11212018Headline:

Nature des importations, volume d’échanges: Toutes les performances commerciales enregistrées par la Côte d’Ivoire en 2017

L’édition 2018 du rapport sur l’état du commerce africain en 2017 dénommé « African Trade report » est disponible. De manière générale, les experts de la Banque s’accordent sur une accélération de la croissance et l’expansion du commerce africain à l’instar du commerce mondial. Bien plus même, stimulé par la reprise des prix des matières premières et le renforcement des investissements transfrontaliers. Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ?

Championne. La Côte d’Ivoire se classe, selon le rapport parmi les 3 pays africains les plus performants en ce qui concerne l’indice de similarité des exportations, après l’Afrique du sud et le Kenya, stimulant les exportations intra-africaines. Les principaux partenaires commerciaux intra-africains à savoir le Mali et le Burkina Faso importent principalement des produits pétroliers raffinés, des huiles végétales et du tabac de la Côte d’Ivoire. En retour, les importations ivoiriennes vers ces deux pays sont constituées de mélange de produits agricoles et manufacturés.

« Le commerce de la Côte d’Ivoire avec le Burkina Faso représentait environ 11% de son commerce avec le continent, tandis que le Mali en représentait environ 8,6%. », révèlent les experts de la Banque d’import-export. Qui soulignent par ailleurs d’importants échanges entre la Côte d’Ivoire et d’autres pays en dehors même de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ainsi, la Sierra Leone fournit du poisson et des produits de la mer à la Côte d’Ivoire, ce qui porte ses exportations vers la Côte d’Ivoire à environ 191 millions de dollars en 2017 contre 4 millions en 2014. Le Maroc maintient lui aussi sa place d’important partenaire économique de la Côte d’Ivoire qui y réalise 7,5% de ses importations.

Performances. 15 pays sur les 54 dominent le commerce en Afrique avec 82% des exportations, selon les chiffres fournis par le rapport. Aussi, la Côte d’Ivoire qui est l’un des principaux pays exportateurs intra-africain a contribué à hauteur de 5,4% à ces performances. Le volume total des exportations intra-africaines de la Côte d’Ivoire sont ainsi estimées à 2,189 millions de dollars.

Au nombre des importations de la Côte d’Ivoire figure le pétrole. Avec un volume exporté en croissance de 10,5M, le pays à l’instar des autres pays importateurs, a réalisé des gains importants en raison de l’amélioration des produits non pétroliers et le maintien des prix. Ce qui a engendré une amélioration des volumes échangés. En termes d’importations, ce sont plus de 4 968 milliards de F Cfa que la Côte d’Ivoire a importé de produits en 2017. Une performance en hausse comparée aux chiffres de l’année précédente (2016), où ses importations se sont élevées à plus de 4 497 milliards de F Cfa.

Idem pour les exportations. De 10,07 milliard de dollars soit environ 5 647 milliards de F Cfa de produits exportés en 2016, le pays a réalisé une performance de 11 790 000 000 de dollars (6 611 723 532 000 de F Cfa) en 2017.

L’appréciation de plusieurs devises africaines par rapport au dollar américain (Le franc Cfa rattaché à l’euro, s’est apprécié d’environ 12,3% par rapport au dollar américain, la reprise économique dans la zone euro continuant à prendre de l’ampleur) combinée à la reconstitution progressive des réserves de change et à l’amélioration de l’environnement macroéconomique a également eu une incidence sur la capacité d’importation de nombreux pays importateurs de pétrole dont la Côte d’Ivoire. La croissance des économies sous-régionales en l’occurrence en Côte d’Ivoire n’y est pas étrangère.

Bon mais… L’un des principaux produits d’exportation de la Côte d’Ivoire à savoir le cacao a traversé une crise du entre autres à une surproduction et d’importants manquements dans l’exécution des contrats d’exportation. La filière hévéa a, elle aussi, connu des difficultés. En effet, apprend le rapport, une forte réponse de l’offre au second semestre 2017, due à plusieurs facteurs humaines et climatiques a conduit à une réduction des revenus des producteurs de caoutchouc. L’industrie locale se trouvant dans l’impossibilité de transformer toute la quantité de caoutchouc produit, la question de l’exportation de caoutchouc brut se trouve elle-aussi confrontée aux différentes taxes dont les acteurs ont appelés à la révision. Principaux exportateurs du continent, le Nigeria et l’Angola ont suffisamment fourni les raffineries sud-africaine, togolaise, sénégalaise, camerounaise et ivoirienne en 2017. Mais en matière d’énergie, le pays se veut aussi être un fournisseur. A ce titre, le rapport fait état de 5 Mw d’électricité exporté vers le Libéria voisin. Un volume qui devrait s’accroitre pour atteindre les 83 MW à court terme « compte tenu des plans visant à doubler sa capacité de production électrique installée à partir des 2 000 mégawatts actuels ».

Perspectives agricoles. Selon l’Organisation internationale du café et l’Organisation interafricaine du café, les exportations de café de l’Afrique ne représentent plus que 10% des exportations mondiales, contre environ 21% dans les années 90. Des chiffres qui seront prochainement surpassés au regard des mesures prises par le gouvernement ivoirien. Qui a notamment décidé d’accroitre son exportation de café vers l’Algérie. L’Afrique de l’Ouest qui exporte jusqu’à 70% de sa production de cajou au Vietnam pour la transformation, a été affectée par des conditions climatiques peu favorables. Une situation face à laquelle les pays de la sous-région ont décidé d’élargir leur capacité de transformation. Vingt-neuf unités de transformation ont été identifiées en 2017 pour une capacité théorique de 109 500 tonnes, soit environ 16% de la production nationale. Les quantités transformées localement ont évolué de 31 220 tonnes en 2013 (6,24% de la production) à 44 628 tonnes en 2017 soit 6,62% de la production. Avec des productions régionales en hausse, le coton dont le prix du kilogramme a été fixé pour la campagne 2017-2018 à 265 F Cfa/kg, voit se profiler de beaux jours. Le département de l’Agriculture des États-Unis a estimé une troisième baisse consécutive des stocks, incitant même la Chine, le plus grand producteur de coton du monde, à mettre aux enchères ses réserves.

 

linfodrome.com

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