07262017Headline:

L’Editorial de Mamadou Djibo/ “KKB et l’Attiéké milliard”

kkb attieke

Le candidat KKB était face aux électeurs hier soir pendant 2heures pour convaincre si tant est que la démagogie, les plates flatteries et la bave haineuse contre les enfants d’Houphouët-Boigny, les Présidents Bédié, Ouattara et Soro, rassemblés pour symboliser l’ivoirien nouveau, sont persuasives. A l’évidence non.  Manipulatives, oui assurément. Envers le Président Bédié, que le jeune homme fringant se vante d’être le jeune premier qui assure le parricide, c’est une constatation sidérante. Qu’il vante la grande Dame du PDCI et indéboulonnable maire de Port-Bouët, Madame Aka Angui pour mieux poignarder les valeurs houphouëtistes auxquelles elle a consacré sa vie. KKB en politicien volage et fils renégat, déshonore celle qu’il présente comme sa mère pour convoler en noces nauséabondes avec les irréductibles du FPI. Ce jeune homme déteste les héritiers du Président Houphouët-Boigny, ceux qui se sont rassemblés pour sauvegarder l’héritage du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne ci-dessus-cités, mais il joue aussi des tours irréductibles à l’autre habitant de l’enclot ivoiritaire sous le manteau houphouëtiste, Charles Konan Banny, dont le programme politique se résume à énoncer, urbi et orbi, qu’il est candidat parce qu’il est ivoirien, avec à son cou, le symbole de triste mémoire pour les écoliers africains, accroché, l’article maudit. Puisque le programme politique de Banny est court et qu’il préfère chanter Je ne regrette rien de la môme Edith Piaff en lieu et place de l’air du temps et de la danse populaire, l’Akobo Poussière, nous allons parcourir celui de l’ambitieux KKB. Comment le candidat KKB compte –t-il convaincre le peuple souverain de Côte d’Ivoire ? Quelles réalisations socio-économiques, culturelles et agenda de politiques publiques va-t-il délivrer ?
I.KKB ou la réconciliation par la détestation des dirigeants du RHDP
Par la diabolisation de la lutte émancipatoire des Forces nouvelles contre l’imposture ivoiritaire, il compte ravir le fauteuil présidentiel. Il a choisi, comme tout autre politicien amoureux de la courte échelle, de secouer les sentiments belliqueux de la multitude. KKB adopte la posture du haineux qui veut s’exonérer du devoir de pardon et de dialogue houphouëtiste pour construire un nouveau consensus social, un nouveau contrat social pour l’avènement de l’ivoirien nouveau que souhaite le candidat-président Alassane Ouattara au service de la paix, de la réconciliation, du travail et de la discipline.
KKB sabote la paix lente qui sonne à nos portes. Sinon comment tenter le diable comme n’importe quel médecin formé par le Docteur Josef Mengele qui rejoignit le parti nazi juste pour mener des expériences sans morale, sans éthique, sans protocole compassionnel sur les prisonniers de la haine nazie qu’étaient les Juifs, les Tziganes, les Noirs et les démocrates européens. KKB décrit dans le menu détail, excessif et donc dérisoire, comme s’il était le témoin oculaire des prétendues horreurs ou atteintes aux droits des gens à Bouaké. Je pense que vouloir incarner la volonté générale impose un minimum de responsabilité et de respect vis-à-vis de ses compatriotes. Comment peut-on, au surplus, se réclamer de l’idéal de paix houphouëtiste et ne tenir que la bave, la rumeur haineuse qu’une certaine littérature frontiste a véhiculé pour présenter la rébellion républicaine des Forces nouvelles conduites par le leader Guillaume Soro Kigbafori contre l’odieuse ivoirité, promue et pratiquée par le régime refondateur comme des malfaisants assoiffés de sang ? Personne ne s’enorgueillit des désastres de la guerre civile. Il s’agit là par conséquent, d’une irresponsable conjecture intellectuelle au moment de la floraison démocratique et d’un alignement dogmatique aberrant sur des rumeurs et des malveillances du régime déchu. Seule la leçon politique de