07202024Headline:

Transformation économique du continent africain: Le secteur privé appelle à une coopération renforcée des États

La 7e édition du Forum international Afrique développement réunit des investisseurs internationaux, décideurs, pour échanger sur l’avenir de l’Afrique.
La 7e édition du Forum international Afrique développement a officiellement ouvert, hier, ses portes à Casablanca, capitale économique du Maroc. Elle est organisée par un groupe bancaire marocain, à travers son Club Afrique développement en partenariat avec le fonds panafricain Al Mada, sur le thème : « Ici, on investit ».

À l’ouverture des travaux, Mohamed El Kettani, président-directeur général du Groupe bancaire marocain, a lancé un appel aux gouvernements, aux secteurs privés et aux partenaires internationaux à réaliser des investissements et à renforcer la coopération entre les États du continent africain, afin de transformer les défis en opportunités.

« L’Afrique est bien positionnée pour devenir un moteur de développement global. La transformation durable de ses atouts doit s’appuyer sur des politiques à la fois disruptives et inclusives, sur des investissements stratégiques et sur une allocation optimisée des ressources », a-t-il indiqué.

Il a souligné que l’Afrique est dotée d’atouts colossaux, notamment des ressources naturelles abondantes, un potentiel agricole énorme et une population jeune. C’est pourquoi, le président directeur général a invité les pays à investir dans des secteurs clés comme les infrastructures modernes, afin de créer des emplois pour la jeunesse, d’accélérer l’industrialisation et de favoriser l’innovation technologique.

Mohamed El Kettani a ajouté : « Il est impératif d’investir de manière volontariste dans le commerce intra-africain qui demeure en deçà de son potentiel et est sans doute le levier de développement le plus décisif pour notre continent ».

Quant à Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de Libre-échange continentale africaine (Zlecaf), il a souligné que la Zlecaf est une réponse pertinente aux freins à l’investissement, notamment le manque d’infrastructures et les règlementations douanières et commerciales trop contraignantes.

De son côté, Ryad Mezzour, le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, a fait savoir que le sous-développement n’est pas une fatalité. S’agissant de son pays, il a souligné que 85 % de ses ressources naturelles sont transformés, contribuant ainsi à garantir la sécurité alimentaire du royaume.

Répondant à ceux qui affirment que le continent africain n’est pas suffisamment bon et corrompu, le ministre a déclaré : « Nous sommes capables de tout. Nous pouvons réaliser l’impossible et voulons investir, aujourd’hui, afin que l’Afrique prenne la place qu’elle mérite. »

Pour sa part, le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana et par ailleurs, chef de la délégation ivoirienne, a souligné que ce forum est une opportunité pour le continent africain, car il vise à rechercher les mécanismes nouveaux pour un investissement massif, grâce à une mutualisation des efforts dans le cadre de la promotion de la coopération intra- africaine. Ce, en vue de la transformation structurelle de l’économie du continent. La 7e édition du Fiad prend fin aujourd’hui.

Envoyée spéciale à Casablanca (Maroc)

• Téné Birahima Ouattara, ministre d’État, ministre de la Défense : « L’Afrique a besoin de se mettre ensemble »

Ce forum est profitable à l’Afrique qui regorge de beaucoup de potentialités inexploitées et méconnues. Les pays africains ont besoin et doivent se mettre ensemble pour développer des secteurs comme la pharmacie, les transports, l’agro-industrie, etc. »

Le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a lancé cet appel le 27 juin 2024, lors de sa visite du stand de la Côte d’Ivoire, au marché d’investissement, à l’occasion du Forum international Afrique développement (Fiad).

Le marché de l’investissement, initié par les organisateurs du forum, est une opportunité pour les 11 pays africains exposants à l’honneur du Fiad, dont la Côte d’Ivoire, de présenter leurs plans de développement nationaux.

« Nous avons besoin de nous mettre ensemble et faire en sorte que les règles qui régissent le commerce en Afrique soient assouplies pour permettre un libre-échange entre les pays africains. Nous avons beaucoup de potentiels à mettre en valeur », a insisté le ministre d’État.

« Le Président Ouattara a engagé une dynamique de développement basée sur les investissements dans le domaine des infrastructures. Il était donc important pour notre pays de participer à ce forum afin de tirer profit de l’expérience de certains pays », a-t-il poursuivi.

Pour sa part, Mohamed El Ghazi, directeur général de la filiale ivoirienne du groupe bancaire marocain, organisateur de l’évènement, a indiqué que le thème du forum de Casablanca est d’intérêt pour la Côte d’Ivoire pour capter des investisseurs ivoiriens au Maroc.

A la tête d’une forte délégation, le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, prend part à la 7e édition du Forum international Afrique développement (Fiad 2024).

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le chef de la délégation ivoirienne a insisté sur la nécessité de bâtir une coopération intra-africaine forte et dynamique.

Selon le ministre, les défis du continent africain sont innombrables mais peuvent être surmontés par une approche holistique, synergique et pragmatique. Lesquels défis portent sur l’employabilité des jeunes, la transformation des matières premières, les investissements dans le secteur numérique et les infrastructures socio-économiques, etc.

Saisissant cette occasion, le ministre a appelé à l’union des États africains afin de contribuer à la transformation économique du continent africain.

« Je voudrais lancer un vibrant appel à l’ensemble de la communauté des investisseurs, de la communauté du monde de la finance, afin de sortir des sentiers battus, en recherchant des solutions novatrices, au profit d’une véritable transformation structurelle de l’économie africaine reposant sur une forte industrialisation », a-t-il recommandé.

Siandou Fofana a également indiqué que le changement structurel de l’économie du continent africain ne doit pas être un vain mot mais une réalité vivante. Laquelle réalité, fait-il savoir, doit permettre d’avoir des outils de transformation, afin de déclencher un modèle d’employabilité des jeunes et de générer de la valeur ajoutée pour répondre aux aspirations profondes de l’Afrique.

Il a, en outre, invité la communauté des investisseurs à se mobiliser pour répondre aux attentes formulées par les industries créatives, les industries de service, dans le secteur de la culture, du tourisme, des arts, du cinéma, de la jeunesse africaine.

Le ministre s’est, par ailleurs, félicité du choix du thème « Ici, on investit », qui démontre que l’Afrique ne peut plus être ignorée car elle devient le continent pivot du monde compte tenu des perspectives.

Au nom du gouvernement ivoirien, il a exprimé sa gratitude au Maroc qui a associé la Côte d’Ivoire à ce forum. Objectif : rechercher les mécanismes nouveaux pour un investissement massif au profit d’une transformation structurelle de l’économie africaine.

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