10232018Headline:

Projet de budget national 2018 : Les députés exigent 4 milliards Fcfa et 1 véhicule pour chacun/les raisons

On en sait un plus sur les vraies raisons du refus des députés d’examiner, le mardi 12 décembre 2017, le projet de budget 2018

Ce jour-là, les parlementaires ont poliment renvoyé l’émissaire du gouvernement à ses copies en invoquant le fait que le budget 2018 était muet sur le budget alloué à l’Assemblée nationale.

A la vérité, cette exigence des parlementaires, dont le député Pdci de San Pedro, Félix Anoblé, s’est fait l’écho, cachait les vraies intentions de ceux-ci. Celles-ci ont été dévoilées dans une déclaration publiée par le site d’information “info-instant.net”. Pour justifier leur refus de donner le OK à l’adoption du projet de budget national 2018, l’ensemble des groupes parlementaires( Rdr, Pdci, Udpci Vox populi, Agir pour le peuple et Nouvelle vision) ont invoqué deux arguments, dont le principal est lié à des préoccupations d’ordre alimentaire.

Les élus du peuple exigent que soient relevées leurs indemnités et réclament des véhicules de fonction. Pour couvrir leur “augmentation de salaire”, ils veulent la coquette somme de 4 356 978 699 Fcfa( 4 milliards 356 millions 978 mille 699 Fcfa) pour l’ensemble des députés. A cela doit s’ajouter la rondelette somme de 7 650 000 000 FCfa( 7 milliards 650 millions Fcfa), représentant le coût total des véhicules de fonction exigés par les 255 députés.

Pour soutenir leurs exigences, les élus du peuple avancent que “le projet de budget de l’Etat pour l’année 2018 ne prend pas en compte les attentes, maintes fois, évoquées par les députés sur la modicité de leurs indemnités au regard de leur charge et leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la cohésion dans le pays”.

En d’autres termes, ils réclament des véhicules de fonction et une “revalorisation salariale”, vu qu’ils ont d’énormes charges et contribuent, pour beaucoup, à la restauration de la cohésion sociale. Jusqu’à la veille de l’examen du projet de budget qui a eu lieu hier, vendredi 15 décembre, ils faisaient de ces revendications un préalable au vote du budget. A la manière des mutins de la mi-mai, qui exigeaient des espèces sonnantes et trébuchantes avant de mettre fin à leur mouvement d’humeur, contraignant ainsi le gouvernement à faire droit à leurs exigences.

Outre cet aspect purement alimentaire de leur fronde, les députés protestent également contre le fait que soient foulées au pied certaines prérogatives de leur institution. Notamment le fait qu’ils soient ignorés dans l’élaboration du budget national. “Les procédures d’élaboration du budget de l’Assemblée nationale ne sont pas conformes aux dispositions de son règlement depuis plusieurs décennies. La Caef( Commission des affaires économiques et financières, ndlr) n’a jamais été saisie…”, dénoncent les élus du peuple. Toutes choses qu’ils voudraient voir changer. Autant d’exigences qui ont conduit au report de l’examen du projet de budget 2018. Qui est de nouveau passé devant le Parlement hier.

Assane NIADA

linfodrome

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