09202018Headline:

Les populations éprouvent de réelles difficultés à s’approvisionner en gaz, depuis quelques semaines, le gouvernement fait face.

Les populations éprouvent de réelles difficultés à s’approvisionner en gaz, depuis quelques semaines. Non seulement, les bouteilles sont rares mais aussi elles sont écoulées avec des marges bénéficiaires de plus de 50%, par endroits, pour les usagers qui jouent des coudent pour s’en procurer.

Pourtant, le 1er août 2018 le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, Souleymane Diarrassouba, dans un communiqué, indiquait à l’endroit de la population que « des dispositions sont prises pour assurer un approvisionnement régulier du marché suite à la pénurie de gaz observée ces derniers temps ». Et plus loin, de souligner que des équipes de son ministère sillonneraient les points de vente en vue de veiller au respect des différents prix qui sont: bouteille de 6 kg (Fait-Tout) , 2 000 FCfa; bouteille de 12,5 kg, 5200 FCfa; bouteille 15 kg, 6 965 FCfa; bouteille de 17,5 kg , 8 125 FCfa; bouteille de 25 kg, 11 610 FCfa et bouteilles 28 kg, 13 000 FCfa.

Le constat est que les équipes dont a parlé le ministre sont rarement visibles sur le terrain, comme les années passées. La fuite en avant du gouvernement consiste au fait que dans le cadre de la lutte contre la vie chère, sur toute l’étendue du territoire national, pour la période du 1er au 31 mars 2016, les prix du gaz arrêtés étaient: 2 000 francs Cfa pour la bouteille de 6 kg ; 4 855 francs Cfa pour la 12,5 kg ; 5 825 francs Cfa pour celle de 15 kg ; 6795 pour 17,5 kg; 9 710 francs Cfa pour 25 kg et 10 875 francs pour la 28 kg. Les prix du gaz domestique n’avaient pas été respectés par les revendeurs de gaz, en dehors de la plupart des stations-service. La B6, par exemple, était vendue à 2500 francs, voire à 3000 francs dans des quartiers d’Abidjan. Malgré les appels à l’ordre du ministère du Commerce, rien n’y fit. Les prix sont restés tels jusqu’à la dernière pénurie. Et donc ceux-ci, considérés par les revendeurs comme officiels, subissent dès lors, à présent, la hausse des marges bénéficiaires. Surtout que les agents du ministère du Commerce sont presqu’ invisibles sur le terrain.

Pire, c’est que depuis 2016, au terme d’un séminaire, les revendeurs, vu les charges de fonctionnement, avaient décidé d’ajouter 200 francs au prix officiel, pour tenir compte du service de proximité. Mais le gouvernement continue de l’ignorer. Du coup, il y a chevauchement entre les prix. Si bien que l’élasticité des coûts du service de proximité a quintuplé.

Dominique FADEGNON

avec AIP

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