tolérance, de dialogue fraternel et de sursaut d’âme pour le pardon rattachent à l’héritage du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne. Le syndicaliste africain qui mobilisait les planteurs de son pays en 1932 contre les prix ridicules pratiqués voire imposés par la bourgeoisie européenne, a laissé pour tous, un héritage de générosité, d’amour de  son prochain, d’ouverture aux autres et de don de soi pour le progrès de l’homme. C’est tout le contraire de cet agenda de haine et de revanchisme aberrant, de rengaine dangereuse au moment où l’envol de la liberté et de la démocratie autorisent d’aller à l’essentiel : la paix et la réconciliation au service du développement économique.
Convoquer le modèle asiatique de fulgurance économique, c’est avoir constater leurs adieux aux politiques de division irresponsable des populations comme fond de commerce, pour mieux affirmer le développement comme artefact de son identité en phase avec les valeurs de civilisation inspirées de Confucius (travail, discipline et humilité pour pratiquer à l’égard de tous la compassion du reste vénérée par les Boudhistes). Les quiproquos ivoiritaires comme cultures relèvent d’une blanchisserie de la panne d’idées et d’inspiration.
Ces pirouettes sont à mille lieues du socle joyeux  de cet envol du progrès de l’homme en Asie que KKB tente de récupérer sans y parvenir. Le tropisme asiatique du Très honorable Guillaume Soro Kigbafori est en rapport avec une inspiration authentique tandis que celui que chante KKB est comme cette hirondelle qui prétend faire le printemps. Enfin !  L’éléphanteau  KKB est peut-être joyeux sur la balle de foin des 100 millions de campagne!
Mais n’est pas l’homme providentiel qui veut. Etre consumé comme KKB par une ambition présidentielle dévorante parce  que, précisément, sans avoir les moyens qu’elle lui impose, c’est croire que le bon peuple est comme un troupeau de panurge. Mais les Ivoiriens sont d’habiles connaisseurs et ne dit-on pas que Connaisseur connait ? Le peuple sait qui est réaliste et qui ment.
Les bâtisseurs de paix du RHDP sont connus parce qu’ils sont des connaisseurs des chemins houphouëtistes vers la paix et la démocratie. Le peuple connaisseur les connaît. D’ailleurs, la cinglante déculottée administrée à KKB lors de la course à la chefferie du PDCI RDA est un rappel. Taisons son suffrage recueilli pour regarder et scruter l’horizon de paix et de réconciliation par l’acceptation de tous. Etre candidat ne consiste pas à dresser des portraits macabres consacrés aux combattants  pour le respect des droits entiers de la nationalité aux fins de les démobiliser, de démoraliser le peuple exactement comme  les vaines tentatives bellicistes des refondateurs.
Se faire le vil porte-parole de cette sombre machination médiatique, c’est le comble contre la réconciliation, la cohésion sociale et l’intérêt de paix. Vouloir semer le trouble chez les forces houphouëtistes, voilà l’enjeu de la gesticulation sans objet du candidat parricide KKB pour conforter ses lubies de victoire. KKB est certes un rhétoricien retors. Il sait manipuler, séduire les esprits faibles, affabuler sur des faits incongrus. Mais la rhétorique est vaine dès lors que le politicien n’arrive pas à franchir le cap de l’honnêteté. Avoir été battu à plates coutures par le père et bienfaiteur, le Sphinx de Daoukro, le Président Bédié, qui a la clef du PDCI et comme le suprême métronome, le cadenasse ou l’ouvre comme il l’entend et se porter candidat indépendant vaille que vaille, c’est un destin solitaire que KKB emprunte. Aller contre l’Appel de Daoukro sous le fallacieux prétexte que le faisant, le Président aurait  vendu le PDCI au Président Ouattara, c’est refuser d’attester que cet appel est une contrariété mortelle contre les tenants de l’Ivoirité en embuscade sournoise, un appel de bon sens contre les partisans du rétroviseur des divisons, des complaintes, des tourments et des régressions