03292017Headline:

“Panama Papers” ou Scandale international d’évasion fiscale: Voici l’Ivoirien qui a été cité

«Panama Papers »:Révélations sur un scandale international d’évasion fiscale parmi les personnalités mises en cause le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi. Il est soupçonné d’avoir participer au financement du « gouvernement illégal » de l’ancien président Laurent Gbagbo qui, en refusant de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles de 2010, a déclenché une guerre civile au cours de laquelle 3 000 personnes ont été tuées.

Offshore glossary Réponse Contacté à plusieurs reprises, M. N’da Ametchi n’a pas souhaité s’exprimer. / Elle le soupçonne de participer au financement du « gouvernement illégal »de l’ancien président Laurent Gbagbo qui, en refusant de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles de 2010, a déclenché une guerre civile au cours de laquelle 3 000 personnes ont été tuées. Arrêté en avril 2011, Laurent Gbagbo est actuellement détenu par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avant son arrestation, son gouvernement a nationalisé des succursales de banques étrangères qui avaient fermé pendant la crise politique.
Laurent Gbagbo a placé Jean-Claude N’Da Ametchi à la tête de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie (BICICI). L’Union européenne a levé ses sanctions à l’encontre de N’Da Ametchi début 2012.Depuis ce dimanche soir, des médias du monde entier commencent à publier des révélations sur les avoirs cachés de personnalités du monde entier. Plusieurs présidents qui sont en poste actuellement sont cités dans des documents confidentiels que se sont procurés 370 journalistes de 107 rédactions.
On parle de la fuite la plus massive de l’histoire du journalisme. Elle est dix fois plus importante que le dossier Offshore Leaks révélé en 2013. Elle représente au total 11,5 millions documents, 2,6 téraoctets de données provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de sociétés offshore. Cette masse de documents, qui comporte des mails, des notes, des tableaux, des fax, a été livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Pour les décrypter, le journal s’est associé à 106 autres rédactions à travers le monde et au Consortium international des journalistes d’investigation basé à Washington. Depuis ce dimanche 3 avril, ces journaux publient des révélations qui pourraient s’avérer délicates pour certains. Douze chefs d’Etat, dont six en exercice sont mis en cause. Il y a aussi des milliardaires, des grands noms du sport, comme le footballeur Lionel Messi ou Michel Platini. Tous sont soupçonnés d’avoir recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. Parmi les noms cités figurent Nawaz Sharif, le Premier ministre pakistanais, le roi Salman d’Arabie saoudite, le président ukrainien Petro Porochenko, son homologue argentin Mauricio Macri, ou le Premier ministre islandais, etc. Les révélations éclaboussent des proches de Vladimir Poutine et notamment le parrain de sa fille. Les documents montrent comment les amis du président russe ont amassé et sorti du pays des sommes colossales puisées dans l’argent public. Personne n’y échappe, c’est un grand réseau qui est révélé qui va bien au-delà de la simple entreprise mise en cause…
Manon Aubry, porte-parole de l’ONG Oxfam (04/04/2016 )- par RFI
Un incroyable système de fraude basé sur des sociétés écrans

