07182018Headline:

Sécurité alimentaire: Découvrez la stratégie pour inverser la dépendance de la viande en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire importe près de 50 à 55 % de ses besoins en ressources animales. Cela, parce que la production nationale reste encore insuffisante pour couvrir les besoins locaux.

Pour inverser la tendance, une politique stratégique s’impose : faire de l’élevage du bétail une priorité. C’est ce qu’a relevé Dr Marcel Koffi-Koumi, conseiller technique du ministre des Ressources animales et halieutiques. Il participait, mercredi 20 juin 2018, aux travaux en atelier dans le cadre du « Débat informé sur les enjeux du développement et de l’investissement dans l’élevage et le pastoralisme dans les pays sahéliens » qui se tenait à Abidjan Riviera-Palmeraie.

Pour garantir la durabilité d’une politique de l’élevage en Côte d’Ivoire, le collaborateur du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani soutient que cela doit passer par un appui de l’État. « L’État doit créer une structure d’encadrement et de prise en charge de la question de l’élevage. Comme par le passé, l’élevage doit être une priorité aujourd’hui et le gouvernement en a manifesté la volonté au cours d’un atelier à Bassam », informera-t-il.

A relire: Filière bétail : Les acteurs redoutent une augmentation du prix de la viande sur le marché

Une telle intervention de l’entité publique, Dr Marcel Koffi-Koumi ne la perçoit pas comme un accaparement par l’État de cette activité dévolue par excellence aux opérateurs privés. Mais plutôt un accompagnement des acteurs et, par ricochet, de la filière en termes d’orientation, de mise à disposition de la technicité, des intrants, etc. Aussi, dira-t-il, cette structure d’encadrement contribuera également à régler les différends qui opposent très souvent éleveurs et agriculteurs sur la question de la transhumance du bétail.

Le conseiller technique d’Adjoumani n’occulte pas la question de la dépendance de la Côte d’Ivoire en viande. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il affirme que le pays doit faire en sorte de satisfaire le marché national et, au besoin, exporter. « C’est pour cela qu’il va falloir mettre les outils en place. Nous y travaillons, mais peut-être pas à la vitesse attendue », a-t-il assuré.

Notons que la Côte d’Ivoire dispose d’un cheptel important. On y compte, au nombre du gros bétail (bovins), un peu plus de 1,5 million de têtes. Le bétail sur pied (bétail vivant) importé par la Côte d’Ivoire provient du Burkina Faso, du Mali et, dans une moindre mesure, du Niger. Une autre partie de la consommation locale provient de la viande foraine (viande réfrigérée) importée d’Europe ou d’Amérique.

 

imatin.net

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