10222017Headline:

Panique générale/Après des marches : Souscripteurs d’agrobusiness, travailleurs, …préparent un coup-ce qu’ils feront…

Après des marches et sit in : Souscripteurs d’agrobusiness, travailleurs, dirigeants d’entreprises…préparent un coup

Le communiqué du gouvernement exigeant l’arrêt des activités des sociétés d’agro-business a créé une panique générale dans les rangs des souscripteurs, travailleurs et dirigeants desdites structures.
Depuis lors, nombreux sont les souscripteurs qui sont encore à se demander ce qui adviendra des importantes sommes d’argent injectées dans ce business. Une situation accentuée aujourd’hui par la récente sortie du porte-parole du gouvernement, à l’issue du conseil des ministres tenu le mercredi 25 janvier 2017 et qui évoquait la disparition de 44 milliards de Fcfa des comptes des sociétés d’agro-business. Face à toute cette incertitude, quant à la disponibilité des sommes injectées dans ces structures, souscripteurs, travailleurs, dirigeants d’entreprises, avocats et groupes de pression de la société civile s’activent à donner de la voix. Selon une source proche du dossier, qui a requis l’anonymat, un grand rassemblement est annoncé pour très bientôt par toutes les personnes concernées par les activités des sociétés d’agro-business, pour tenter de trouver une issue heureuse à cette situation jugée intenable.

 

L’objectif est d’amener à l’ouverture d’un dialogue entre les autorités et les dirigeants desdites structures. Tout cela dans le but de sauvegarder les investissements des populations et les emplois des travailleurs desdites structures. Cet informateur accuse, par dessus tout, les autorités ivoiriennes d’avoir laissé faire, en faisant remarquer que si tel est que ces sociétés ne sont pas viables, pourquoi leur avoir permis d’exercer jusqu’à maintenant. « Pourquoi ne pas assainir le secteur si on estime que certaines de ces sociétés n’obéissent pas à certaines réglementations ? », s’est interrogé notre source, qui a relevé de nombreuses conséquences suite à la fermeture de ces structures. A savoir le danger qui plane sur les investissements des souscripteurs et les emplois des travailleurs desdites structures.

 

Si l’on s’en tient aux informations produites par le gouvernement ivoirien, il s’agit de la somme de 66 milliards de Fcfa collectée auprès de 36 698 souscripteurs par les 28 entreprises d’agro-business. Avec des promesses de retour sur investissements entre 300 et 1 000 % du capital investi, et cela sur une période de 3 à 6 mois. L’autre conséquence immédiate concerne la perte de plusieurs emplois directs et indirects situés dans la fourchette de 1 000 à 5 000, a-t-on appris. Les structures d’agro-business, faut-il le noter, existent depuis plus de 10 ans en Côte d’Ivoire. Elles sont légalement constituées, selon des données du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), et donc connues des fichiers nationaux. Ces structures agissent, pour l’essentiel, dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, la pisciculture…Depuis la fin de l’année 2016, il a été intimé l’ordre aux dirigeants de ces structures de fermer boutique, le temps d’une enquête sur les importants flux d’argent dans leurs transactions. En attendant d’avoir les conclusions de l’enquête ouverte par les autorités ivoiriennes, la situation devient de plus en plus intenable pour tous, souscripteurs, travailleurs, dirigeants de structures, à qui il est servi chaque jour des informations.

Irène BATH

l’inter

 

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment