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Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition seront soumises en 2019 à l’e-impôt, une plateforme de paiement des impôts en ligne.

Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition seront soumises en 2019 à l’e-impôt, une plateforme de paiement des impôts en ligne, a annoncé vendredi le directeur général des impôts de Côte d’Ivoire, Abou Sié Ouattara, en marge d’un séminaire bilan de l’administration fiscale.

« A compter de l’année prochaine (2019), toutes les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition, c’est-à-dire qui ont un chiffre d’Affaires annuel supérieur ou égal à 100 millions de Fcfa, doivent accomplir leur obligation fiscale sur e-impôt », a dit M. Ouattara à la presse.

« Ces réformes majeurs vont se poursuivre et vont s’étendre. Et, en ce qui concerne l’e-impôt, je puis dores et déjà vous dire qu’il est prévu en 2019 de l’étendre à tous les contribuables soumis à un régime réel d’imposition », a-t-il ajouté.

Depuis 2016, la Direction générale des impôts (DGI) a engagé des réformes majeures concernant le paiement des impôts avec « E-impôt, E-liasse, DGI Mobile ». Même si ces plateformes donnent « satisfaction », quelques « difficultés et insuffisances demeurent ».

« ll nous appartient de prendre en compte les observations qui nous sont faites par nos usagers afin d’améliorer ces différents produits pour améliorer la qualité du service des contribuables, sécuriser leurs transactions et leur procurer un gain de temps », a poursuivi M. Ouattara Sié.

Actuellement, ne sont concernées par l’e-impôt que « les grandes entreprises, c’est-à-dire, celles qui réalisent un chiffre d’Affaires supérieur à trois milliards Fcfa par an et les moyennes entreprises qui réalisent un chiffre d’Affaires compris entre 200 millions et 3 milliards Fcfa », a-t-il mentionné.

L’e-impôt vise en outre à éradiquer la corruption et la fraude fiscale. Selon M. Ouattara Sié « la nuit toute une activité économique se déroule en dehors des circuits officiels et en marge de la fiscalité », ce qui « n’est pas normal ».

« Il appartient à la DGI de prendre toutes les dispositions utiles et faire en sorte que tout le monde paie le bon impôt en fonction de son niveau d’activité », a-t-il relevé. La Côte d’Ivoire, selon les données officielles, enregistre à fin 2017 une pression fiscale de 15,6%.

AP/ls/APA

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