Les structures offshore créées ou administrées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca ne sont pas forcément illégales ou opaques. Leur rôle principal est de dissimuler des avoirs grâce au recours à des prête-noms.C’est ainsi que l’argent propre côtoie l’argent sale. Les avoirs provenant de la fraude fiscale rencontrent l’argent du crime organisé et de la corruption, les grandes fortunes et les stars du football se mêlent aux réseaux mafieux et aux chefs d’Etat corrompus. Les soi-disant « clients » sont protégés par d’autres sociétés, créées aux quatre coins du monde, qui s’emboîtent les unes dans les autres et rendent l’argent intraçable. Ce sont des montages qui exploitent les failles de la régulation et compliquent le travail du fisc. Un exemple parmi d’autres : quatre ans après la faillite de son système bancaire, la petite Islande se retrouve au cœur du scandale, avec son actuel Premier ministre et sa femme. Alors que plusieurs banquiers islandais croupissent dans les prisons, le couple dissimulait ses avoirs par le biais d’une société baptisée Wintris, enregistrée dans les îles Vierges britanniques. Plusieurs autres politiques islandais sont mis en cause.
Selon les « Panama Papers », Michel Platini administrerait une société offshore (Le Monde)
Panama Papers : Michel Platini et la Fifa (encore) rattrapés par le scandale (RFI)En avril 2011, l’Union européenne prend des sanctions contre le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi. Elle le soupçonne de participer au financement du « gouvernement illégal » de l’ancien président Laurent Gbagbo qui, en refusant de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles de 2010, a déclenché une guerre civile au cours de laquelle 3 000 personnes ont été tuées. Arrêté en avril 2011, Laurent Gbagbo est actuellement détenu par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avant son arrestation, son gouvernement a nationalisé des succursales de banques étrangères qui avaient fermé pendant la crise politique. Laurent Gbagbo a placé Jean-Claude N’Da Ametchi à la tête de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie (BICICI). L’Union européenne a levé ses sanctions à l’encontre de N’Da Ametchi début 2012.
Dans les données de Mossack Fonseca Une société offshore détenait des actifs pour N’Da Ametchi et un compte à Monaco
La société Cadley House Ltd. a été créée aux Seychelles en 2006. Son capital était au départ détenu sous la forme d’actions au porteur, qui permettent l’anonymat du propriétaire d’une société offshore, mais des e-mails confirment qu’elle appartenait à Jean-Claude N’Da Ametchi. L’objet de la société était décrit comme « la gestion d’actifs personnels… [et] la détention d’un compte en banque dans la principauté de Monaco ». Dans un e-mail adressé par N’Da Ametchi au bureau de Mossack Fonseca à Genève en 2011, l’homme d’affaires évoquait une cession d’actifs et le transfert de près de 5 000 dollars. En 2014, les conseillers financiers de N’Da Ametchi signalent à Mossack Fonseca que « le bénéficiaire ne souhaite pas poursuivre les activités de la société et veut la faire fermer », mais Cadley House était toujours en activité en 2015. Rien dans les e-mails n’indique si Mossack Fonseca était ou non au courant de l’existence de sanctions européennes.
Offshore glossary / Réponse Contacté à plusieurs reprises, M. N’da Ametchi n’a pas souhaité s’exprimer.
Documents liés Lansana Conté Président de la Guinée (1984-2008) Proches dans les données :: Mamadie Touré Pays liés Guinée
Mamadie Touré, Epouse Mamadie Touré.
Mamadie Touré est la veuve de Lansana Conté, ancien dictateur et président guinéen. Les autorités américaines l’accusent d’avoir reçu 5,3 M$ de pots-de-vin pour aider une compagnie minière à remporter les droits d’exploitation du plus riche gisement de minerais de fer au monde. En 2014, les autorités américaines perquisitionnent la villa de Mme Touré en Floride, saisissent ses propriétés, du matériel de restauration et un congélateur pour une valeur totale de plus d’un million de dollars. Dans les données de Mossack Fonseca La création d’une société offshore coïncide avec l’attribution d’un contrat minier également convoité par son défunt mari. En novembre 2006, Mamadie Touré reçoit procuration pour Matinda Partners and Co. Ltd, une société immatriculée aux îles Vierges britanniques. La même année, elle se met en rapport avec une compagnie minière qui, comme les autorités américaines le supposeront plus tard, lui demande, moyennant 5,3 M$, de l’aider à remporter une concession minière également convoitée par son époux Lansana Conté, alors président de la Guinée, peu de temps avant le décès de ce dernier fin 2008. D’après les enquêteurs, une grande partie de l’argent versé à Mamadie Touré a transité par Matinda. Mme Touré, qui coopère actuellement avec les autorités américaines dans le cadre d’une enquête, a reconnu avoir reçu des pots-de-vin pour influencer son époux. Afin de rendre les liens entre elle et Matinda moins visibles, Mme Touré a eu recours à un actionnaire prête-nom, Beneficence Foundation, et à une société suisse pour la gestion de la fondation. La société a été fermée le 30 avril 2010.
Offshore glossary : Poutine, Platini, Messi, Cahuzac… Qui sont les personnalités citées dans les “Panama Papers”?
DECRYPTAGE – Des dirigeants politiques, des milliardaires ou encore des personnalités du monde sportif sont cités dimanche soir dans les révélations des “Panama Papers” concernant l’existence de sociétés offshore. Parmi eux : les Français Michel Platini et Jérôme Cahuzac, mais aussi le footballeur Lionel Messi et l’entourage du président russe Vladimir Poutine.
Le clan Poutine au coeur du scandale

C’est la tête d’affiche des noms qui ressortent des premières révélations de “Panama Papers”, “la plus grande fuite de documents confidentiels de l’histoire”. Le président russe Vladimir Poutine est relié aux fuites de 11,5 millions de fichiers provenant d’une firme panaméenne, Mossack Fonseca, par l’intermédiaire de plusieurs membres de son proche entourage. Les associés du dirigeant auraient détourné plus de 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran qui se sont appuyées sur ce cabinet spécialisé dans la création de sociétés offshore.

