servira à rien. Et, on en sortira les mains vides », a souligné cette jeune dame qui a requis l’anonymat.

Notons que cette opération est suivie par de nombreuses structures dont la Fédération des réseaux et associations de l’énergie, de l’environnement et du développement durable.

Jonas BAIKEH

AIP

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