soi-disant refondatrices,   et aussi contre les ambitieux anti-Bédié sans substance intellectuelle autre que la vaine gesticulation. Remuer le couteau dans la plaie, à peine en cicatrisation, est vil et machiavélique comme comportement pour celui qui ose se réclamer et revendiquer l’héritage de paix et de concorde nationale houphouëtistes. La Paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement, disait le sage africain. Se réclamer de lui, c’est assurément attester par le comportement exemplaire individuel que l’on est un disciple qui vit cette prodigieuse parole comme viatique, comme engagement personnel et comme promesse de paix.
Que les Houphouëtistes, surtout de la génération des pères se réconcilient pour et par la promotion de la paix ; ce comportement de retrouvailles fraternelles, interpelle KKB  s’il était un authentique houphouëtiste. Hélas, il ne l’est pas. Mais  chaque citoyen ivoirien épris de paix et de progrès l’est sur cette promesse de paix pour renouer avec le développement. S’engager contre cette vraie et palpable promesse de paix pour le développement et la fraternité, le progrès de l’ivoirien nouveau, et ne militer que pour une rêverie qui affirme et soutient qu’une fois élu, l’on libère l’ex Président Gbagbo en une semaine, c’est certainement, donner raison à La Fontaine lorsqu’il écrit que : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Effectivement, KKB veut vivre aux dépens des Ivoiriens nouveaux, du raisonnable et du bon sens. Renier ses parents spirituels en politique pour espérer engranger quelque chose auprès des irréductibles du FPI par cette offre-mirage du pouvoir de la plate flatterie, s’appelle une trahison des valeurs qu’on entonne comme soi disant fils d’Houphouët-Boigny et de Bédié. Une espèce de névrose comme toute autre  qui renie l’analyse critique du réel.
II. L’Attiéké industriel comme remède à l’extraversion économique
Le plus amusant, c’est que le candidat KKB se croit capable d’abuser de l’adhésion populaire. Proposer sans sourciller que la substitution aux importations ivoiriennes pour créer la richesse, c’est amorcer l’industrialisation de la Côte d’Ivoire par les boules d’Attiéké ventilées aux Chinois et aux touristes de la Place Tiananmen de Bejing, est une tartufferie. Comme l’est tout autant  l’assurance KKB de 11 millions d’emplois par le gain net de 20 000 milliards CFA. Pour être président, s’agit-il d’écrire n’importe quel chiffre pour le faire suivre d’autant de zéros pour être heureux président-rêvé ?
Comme la mangue nordique qui rapporterait, séchée ou en jus, autant de montants en l’espace de 5 ans : 20 000 milliards ! Enfin des chiffres et du tournis pour tous !  Tout le problème sera de voir l’homme KKB derrière ces 40 000 milliards entassés. Comment le croire si l’on est comme Saint Thomas, voir pour croire ? Certes nul n’est prophète en son pays, mais Gargantua l’était pour les ripailles. KKB le serait-il pour l’entassement des milliers de milliards ? De cette l’embellie, un sésame ouvre-toi,  de l’économie ivoirienne désormais assise sur ces unités industrielles locales de substitution aux importations, KKB lancerait la Côte d’Ivoire sur les sommets économiques fulgurants pour assurer la multiplication par dix des salaires. Curieusement, nonobstant, cette manne financière mirobolante, vrai filon comme les chercheurs d’or savent en rêver, l’egoportraitiste présidentiel pense que le prix de l’honneur et de la dignité des femmes, c’est 2500F CFA pile-poil supplémentaires pour la formidable arithmétique de 5000 FCFA comme allocations familiales. Un montant rachitique en rupture totale avec la condition féminine moderne si l’on veut l’émancipation et phallocratique assez pour maintenir les femmes dans les contraintes masculines. Non merci KKB. Nous n’irons pas à Tataouine pour prendre part à cette foire aux merveilles.

guillaumesoro.ci

 

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