08202018Headline:

Promotion de l’agriculture durable : La rémunération des services environnementaux pour stimuler les investissements liés à la protection du couvert forestier ivoirien.

Rémunérer les services environnementaux pour stimuler les investissements liés à la protection du couvert forestier ivoirien. C’est l’objectif du système national de Paiements pour services environnementaux (Pse) initié en 2015 dans le cadre de la stratégie nationale du mécanisme de Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+).

Mis en place en 2015 en même temps que le guide pratique des Pse, le groupe national de travail regroupant les différents acteurs publics et privés impliqué dans le concept s’est réuni le jeudi 2 août 2018 à Cocody-Angré dans le cadre d’un atelier.

A en croire le Secrétaire exécutif permanent du mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+), le Lt-colonel Ahoulou Kouamé Ernest, il s’agit ainsi de faire une revue des différentes approches envisagées au plan national puis relancer le groupe national de travail afin d’assurer la cohérence et la coordination desdites approches et favoriser la mise à l’échelle nationale des Pse. « Aujourd’hui nous marquons une pause pour voir les points forts, ce qu’on pourrait améliorer, pour véritablement une mise à l’échelle de la formule Pse dans notre pays », a expliqué le responsable de la Redd+.

Sur le fonctionnement du système Pse, il a fait savoir qu’elles consistent en des rémunérations à l’endroit des producteurs visant à préserver, restaurer ou augmenter un service environnemental en l’occurrence le couvert forestier. Découlant d’un accord volontaire avec les producteurs, il repose sur des contrats conclus avec les producteurs. Lesquels s’engagent à la reconstruction ou à l’amélioration du couvert forestier sur leurs différentes propriétés avec en retour un accompagnement du système Pse. « Elles vont de l’incitation sous la forme de prise en charge d’un certain nombre d’activités notamment la production de pépinières, l’entretien des parcelles, l’appui à l’octroi de certificats fonciers, …

Le plus important ce n’est pas la mise à la disposition du paysan ou du producteur de ressources financières mais de l’accompagner de sorte à couvrir ses besoins en ce qui concerne ses activités dans lesquelles nous appelons nos populations à s’engager », a indiqué M. Ahoulou. Et de souligner qu’au-delà des avantages environnementaux, la démarche présente d’importants bénéfices (économiques, sanitaires,…) pour les producteurs avec des essences comme l’arbre produisant l’akpi ou le petit cola qui seront mis à leur disposition dans le cadre du projet. Plusieurs initiatives ont déjà été développées dont un projet de réduction de la déforestation dans la chaine d’approvisionnement de cacao dans la région de la Nawa depuis 2016. Selon Brou Jean-Michel, coordonnateur de ce projet pilote, le retour a été positif bien que des difficultés aient été constatées. Celles-ci devraient, à l’en croire trouver solutions lors de cet atelier pour une meilleure mise en œuvre des Pse à l’échelle nationale.

linfodrome.com

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