Concrètement, les révélations ciblent Sergueï Roldouguine, un homme d’affaires ami de longue date de Vladimir Poutine et parrain de sa fille, et la banque Rossia, très proche du Kremlin. Les documents de “Panama Papers” mentionnent ainsi le nom de Roldougine dans sept sociétés offshore, “toutes alimentées et gérées, derrière le paravent d’une discrète société d’avocats suisses, par le même organisme bancaire : Bank Rossia”, écrit Le Monde. Un système qui visait notamment à contrôler des secteurs stratégiques de l’économie russe, en rachetant des sociétés de premier plan. “Les amis de Vladimir Poutine ont gagné des millions à partir d’accords qui n’auraient pu se faire sans son aval”, écrit le Guardian.
Une dizaine de dirigeants impliqués, de l’Islande à l’Arabie Saoudite
Au total, 12 chefs d’Etat sont visés par les documents de la firme Mossack Fonseca, dont six encore en activité. C’est le cas du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, qui possédait avec sa femme une société domiciliée dans les îles Vierges britanniques. Il y avait des obligations bancaires venant d’établissements ayant joué un rôle dans la crise financière qui a secoué le pays en 2008.
Figurent également les noms du président argentin Mauricio Macri, à la tête d’une société offshore aux Bahamas, de son homologue ukrainien Petro Porochenko, actionnaire d’une autre dans les îles Vierges britanniques, ou encore des enfants du Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, propriétaires de plusieurs sociétés. Le consortium des journalistes évoque aussi le roi d’Arabie Saoudite, qui a contracté via une offshore des prêts immobiliers pour l’achat de résidences de luxe, et aussi le président des Emirats arabes unis, Cheikh Khalifa, bénéficiaire économique d’au moins 30 sociétés créées dans les îles Vierges britanniques par Mossack Fonseca.
La société offshore de Michel Platini
Les noms de Lionel Messi et Michel Platini sont évoqués dans les révélations de
Le président suspendu de l’UEFA, déjà au coeur du scandale visant la Fifa, a eu recours à “Mossack Fonseca pour administrer Balney Enterprises Corp., une société offshore créée au Panama le 6 décembre 2007”, peu après son élection à la tête de l’instance européenne, écrit Le Monde, qui s’interroge sur la nature d’un compte suisse ouvert par cette société. Michel Platini assure que ses “affaires sont tout à fait légales”. Son communicant, Jean-Christophe Alquier, a précisé que les comptes bancaires de l’ancien footballeur en Suisse “sont connus des autorités”.
A noter qu’un membre de la Fifa est également cité. Il s’agit de Juan Pedro Damiani, un Uruguayen membre de la commission d’éthique de l’association internationale de football.

Les Messi à nouveau dans le viseur
Poursuivis pour fraude fiscale, le footballeur du FC Barcelone Lionel Messi et son père, Jorge Horacio Messi, auraient créé une société offshore au Panama, Mega Star Enterprises. Ce nom apparaît pour la première fois le 13 juin 2013, au lendemain de l’ouverture de poursuites en Espagne. La star argentine – qui, contrairement à son père, a été disculpée dans l’affaire des sociétés fictives du Belize et de l’Uruguay -, a refusé de commenter ces informations.
En France, Cahuzac… et d’autres politiques?
Sur le site du consortium international des journalistes, la catégorie “France” ne fait apparaître que deux noms : un architecte français, Patrick Henri Devilliers, présenté comme un proche d’un dignitaire chinois, et surtout Jérôme Cahuzac. L’ancien ministre du Budget, qui a démissionné pour avoir menti sur l’existence d’un compte bancaire en Suisse, est cité comme propriétaire d’une société immatriculée aux Seychelles en 2009 et “reliée à un compte en banque”. “Des documents montrent que le fait que le compte bancaire appartenait à Jérôme Cahuzac a été porté à la connaissance de Mossack Fonseca en 2013, au moment où les autorités françaises enquêtaient sur les accusations de fraude fiscale le concernant”, peut-on lire. Cette société a ensuite été fermée en janvier 2015. Le Monde indique que les révélations de “Panama Papers” impliquent environ 1.000 ressortissants français. Jérôme Cahuzac est-il le seul dirigeant politique? Non, à en croire le journaliste du quotidien Samuel Laurent, qui promet d’autres révélations à venir sur des politiques.
Ebergements, activités et restauration J’ai l’impression qu’on est en train d’agiter un épouvantail, pour détourner notre attention de la situation épouvantable de conflits, d’ententes malsaines en coulisses, dans lequel se trouve le monde occidental et ses alliés. On voit d’ailleurs que ces “révélations” (en tout cas celles qui sont publiées), épargnent comme par miracle les Américains…

Source: Le Monde

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