08092022Headline:

Le G7 veut investir 600 milliards de dollars dans les pays en développement

À l’initiative des États-Unis, les dirigeants du G7 ont annoncé dimanche leur engagement à lever près de 600 milliards de dollars en fonds publics et privés pour financer des projets d’infrastructures dans des pays en développement, avec l’Afrique sub-saharienne comme une « priorité majeure ».
Ce nouveau programme, destiné à répondre aux ambitions de la Chine, qui investit massivement dans ces pays dans le cadre de ses nouvelles routes de la soie, s’échelonnera sur cinq ans, ont indiqué les leaders du G7 réunis pour leur sommet en Allemagne.
« Avec les partenaires du G7, nous visons à mobiliser 600 milliards de dollars d’ici 2027 pour des investissements mondiaux dans les infrastructures », a déclaré la Maison Blanche peu avant un discours du président américain Joe Biden dévoilant cette proposition lors du sommet des sept pays industrialisés dans le sud de l’Allemagne.
Le président américain Joe Biden a déclaré que son pays mobilisera 200 milliards de dollars en subventions, en fonds fédéraux et en investissements privés pour soutenir des projets qui vont lutter contre le changement climatique et améliorer la santé mondiale.
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a noté que l’Europe va mobiliser 300 milliards d’euros au cours des cinq prochaines années dans ce plan proposé par le G7 pour concurrencer le programme chinois appelé La Ceinture et la Route (ou BRI, pour Belt and Road Initiative), lancé par le président chinois Xi Jinping en 2013.
Le programme chinois “existe depuis des années et s’est traduit par de nombreux versements en liquide et par de nombreux investissements”, a commenté un haut responsable de la Maison-Blanche. Toutefois, selon lui, l’initiative du G7 n’arrive vraiment pas trop tard.
“Beaucoup de pays qui ont reçu des fonds ou des investissements du programme BRI se rendent désormais compte, des années plus tard, qu’ils sont plus endettés, que leur PIB n’a pas progressé de manière significative et que les soi-disant investissements n’ont pas atteint leurs populations”, a expliqué ce haut responsable de la Maison-Blanche.
Les promesses d’investissements du G7 dans les pays en développement pourraient être un bon début, a souligné la vice-présidente du groupe à but non lucratif Global Citizen, Friederike Roder.

Melv

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