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Qui pourraient être les potentiels actionnaires de la Bni et de la Cnce ?

« Depuis longtemps, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a demandé à ce que toutes les banques aient au moins 10 milliards de Fcfa de capital. Celles qui n’ont pas ce montant, soit elles ferment, soit elles ouvrent leur capital pour qu’elles puissent atteindre ce chiffre. C’est ce qui a motivé le gouvernement ivoirien à ouvrir le capital de la Banque nationale d’investissement (Bni) et celle de la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce) », a informé une source proche du secteur bancaire jointe au téléphone le jeudi 18 octobre 2018.

Cet informateur a expliqué que l’ouverture du capital de ces établissements bancaires nationaux et de crédits pourrait être profitable aux clients desdits établissements s’il y a de nouveaux actionnaires qui sont innovants en termes de politique bancaire. Il a donné l’exemple de la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (Bhci), qui est devenue la Banque habitat Afrique (Bha), rachetée à la majorité par des Canadiens. « Aujourd’hui, ils ont lancé des produits d’épargne qui défient un peu la concurrence. Ils travaillent jusqu’à 20 heures. Voici quelques innovations. Ça veut dire que celui qui viendra comme actionnaire à la Bni ou à la Cnce, s’il est majoritaire dans l’actionnariat desdits établissements, tout ce qu’il dira pourra être pris en compte », a mentionné cet acteur du secteur bancaire.

Du côté des deux établissements, pour l’heure, c’est le mutisme total. Au niveau de la Cnce, la direction générale serait en train de préparer une note explicative à cet effet. À la Bni, des agents sont actuellement à se demander qui pourraient être les potentiels actionnaires de la banque.

Le Conseil des ministres du mercredi 17 octobre 2018, faut-il le rappeler, a adopté une communication relative à la mise en conformité de l’actionnariat de la Bni et de la Cnce avec la réglementation bancaire. Toute chose qui exige l’ouverture de l’actionnariat desdites structures. Une opération réservée, selon le porte-parole du gouvernement, à des structures en relation avec le secteur public.

Le cas Cofipa. Établissement bancaire spécialisé dans le financement des entreprises, Cofipa-investment bank Côte d’Ivoire a vu son agrément retiré par la Bceao. La raison invoquée, le faible niveau de fonds propres qui ne permet pas à ladite structure de poursuivre ses activités. Une information confirmée par des acteurs du secteur bancaire ivoirien. « On a reçu des courriers de la Bceao nous demandant de refuser tous les chèques de Cofipa. Ils ont quitté la compense », a informé une source, qui a confié qu’au sortir d’une journée compense, Cofipa n’a pas pu couvrir son solde. « Quand une banque ne peut pas couvrir le solde qui se dégage de la journée de compense, la Bceao demande d’inverser les soldes, parce qu’une telle banque ne peut pas faire face aux engagements qui lui sont imposés », a expliqué cet acteur du secteur du bancaire.

Irène BATH

 

AIP

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