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Le manque de gaz butane sur le marché est durement ressenti au niveau de Yamoussoukro.

Le manque de gaz butane sur le marché est durement ressenti au niveau de Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, d’autant plus que les ménages et l’ensemble des populations locales en souffrent. Et c’est le cas depuis quelques jours. En effet, le butane se faire rare depuis le début de la semaine. Une situation qui a de graves conséquences.

Outre le fait que les ménages mais aussi les restaurateurs se trouvent obligés de se rabattre sur le charbon de bois pour faire la cuisine, il y a que le transport urbain et inter-urbain est fortement perturbé. C’est que plus de 95%, voire la totalité des taxis de la Yamoussoukro utilisent le gaz comme carburant, et cela dure depuis bien longtemps, en dépit des efforts des autorités pour mettre fin à cette pratique jugée tant illégale que dangereuse parce qu’à l’origine de plusieurs graves incendies. En plus des taxis, certains véhicules de transport interurbain, notamment ceux assurant la liaison Yamoussoukro-Toumodi, fonctionnent en général au butane.

En raison de cette pénurie en cours, il est difficile pour les populations de se déplacer à l’intérieur de la ville, vu que les taxis se font de plus en plus rares depuis le lundi 23 juillet 2018. Les quelques taxis en circulation imposent leur prix aux usagers de sorte que les tarifs à l’intérieur de la capitale politique vont, en ce moment, de 300f à 1.000f Cfa. Les quartiers périphériques, notamment Kokrenou, Sopim terrain, camp pompiers, 80 logements, 100 logements filles et garçons, Inp-Hb, Morofé, Cité Cafop et autres payent le plus lourd tribut.

Pour les autres trajets, les taximen apprécient et fixent le prix en fonction des distances et diverses autres considérations. C’est la loi de l’offre et de la demande et personne n’a vraiment le choix. Les chauffeurs et propriétaires de taxis expliquent qu’ils sont obligés d’aller se ravitailler dans les localités environnantes (SInfra, Toumodi, Bouaflé) et parfois plus loin, à Dimbokro ou encore à Daoukro. Notons que cette pénurie impacte aussi négativement sur les services dont les travailleurs non véhiculés ont du mal à se rendre au bureau. Sans compter que les festivités du 7è Traité d’amitié et de coopération (Tac) ivoire-burkinabé en ont fait les frais, en ce qui concerne la mobilisation des populations pour une participation plus accrue à cette manifestation dont le clou a eu lieu le vendredi 27 juillet 2018 à la fondation Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro

. Face à la récurrence des pénuries de gaz, avec tout ce que cela comporte comme impacts sur la vie et les activités des habitants de la capitale politique et administrative, les uns et les autres se demandent si cette pénurie est réelle et nationale ou si c’est une stratégie pour lutter contre l’usage du gaz comme carburant par les taxis. Rappelons que les autorités compétentes de la capitale politique luttent depuis plusieurs années déjà pour mettre un terme à cette pratique, même si leurs efforts sont encore sans suite.

 

lebabi.net

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